DIRECTION GENERALE ET ARTISTIQUE (1973 - 2010)
. Théâtre Municipal de Valence (Drôme)
. Maison de la Culture de Chelles (Seine-et-Marne)
. Maison de la Culture et Opéra Municipal de Clermont-Ferrand
. Festival de Musique et d'Art Lyrique de Vichy (Allier)
. Montreux Classical Music Festival (Suisse)
. Festival Octobre en Normandie (Seine-Maritime)
. Festival de Musique des Pays du Mont-Blanc (Haute-Savoie)
. Théâtre de Poissy (Yvelines)
PROGRAMMATION ARTISTIQUE ET MUSICALE
. Centre Culturel de Lèves (Eure-et-Loir)
. Hôtel de Crillon, place de la Concorde (Paris)
Depuis le 15 septembre 2011
CONSEILLER DANS LES DOMAINES DU SPECTACLE VIVANT
ET DE LA COMMUNICATION
. Opéra, Musique, Théâtre, Danse, Arts du Cirque, Jeune Public
CORRESPONDANT DE PRESSE
. Hebdomadaire " L'Essor Savoyard "
ANIMATEUR DE L'EMISSION : des voix sous les étoiles.
www.radiosemnoz.com (en direct)
Les lundis à 10 h 15, les vendredis à 14 h 10 et les dimanches à 20 h 00.
REPORTAGE PHOTOGRAPHIQUE
. Particuliers, Associations, Collectivités publiques ou privées
Dans un contexte difficile (crise économique et un public en régression, contrairement aux dires de certains), nos deux revues musicales françaises doivent se battre - jour après jour - pour subsister !
Il est vrai que le réseau « Internet » semble avoir porté une sorte de « coup fatal » à de tels mensuels !
Force est de constater aussi que les articles sont souvent trop longs et, parfois, trop techniques. Ils ne peuvent intéresser – a priori – que leurs auteurs ou des mélomanes avertis !
On nous inflige également des interviews d’artistes aussi inintéressantes que soporifiques…
Dans ce domaine, la revue « Diapason » (*) semble tenir le haut du pavé !
Après avoir offert la « une » à notre soprano nationale (la plus médiocre « Traviata » qu’il m’ait été donné d’entendre en 37 ans de carrière), c’est au tour, à présent, de notre ténor national de paraître dans toute sa splendeur !
Pourtant, en 2009, sur l'immense scène du Théâtre Antique d’Orange, son Turridu (Cavalleria Rusticana) et son Canio (I Pagliacci) avaient mis cruellement en évidence certaines difficulté vocales... Quand est-il à présent ?
Des questions qui rendraient les revues plus attrayantes, plus humaines et plus proches de leurs lecteurs !
En ce qui concerne Miss Dessay, on a pu également lire - çà et là - son intention de bientôt quitter la scène !
Voilà une sage, raisonnable et lucide décision que d’autres artistes auraient le plus grand intérêt à cogiter et à suivre…
Pour en revenir aux revues musicales chères à nos cœurs :
« Diapason » semble avoir fait le choix d'une certaine forme de « populisme ».
Avec des artistes très médiatisés - ce qui ne veut pas dire qu'ils soient les meilleurs - les ventes vont probablement progresser.
N'était-ce pas le but rechercher ? Il faut bien vivre, n'est-ce pas !
Par contre, la revue « Classica » continue de proposer une ligne artistique directrice qui semble être bien définie ou mieux affirmée.
Les articles sont, dans l’ensemble, moins « pompeux » (ou moins « prétentieux » comme je l’ai entendu dire) que sa concurrente directe.
Ils sont ainsi accessibles au plus grand nombre. N’était-ce pas également ce que les lecteurs recherchent ?
N’oublions pas, aussi, que la survie de la musique classique passe par sa démocratisation sans céder, pour autant, à la démagogie et à la facilité !
En conclusion : je vais désormais sagement laisser, sur les rayons de nos sympathiques marchands de journaux, les rares exemplaires de la revue « Diapason » mais je ne vais continuer à acheter et à lire la revue "Classica" !
(*) J’ai d’excellents amis – dont j’apprécie les écrits et la loyauté- au sein de la revue « Diapason ». Il m’a semblé être, cependant, de mon devoir – à la modeste place que j’occupe – de leur faire part de mes impressions !
A noter : lorsque des artistes s’exposent, à la « UNE » de certains médias, ils ne peuvent pas échapper aux critiques : bonnes ou mauvaises…
N’était-ce pas, en quelque sorte, la règle du jeu ?
