MON BILLET DU JOUR : PAS SI « CLOCLO » QUE CA !
Hier, j'ai accompagné ma fille Manon (16 ans) à la projection du film "Cloclo" de Florent Emilio Siri.
J'ose avouer que j'allais "à reculons" à cette séance mais je souhaitais lui faire plaisir !
Or, à la fin de la projection, quelle fut grande ma surprise et mon étonnement car je ne me suis pas ennuyé un seul instant pendant les 2 h 30 de durée de la projection.
Je dirais même que j'ai trouvé ce film fort bien réalisé avec d'intenses moments d'émotion qui ont fait frissonner la salle entière.
Le jeu des comédiens est remarquable et Jérémie Renier nous donne à voir un Claude François plus vrai que nature. A ses côtés Benoit Magimel est également excellent.
Monica Scattini dans le rôle de la mère de Cloclo m'a fait penser à l'immense actrice que fut, jadis, Anna Magnani décédée en 1973 d'un cancer du pancréas !
Ce film présente l'avantage de pouvoir être vu en famille, ce qui est de nos jours, de plus en plus rarissime !
SOUVENIR PERSONNEL : LE 10 AVRIL 1906, JOUR ANNIVERSAIRE !
Ma chère maman est née un certain 10 avril de l’année 1906 à Valence dans la Drôme.Elle nous a quittés, hélas, depuis de nombreuses années mais son souvenir reste toujours gravé au plus profond de mon cœur.
Maman avait une fort jolie voix naturelle de soprano.
Lors des fêtes familiales ou des veillées, elle chantait souvent l’air de micaëla (Carmen de Bizet) et cette émouvante chanson de Léon Raiter « Les Roses Blanches ».
En ce jour « Anniversaire » j’ai tenu à faire figurer, sur mon blog, cet air d’opéra et cette belle mélodie populaire !
L’air de Micaëla est interprété par ma grande amie Andréa Guiot - qui a fêté récemment ses 84 printemps - et la chanson des « Roses Blanches » par Berthe Sylva (1885-1941).
Carmen de Georges Bizet (air de Micaëla) / Andréa Guiot, soprano / 1964
Les Roses Blanches (1925) de Léon Raiter / Berthe Sylva
LES ARTISTES DE MA VIE PROFESSIONNELLE !
AUJOURD’HUI : CHRISTIANE EDA-PIERRE, SOPRANO & SALVATORE FISICHELLA, TENORJ’ai invité la soprano Christiane Eda-Pierre - originaire de la Martinique - à interpréter « La Traviata » de Verdi aux côtés de Robert Massard et du ténor sicilien Salvatore Fisichella lorsque je dirigeais, au début de ma carrière, le Théâtre Municipal de Valence.
Christiane Eda-Pierre a ensuite réalisé une magnifique carrière internationale.
Elle fut, à son époque, l’une des cantatrices les plus sollicitées.
Salvatore Fisichella est né à Catania. Il fêtera ses 69 ans le 15 mai prochain.
Il possédait une quinte aiguë à toute épreuve et une voix sans faille mais il n'a jamais été un acteur convaincant !
Cependant, on aimerait avoir de nos jours un ténor "sicilien" aussi brillant et aux aigus aussi percutants !
Rigoletto de Verdi / Christiane Eda-Pierre, Gilda & Luciano Pavarotti, Duca di Mantova / Metropolitan Opera de New-York, 1981
Anecdote : les représentations new-yorkaises de Christiane Eda-Pierre ne figurent pas dans ses meilleurs souvenirs d’autant que Big Luciano Pavarotti faisait tout ce qu’il pouvait pour conserver la vedette et avait interdit à notre soprano française de chanter la fin du duo, debout, à ses côtés…
Avec Placido Domingo, c’était différent, confiait-elle : il était prévenant. Il était aimable et c’ était aussi un vrai partenaire artistique !Richard Cœur de Lion de Grétry / Christiane Eda-Pierre, soprano /
I Puritani de Bellini / Salvatore Fisichella, Arturo & Edita Gruberova, Elvira / Festival de Bregenz, 1985
Guillaume Tell de Rossini / Salvatore Fisichella, Arnold, Maria Chiara, Mathilde, Antonio Salvadori, Guillaume Tell / Direction musicale Nello Santi / Opernhaus de Zurich, 1987
J’ai souvent eu le plaisir de voir diriger le Maestro Nello Santi, l’un des plus grands chefs lyriques du répertoire italien. Je n’ai jamais compris pourquoi, les firmes discographiques ont souvent négligé cet excellent chef qui dirige par cœur et qui connaît parfaitement les voix lyriques ?
Encore l’un des mystères du monde de l’Opéra.
J’ai souvent applaudi Maria Chiara à l’Arena di Verona. Elle fut, à son apogée vocale, l’une des grandes stars italiennes de l’art lyrique. Son « Aïda » faisait crouler l’arena sous les ovations !
J’ai accueilli également au Théâtre de Valence - à la glorieuse époque - le baryton italien Antonio Salvaldori.

