DEFIER LE CANCER ET MIEUX APPREHENDER LA CHIMIOTHERAPIE
( Chapitre n° 7 )
Dès le début de l'annonce de la maladie dont j'étais atteint et grâce aux vifs et précieux conseils du Dr Gilles Catimel, mon oncologue, de mon neveu le Dr Gilles d'Abrigeon, des personnels des milieux hospitaliers, de ma famille et de mes amis, j'ai immédiatement pris la décision d'opposer une armée bien préparée - tel Jules César lors de ces batailles - face aux cellules cancéreuses destructrices qui sont venues me titiller !
J'ai pris cette décision pour mon épouse et mes trois jeunes enfants mais aussi pour tous mes amis et tous ceux qui me sont chers !
J'ai également pris cette décision en espérant qu'elle me donnera quelques mois ou années de plus de survie !
Je voudrais tant profiter de choses simples telles que regarder le soleil, faire des balades aux bords du lac, visionner d'excellents films dans nos salles obscures, sentir l'odeur des prés, le matin, lors de la rosée, écouter le doux chant des oiseaux, déguster une purée - comme un enfant - avec son filet d'huile d'olive vierge, m'éblouir devant l'un de ces chocolats viennois que j'affectionne tout particulièrement, jubiler devant un sorbet au chocolat noir et tant d'autres choses encore...
A présent : après avoir effectué ma 5° séance de chimiothérapie, je vais essayer - parfois la vie nous oblige à faire des choses qui m'auraient paru totalement aberrantes pour ne pas dire imbéciles, il y a encore une dizaine de jours - de me rendre à Paris, dès ce jour, pour les obsèques de la grand-mamy de mes enfants !
Bien entendu, je vais utiliser le train car je n'irais pas jusqu'à dire que je pourrais conduire pendant autant de kilomètres mais je vais tenter ainsi de me surpasser et montrer, de ce fait, à la maladie que j'ai prévu d'être un redoutable guerrier auquel elle devra faire face !
J'ose espérer que mon exemple - qui n'a rien d'une exploit, soyons lucide et honnête - permettra à d'autres personnes malades de ne pas baisser les bras et de se battre puisque comme le dit le proverbe : tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir !
QUI SONT NOS VRAIS AMIS ?
Il y a deux sortes d'amis : ceux qui vous "courent après" - de véritables opportunistes - lorsque vous êtes un personnage en vue et que vous pouvez, directement ou indirectement, les aider et puis il y a les autres : les purs, les vrais, les plus sincères et les plus chaleureux !
Pour ne prendre qu'un seul et unique exemple, ma famille et moi-même nous allons être hébergés, ce soir, à Paris chez mes amis Olivier et Véronique, Jean-Paul et Annie. Un vrai bonheur malgré une période difficile pour ne pas dire angoissante !
Dans la majorité des cas, je hais les hôtels et ce côté si impersonnel où vous n'êtes souvent qu'un simple numéro de chambre parmi d'autres sauf si vous êtes un personnage hyper connu ou "plein au as" comme dirait James Bond 007 !
Je préfère me retrouver avec des amis que j'aime et que j'apprécie. J'ai besoin de contacts humains car ils sont plus que nécessaires à nos vies.
Que mes "accueillants" de ces prochains soirs soient vivement remerciés et qu'ils soient assurés également de ma bien vive reconnaissance !
POUR LE PLAISIR : « MARIA STUARDA » DE DONIZETTI
AVEC LELLA CUBERLI ET RICHARD BONYNGE !En 1990, deux concerts furent présentés en exclusivité nationale à Clermont-Ferrand et Paris sous la direction du maestro Richard Bonynge avec la sublime Lella Cuberli.
L’un des grands souvenirs de ma vie professionnelle et l’une artiste que je classe parmi les plus grandes du XX° siècle et du XXI° siècle naissant !
Maria Stuarda de Donizetti à Clermont-Ferrand et à Paris
SOUVENIRS…SOUVENIRS : "MARIA STUARDA" DE DONIZETTI
AVEC MARIELLA DEVIA, SOPRANO & ANNA CATERINA ANTONACCI, MEZZO-SOPRANOEnregistrement "Live" à la Scala de Milan, 2008
J’ai très souvent invité Mariella Devia et Anna Caterina Antonacci. Deux magnifiques cantatrices que je considère comme faisant partie intégrante de ma famille artistique !