I Pagliacci de Leoncavallo / Placido Domingo, Canio / Los Angeles, 1994
Une belle très leçon de déclamation lyrique mais n’est pas Placido Domingo qui veut... n'est-ce pas !
"CLASSICA" ET GLENN GOULD !
Le numéro du mois de septembre de « Classica », offre en prime, un CD consacré à « Gould joue Brahms ». Un enchantement pour les oreilles mais aussi pour tous ceux qui recherchent une certaine originalité au niveau de l’interprétation !
Glenn Gould (1932-1982) portrait d’un génie-
Aria, BWV 828 de Bach / Glenn Gould, piano
J’ai toujours considéré qu’un musicien qui faisait corps avec son instrument en chantant avec lui - aussi intimement, soit-il - était un artiste au-dessus de tous les autres !
J’ai souvent dit et répété à des musiciens : mes chers amis, il vous faut respirer comme les chanteurs et vous verrez que vous jouerez beaucoup mieux après... La musique instrumentale doit être identique à celle de la voix, elle doit s’épanouir grâce à cette respiration naturelle sans laquelle aucun être ne peut vivre !
La grue se reflète sur l'immense façade vitrée du "Novotel-Centre Atria" d'Annecy !
Photo Christian Chorier
CE SOIR, A ANNECY : RENAUD CAPUCON, VIOLON, YURI TEMIRKANOV & L'ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE SAINT-PETERSBURG !
Ce mardi 30 août en soirée, l’atmosphère risque d'être surchauffée avec un concert qui pourrait bien faire trembler - sous les ovations et les applaudissements frénétiques du public - les vitraux de l’Eglise "Sainte-Bernadette" d'Annecy.
Le Maître Yuri Temirkanov sera à la tête de son brillant Orchestre Philharmonique de Saint-Petersbourg, l’une des plus belles « machines à jouer » que l’on puisse actuellement entendre de part le monde.
Il faut savoir que Yuri Temirkanov est l’ami mais aussi le « concurrent » direct de Gergiev, si j’ose dire !
Contrairement à Valery Gergiev qui dirige avec ses mains tremblotantes et virevoltantes, Temirkanov dirige avec une économie de geste qui n’est pas sans rappeler - d’une certaine manière - l’immense chef que fut, jadis, Carlos Kleiber.
Sa direction très intériorisée communique - aux musiciens comme aux auditeurs - une émotion profonde qui vous prend à la gorge sans plus jamais vous quitter !
Ce soir, mon ami Renaud Capuçon, que j’ai souvent eu le plaisir d’inviter à Poissy et à Montreux, interprétera le magnifique concerto pour violon de Tchaïkovski. De quoi mettre le public en ébullition…
A noter : ce concert sera retransmis en direct, via internet, sur :www.medici.tv
A ne manquer sous aucun prétexte !
« PARIS, BRÛLE-T-IL ? » DE RENE CLEMENT
FILM REMASTERISE (DVD), A NOUVEAU DISPONIBLE DANS VOS MAGASINS PREFERES !
Ce double DVD est consacré à l’œuvre du cinéaste René Clément (1913-1996) et à son film « Paris, brûle-t-il ? » (1966). Musique de Maurice Jarre !
On ne peut être que séduit par cette page de notre histoire qui marque les derniers instants de la guerre 1940-1945 et plus exactement ceux de la libération de Paris.
Entouré d’une pléiade de prodigieux acteurs, Jean-Paul Belmondo, Charles Boyer, Leslie Caron, Jean-Pierre Cassel, Alain Delon, Kirk Douglas, Glenn Ford, Simone Signoret, Yves Montant, Orson Welles, Pierre Vaneck, Jean-Louis Trintignant, Pierre Dux, Michel Piccoli, Bruno Cremer, Georges Geret… René Clement nous offre, en sa qualité de réalisateur chevronné, un pan très important de notre histoire de France.
Un film à voir, un film qu’il faut avoir vu…
"Paris en colère" de Maurice Jarre & Maurice Vidalin / Mireille Mathieu / Olympia, 2005
Cette chanson extraite du film « Paris en colère » (1966) a fait le tour du monde. Dans de nombreux pays, elle est aussi célèbre que notre « Marseille » (1792) de Rouget de Lisle (1760-1836).
PHOTO DU JOUR !
Annecy, la vieille ville et ses canaux !
Photo Christian Chorier
1 - Le bateau "Vagabond" de la superbe flautille historique basée au pied du Pont des Amours à Annecy
2 & 3 - De gauche à droite : Edouard, Vincent et Xavier
Ce week-end à Annecy et à Sévrier : Xavier, Vincent, Edouard et les autres…
Mes trois jeunes neveux jouent avec «Gush », « Amber and Dude » et « Johnny Hallyday » !
Nous fêtons, ce week-end, l’anniversaire de Xavier. Il vient d’avoir 30 ans mais il en paraît seulement 20 !
J'ai toujours pensé- et je pense encore - que la musique repousse, inévitablement, les cellules du vieillissement.
Avec quelques notes de musique, le miracle a lieu... Qu'on se le dise !
Xavier, l’aîné, Vincent, le cadet et Edouard le benjamin sont des musiciens accomplis mais également trois frères qui partagent, ensemble ou séparément, la passion de la musique !
Xavier et Vincent sont les fondateurs du groupe rock « GUSH ». Le groupe qui monte, qui monte… Ils seront prochainement sur la scène de l’Olympia à Paris.
Ils ont été nominés aux Victoires de la Musique, 2011.
Ils reviennent d’une tournée triomphale au Japon.
Vincent (batteur) était récemment aux côtés de Johnny Hallyday dans l’émission TV « Taratata » en raison de sa participation à l’enregistrement de son dernier album « Jamais seul » !
Edouard ( dit «The Dude ») est, actuellement en duo avec la ravissante Amber.
Edouard a bon goût, c’est le moins que l’on puisse dire !
Une vraie famille d’artistes !
Sur les conseils avisés de Norbert Beysson, journaliste au « Dauphiné Libéré », le grand quotidien de la région Rhône-Alpes, Xavier et Vincent ont embrassé leurs compagnes respectives sur le « Pont des Amours » à Annecy.
La légende prétend que des baisers échangés sur ce pont, assure le bonheur pour toute la vie !
Edouard n’a pas osé embrasser, les jeunes et charmantes annéciennes qui passaient sur ce pont. Nul doute qu’après cette annonce, sur mon blog, il va être très sollicité par la gent féminine ! Attention : Edouard est un véritable playboy ! Chut… ne pas l’ébruiter !
Amour... toujours !
Le "Vagabond" va conduire cette joyeuse équipée à l'Auberge de Letraz à Sévrier (Haute-Savoie).
LA FÊTE CONTINUE...
Xavier a reçu, pour son trentième anniversaire, une magnifique guitare sèche dont la sonorité est remarquable !
De ce fait, il s'est mis immédiatement à chanter - tout d'abord en solo - puis en duo avec son frère Vincent...
1 & 2- Xavier et sa nouvelle guitare sèche !
3 - Au tour de Vincent de chanter !
4 - Ma petite Manon avait préparé une chanson pour Xavier sous l'oeil expert de Vincent.
HAPPY BIRTHDAY XAVIER.
Le gâteau d'anniversaire (Hum... un vrai délice) préparé par les maîtres-cuisiniers de l'Auberge de Letraz à Sévrier.
De gauche à droite : Xavier, Christian Chorier & Vincent.
A noter : Ce lundi Xavier, Vincent et leurs compagnes sont partis en direction de Chamonix.
Au programme : la mer de glace, l'aiguille du midi... Edouard est déjà reparti en direction de Paris. Son premier album discographique devrait être disponible dès le mois d'octobre prochain...
A noter : au cours de cette soirée festive, notre petit cousin Frédéric, âgé de 8 ans, a interprété le début de l'air de Maguerite ("Faust", opéra de Charles Gounod) avec un humour inénarrable. Un véritable moment d'anthologie !
Désormais, La "Castafiore" d'Hergé (Tintin et Milou) n'a qu'à bien se tenir !
Frédéric sera plus tard - à n'en point douter - un artiste. Il en a déjà tous les dons comiques !
LES COMMENTAIRES D'UN VISITEUR, CHANTEUR D'OPERA !
Vous m'aviez invité à Montreux lors de votre festival de musique et d'art lyrique !
Je me souviens, avec émotion, de cet heureux temps.
J'ai trouvé votre page "Internet" par hasard. J'apprécie beaucoup votre blog et son contenu très intéressant et juste !
Depuis un an, j'apprends votre merveilleuse langue : le français !
Je chante aussi, dans votre langue, les opéras français. Je vais chanter le rôle-titre de "Guillaume Tell" (version originale française) en 2012 au Staatsoper de Nuremberg. En 2013, je chanterai le personnage de Wolfram von Eschenbach de "Tannhäuser" à l'Opéra National du Rhin à Strasbourg.
Je vous souhaite une bonne continuation.
Salutations amicales et mon meilleur souvenir. Jochen Kupfer (Nuremberg - Allemagne)
Ma réponse à Jochen Très heureux d'avoir eu de vos nouvelles, via Internet !
A Montreux vous étiez tout jeune mais j'avais déjà pressenti que vous seriez apte à aborder - un peu plus tard - des ouvrages beaucoup plus lourds. Bravo !
Merci de me tenir informé de vos exaltants nouveaux projets ! C.C.
A CE JOUR, SUR MON BLOG, PLUS DE 150000 VISITEURS !
Je tiens à remercier tous ceux qui me font l'honneur et l'amitié de me lire mais aussi tous ceux, de plus en plus nombreux, qui m'adressent directement des commentaires sur ma messagerie : chorier.opera@wanadoo.fr
Je vais continuer à écrire avec cette passion qui m'anime en essayant - autant que faire se peut - de ne pas me départir de cette honnêteté, de cette sincérité et de cette objectivité dont j'ai fait mon leitmotiv et ma raison d'être !
POUR FÊTER MES 150000 VISITEURS : TROIS CANTATRICES CHERES A MON COEUR !
Die Tote Stadt de Korngold / Anne-Sophie von Otter, mezzo-soprano
Nina de Paisiello / Anna Catarina Antonacci, mezzo-soprano
Portrait de Joyce DiDonato, mezzo-soprano
Anne-Sophie, Catarina et Joyce sont de très grandes amies !
J'ai eu le grand privilège et le bonheur de réaliser de nombreux concerts, à Clermont-Ferrand, Poissy et Montreux, avec ces trois cantatrices dont la simplicité n'a d'égale que l'immense talent !
Tous ceux qui lisent assidûment mon blog, savent à quel point je les aime !
Tous ceux qui me connaissent savent que j'apprécie, avant-tout, le timbre chaud, charnu et sensuel des mezzo-sopranos !
"chacun à son goût" comme chante le Prince Orlofsky dans "La Chauve-Souris" de Johann Strauss.
UN MOMENT D'ANTHOLOGIE AVEC REGINA RESNIK LORS DE LA SOIREE DES ADIEUX AU "MET" DE RUDOLF BING (1902-1977)
Aria "Chacun à Bing's goût" / Regina Resnik, Prince Orlofsky ("La Chauve-Souris" de Johann Strauss) / Gala des adieux de Rudolf Bing au MET de New-York, 1972
Rudolf BING a dirigé le Metropolitan Opera de New-York de 1950 à 1972.
Ce soir là, en 1972, les personnalités du tout New-York étaient réunies dans l'immense salle du MET pour célébrer le départ de Rudolf Bing, l'un des directeurs le plus célèbres de cette très importante institution musicale et lyrique !
Les paroles de l'air "Chacun à son goût" ont été volontairement changées par rapport au texte original.
Dans la version, ci-dessous, elles sont satiriques et non dénuées d'un humour débridé !
Le public s'était vraiment beaucoup amusé pendant que la grande Regina Resnik(*) interprétait cet air avec une maestria incomparable !
Un moment d'anthologie qui tendrait à démontrer, s'il en était encore besoin, que l'on peut parfois s'amuser follement en écoutant de l'opéra à la condition que les interprètes jouent pleinement jeu et qu'ils aient aussi de l'esprit.
J'ai pu constater, tout au long de ma carrière, que les plus grands artistes se prêtent très volontiers à de telles facéties !
(*) Regina Resnik fêtera son 89ème anniversaire, ce mardi 30 août 2011.
Happy Birthday Miss Resnik !
LES COMMENTAIRES DE MES VISITEURS !
Parmi toutes vos célèbres et talentueuses amies je me sens toute petite... comme ce petit grain de sable mais qui vous admire tant !
Grosses bises pour votre anniversaire ! José Lambert
Ma réponse à José(e) Mes amies sont des artistes dotées de grandes qualités humaines. Elles ont su rester simples et lucides, c'est aussi pour cela que je les adore !
En ce qui concerne, "les petits grains de sable", que vous évoquez, ils sont indispensables à nos vies... sans eux nous ne serions rien ! C.C
Que l'épreuve de santé du grand ténor Jonas Kaufmann ne soit, rapidement, qu'un mauvais souvenir ! Qu'il pense, à l'avenir, à se ménager étant très impressionnée par son emploi du temps de ces dernières années et à venir. Qu'il pense aussi à préserver sa très belle voix pour notre plus grand plaisir et notre bonheur !
Toutes mes félicitations, cher Christian Chorier, pour le succès très mérité de votre fabuleux blog. Emma G.
Ma réponse à Emma
Tous les amateurs d'opéra - mais aussi tous les autres - espèrent que Jonas Kaufmann retrouvera, très vite, le chemin des scènes lyriques.
Jonas est, incontestablement, le plus grand ténor "lirico-dramatique" de sa génération !
Il est capable de chanter - avec la même honnêteté artistique, la même rigueur stylistique et le même engagement musical - le grand répertoire italien et les opéras wagnériens !
On peut dire qu'il est, de nos jours, le digne successeur de Placido Domingo.
Rien à voir avec certains autres ténors soutenus par certains groupes de presse et quelques chroniqueurs aux oreilles défaillantes !
Je veux parler des ténors qui se trompent régulièrement de répertoire, de ceux qui prennent toujours les notes par en-dessous, de ceux qui feraient mieux de "battre en retraite" pour ne pas abîmer nos chers oreilles et de ceux qui ne devraient plus sévir dans l'univers sacré de l'art lyrique ! C.C
Il est 19 heures, la répétition vient de s’achever !
Sur une scène improvisée dans la salle du château d’Annecy, mes amies Katia et Marielle Labèque, autrement dit : "le plus célèbre duo de pianos du monde" !
A mes côtés, assis dans la salle, mon ami Gautier Capuçon, sa charmante et ravissante épouse et leur adorable petite fille âgée de 2 ans… un véritable petit ange qui semble avoir déjà fait le choix de sa carrière. Elle sera artiste comme papa et maman !
Les répétitions sont des moments privilégiés que j’apprécie souvent plus que les concerts eux-mêmes.
Elles sont des moments intimes entre l’artiste et la musique avant que cette dernière ne soit généreusement offerte en partage avec les publics présents !
Loin du bruit et dans un silence parfois monacale, hormis les sons des instruments ou des voix, elles incitent à la sérénité, au recueillement et au repos de l’esprit.
Souvent, après des journées épuisantes, je suis arrivé parfois extrêmement tendu aux répétitions. Comme par miracle, quelques minutes après, j’avais retrouvé un bien-être total et l’énergie d’un homme de 20 ans ! Miracle de la musique quand elle est portée à son plus haut niveau d’excellence…
Je pense pouvoir dire qu’en 37 ans de carrière, je n’ai pas manqué – ou presque – une seule répétition par rapport aux milliers de concerts que j’ai eu le bonheur et le plaisir de programmer.
Lorsque j’étais à Montreux, nous avions souvent – avec différents orchestres, chefs et solistes - jusqu’à trois ou quatre répétitions par jour et cela pendant plus d’un mois… Un vrai marathon musical mais aussi un bonheur incomparable.
Pour résister efficacement à cette course effrénée, j’avais pris pour habitude de faire un bon petit déjeuner le matin… puis ensuite, à l’heure du déjeuner et du dîner, je dégustais une belle et unique salade de tomates assaisonnées d’un zeste d’huile d’olive, cette huile de Nyons (Drôme) que j’apprécie tout particulièrement !
Autant vous dire qu’à la fin de chaque festival, j’avais perdu du poids, c'est le moins que je puisse dire !
Je devenais, en quelque sorte, un « playboy »... on peut toujours rêver, n'est-ce pas !
Pour en revenir à cette répétition de ce jeudi, j’ai vécu – à nouveau - un moment privilégié au contact de Katia et Marielle.
Il faut savoir qu’elles avaient répondu à ma première invitation il y a plus de trente ans. Incroyable mais vrai…
Ensuite nous nous sommes retrouvés, pour des concerts, à Clermont-Ferrand, à Poissy et à Montreux. Que de beaux, émouvants et merveilleux souvenirs !
Hier soir, elles ont remporté un véritable triomphe ! Comment en aurait-il pu en être autrement ?
Katia et Marielle savent mettre le public en délire dès qu’elles commencent à jouer seulement quelques notes. On se laisse très vite emporter pour la fougue incroyable qu’elles dégagent, par cette immense générosité dont elles ont le secret et cet enthousiasme hors du commun qui devient, immédiatement, contagieux. Elles possèdent aussi cette grâce juvénile à laquelle il est bien difficile – pour ne pas dire impossible - de résister !
Vous l’aurez compris : Katia et Marielle… je les adore !
A noter : lorsqu’elles jouent la version pour deux pianos de « West-Side-Story » de Leonard Bernstein, je craque comme un jeune homme de 18 ans. Katia et Marielle, I love you !
Katia & Marielle Labèque, Gautier Capuçon et Christian Chorier
Une belle et joyeuse photo de famille !
De gauche à droite : Delphine, la charmante épouse de Gautier, la toute jeune et adorable Fee Capuçon (une future grande artiste), Marielle, Gautier et Katia.
La musique ou la joie de vivre !
RENAUD CAPUCON, VIOLON & YURI TEMIRKANOV, CHEF D’ORCHESTRE, LE MARDI 30 AOUT A ANNECY !
Le 30 août, un autre événement musical - à ne manquer - sera programmé dans le cadre de « Annecy Classic Festival ».
Après Gautier Capuçon, c’est son frère Renaud, violon qui sera le soliste de ce nouveau concert dont on peut dire, d’ores et déjà, qu’il sera magistral !
L’Orchestre Philharmonique de Saint-Petersbourg sera placé sous la baguette du vétéran Yuri Temirkanov (73 ans), l’un des chefs les plus appréciés et les plus talentueux du monde entier.
Je me réjouis de revoir Renaud à cette occasion. J’ai également eu le plaisir de réaliser des concerts avec lui, notamment, au Festival de Montreux !
Cette année la famille Capuçon aura été particulièrement à l’honneur dans le cadre de ce festival annécien et personne ne s’en plaindra. Bien au contraire… on n’en redemande !
Romance n° 1 de Beethoven / Renaud Capuçon, violon / Direction Kurt Masur
Double concerto de Brahms / Renaud Capuçon, violon & Gautier Capuçon, cello / Direction Sir Roger Norrington
Sir Roger - comme le nomment ses amis - est l’un des chefs que j’ai très souvent invité à Poissy et à Montreux. Je peux dire qu’il fait partie de ma famille musicale !
Sir Roger manie également l’humour - typiquement anglo-saxon- avec autant de talent et de dextérité qu’il dirige des orchestres, ce n’est pas peu dire…
Yuri Temirkanov dirige l’Ouverture 1812 » de Tchaïkovski. Absolument bouleversant.
Dans cette œuvre d’une courte durée, Tchaïkovski a su décrire l’âme du peuple russe mais aussi l’histoire de cette Russie aussi fascinante par sa grandeur que par sa simplicité
MON ALBUM PHOTOS !
Le Château d'Annecy et la vue sur la vieille ville.
Photos Christian Chorier
"La Traviata" à Aix-en-Provence et "Lohengrin" à Bayreuth !
Avec Nathalie DESSAY on peut s'attendre au pire... Elle adore ce genre de mise en scène !
le "Brindisi" en buvant à la bouteille... quelle vulgarité !
Je crois qu'elle accepterait même de chanter nue...
Heureusement il y avait le magnifique Germont de LUDOVIC TEZIER !
Encore un spectacle pour des bobos snobs et prétentieux !
ARTE ne nous retransmet plus de telles horreurs ("Traviata" et "Lohengrin"). Martine Laine (Orry-la-Ville/ Oise)
Ma réponse à Martine Les professionnels de l'opéra - du moins ceux qui sont lucides, objectifs et honnêtes - savent que d'autres interprètes sont d'un bien meilleur niveau vocal et artistique que notre diva nationale.
J'ai toujours pensé que cette cantatrice était, en quelque sorte, le "produit" de certains médias !
Je ne sais pas si Miss Dessay accepterait de chanter nue mais, à tout prendre, je préférerais - en ce qui me concerne - que ce soit plutôt Madame Pénélope Cruz. "Chacun à son goût" comme chante le Prince Orlofsky dans "La Chauve-Souris" de Johann Strauss !
D'accord avec vous sur les deux retransmissions télévisées que vous citez !
La chaîne"ARTE" ne semble plus être très crédible aux yeux et aux oreilles d'une très forte majorité de téléspectateurs mélomanes !
A bon entendeur... C.C
Au sujet de Jonas Kaufmann et de son fantatique "Lohengrin" à l'opéra de Munich.
Il chante merveilleusement mais en tee-shirt bleu !
Jamais Wolfang WINDGASSEN n'aurait accepté une telle chose... juste pendant les répétitions ! Martine Laine (Orry-la-Ville / Oise)
Ma réponse à Martine
Jonas est, incontestablement, le meilleur "Lohengrin" actuel. L'an dernier, il a quitté le Festival de Bayreuth car il devait être, probablement, en désaccord avec la mise en scène qu'on voulait lui imposer.
Bayreuth semble avoir fait le choix - depuis quelques années - de la médiocrité et de la vulgarité !
Ce faisant, ce festival prend le risque de sombrer à tout jamais... L'ombre du "Vaisseau Fantôme" commence à planer, sérieusement, au-dessus de sa tête...
En ce qui concerne Jonas, c'est un artiste particulièrement honnête et profondément respectueux des oeuvres qu'il interprète mais aussi des publics qui viennent l'écouter. C'est un immense artiste que je considère comme le meilleur ténor du monde dans le répertoire dont il a fait sien !
Vittorio Grigolo est lui aussi en tête du peloton dans des ouvrages plus lyriques qui correspondent mieux à sa morphologie vocale.
En ce qui concerne, le "Lohengrin" de Munich, j'ai trouvé que cette mise en scène moderne était intelligente et raffinée au niveau de certains détails sans même évoquer l'image émouvante de la fin quand "Lohengrin" revient en tenant un tout jeune enfant dans ses bras. L'enfant ayant la posture d'un cygne blessé... A ce moment-là, si vous regarder attentivement le visage d'Anja Harteros (la meilleure Elsa du moment) vous pourrez voir perler quelques larmes sur son visage !
Je dois vous avouer que j'adore la version scénique du Staatsoper de Munich mais je déteste celle - ridicule, grotesque et caricaturale - du Festival de Bayreuth. La mise en scène proposée sur la colline sacrée ne peut plaire qu'à ceux qui pensent avoir le plus jolie nombril du monde, qu'à ceux qui croient être les plus intelligents, qu'à ceux qui pensent être des intellectuels hors norme mais aussi qu'à certains snobs prétentieux et riches qui encombrent les festivals tels que Bayreuth, Aix-en-Provence pour n'en citer que deux parmi d'autres !
NB -Wolfang Windassen a eu la chance d'avoir vécu à une époque où les voix et la musique détenaient la toute première place !
De nos jours, ceux-sont les metteurs en scène qui font la loi ce qui explique - en grande partie - une "descente aux enfers" de plus en plus inquiétant dans le domaine de l'art lyrique ! C.C
Je viens de revoir le DVD de "Lohengrin" produit par l'opérade Munich. C'est toujours le méme bonheur de voir et d'entendre Jonas Kaufmann et Anja Harteros. Quels chanteurs magnifiques. Ce sont vraiment les meilleurs actuellement. Les autres chanteurs dans cette distribution sont également très bons.
Je suis réservé sur la mise en scène de Richard Jones. Quel dommage que notre beau chevalier soit si mal habillé avec un tee-shirt bleu... Quel mauvais goût ! Cependant, après le désastre de Bayreuth, on est complètement vacciné contre tous ces pseudo-metteurs en scène qui ne sont vraiment pas à la hauteur des oeuvres qu'ils dénaturent...
Par ailleurs, souhaitons Jonas Kaufmann un promt rétablissement... qu'il nous revienne vite ! Marie-Louise Lux (Villiers-sur-Orge)
Ma réponse à Marie-Louise
Kaufmann et Harteros sont de magnifiques interprètes et des chanteurs aguerris et enthousiasmants !
Que tous ceux qui ont apprécié les voix de Kaus Florian Vogt et d'Annette Dasch à Bayreuth aillent consulter, au plus vite, un excellent ORL.
Je dis cela - ou plutôt j'écris cela - sans aucune animosité mais avec cette pointe d'humour que j'affectionne tout particulièrement !
En ce qui concerne la mise en scène du "Lohengrin" munichois - que l'on n' est en droit de ne pas apprécier - elle m' a paru intelligente, scrupuleuse et efficace ce qui n'était pas du tout le cas de celle de Bayreuth.
Dans la production de Munich, j'ai aimé, tout particulièrement, les symboles puissants et saisissants du berceau dans les flammes (duo de la chambre) et celui du retour, parmi les humains, de l' Enfant-Cygne". Un moment d'une intense émotion et d'une tout aussi grande poésie !
La production de Munich se laisse agréablement regarder tandis que celle de Bayreuth donne le vertige et la nausée ! C.C
MON BILLET DU JOUR : - LA FNAC D’ANNECY BOUDERAIT-ELLE L’ACTUEL FESTIVAL DE MUSIQUE ?
- LES RETRANSMISSIONS, VIA INTERNET, DES CONCERTS EN DIRECT !
Après le magnifique concert présenté, ce mercredi soir à l’Eglise Sainte-Bernadette dans le cadre de « Annecy Classic Festival », je me suis rendu ce matin dans le magasin de la FNAC annécienne !
Malgré le bon vouloir, la patience et la détermination du sympathique vendeur, il fallait être un véritable prestidigitateur pour trouver les disques de Gautier Capuçon, Valery Gergiev, Denis Matsuev et de quelques autres artistes présents dans le cadre de ce festival…
Certes les mélomanes qui se rendront aux différents concerts pourront acquérir, sur place, des disques dédicacés mais les autres, ils seront encore « laissés-pour-compte », selon l’expression consacrée !
Je dois être probablement un peu naïf car je m’attendais à voir sur les rayons - du petit secteur réservé au domaine classique - tous les disques des artistes de ce festival. Je n’ai même pas pu trouver celui consacré à Tchaïkovski avec Gautier Capuçon et Valery Gergiev. Un comble !
Cela tendrait à démontrer que si le marché du disque classique est si mal en point, ce ne sont pas les grands magasins distributeurs qui vont contribuer à améliorer cette désolante situation.
A bon entendeur…
A noter : fort heureusement, pour ceux qui n’ont pas la possibilité de se déplacer ou d’assister à des concerts, quelques chaînes privées volontaires et courageuses diffusent, via internet, des concerts en «direct » absolu contrairement à la plupart de certaines grandes chaînes nationales.
Incroyable mais vrai !
C’est ainsi que le sitewww.medici.tv diffuse actuellement, à quelques exceptions près, tous les concerts, d’Annecy Classic Festival. On ne peut que s’en féliciter et s’en réjouir !
« FIDELIO » DE BEETHOVEN SE CACHE SUR LES RAYONS…
Le coffret (2 CD) de « Fidelio » de Beethoven vient de paraître avec Jonas Kaufmann, Nina Stemme, Peter Mattei, Falk Struckmann, Christoph Strehl… sous le direction de Claudio Abbado.
La encore, il faut le chercher dans les rayons… décidément, on ne peut être que désespéré d’autant que ce « Fidelio » fut le concert « number one » de l’été des festivals classiques 2010.
Par ailleurs, j’ai assisté eu la chance et le privilège d'assister au mois d’août 2010 à la répétition générale de ce «Fidelio » dans l’immense et admirable auditorium de Lucerne conçu par l’architecte français Jean Nouvel.
Cette version "semi-concertante" fut absolument prodigieuse et ce coffret « enregistrement live » en est le témoignage absolu !
A noter : j’ai eu l’occasion d’engager à Montreux le Maestro Abbado mais aussi le Arnold Schoenberg Chor sous la direction de Nikolaus Harnoncourt.
J’ai toujours considéré cet imposant ensemble vocal comme le « number one in the world » tant ses qualités musicales, stylistiques et vocales sont proches d’une perfection sans égale !
J’ai eu aussi l’immense plaisir et la fierté, j’ose l’avouer, d’accueillir à de nombreuses reprises – à Montreux mais aussi à Poissy – le « Mahler Chamber Orchetra » qui est une sorte de Rolls-Royce de la musique universelle.
Ce nouveau coffret discographique (distribution DECCA) s’impose à tous ceux qui aiment Jonas Kaufmann et Nina Stemme mais aussi à tous les autres. Une réussite totale !
Qu’on se le dise…
Fidelio de Beethoven / Direction musicale Claudio Abbado / Festival de Lucerne, Août 2010
Fidelio de Beethoven (scène finale) / Direction Claudio Abbado / Festival de Lucerne, 2010
Photo prise à la fin de la répétition générale de "Fidelio" de Beethoven au Festival de Lucerne, 2010 Nina Stemme & Christian Chorier
JONAS KAUFMANN, EN ARRÊT MALADIE !
Nous apprenons que Jonas Kaufmann a dû renoncer à ses prochains concerts.
Il devrait être opéré, dans les prochains jours, de l’ablation d’un nodule thoracique.
Nous lui souhaitons de tout cœur un prompt rétablissement.
Les scènes lyriques ont besoin de lui mais aussi tous ceux – il sont très nombreux dans le monde entier - auxquels il apporte tant de plaisir, de joie et de bonheur…
L'Arlésienne de Cilea / Jonas Kaufmann, aria de Federico / Essen, 2010
L'ORCHESTRE NATIONAL DE LYON (ONL), UN ENSEMBLE SYMPHONIQUE CHER A MON COEUR !
J’ai invité l’Orchestre National de Lyon, pour la première fois en 1973.
Notre longue et passionnante collaboration s'est poursuivie jusqu'en 1998.
Je me suis consacré ensuite, plus spécialement, au domaine de la musique et des opéras baroques !
A la tête de l’ONL, j’ai eu le plaisir d’accueillir de nombreux chefs dont : Kurt Masur, Emmanuel Krivine, David Robertson, Paul Daniel… pour n'en citer que quelques-uns parmi d'autres !
L'ONL a été le seul orchestre français que j'ai invité lorsque je dirigeais le Festival de Montreux en Suisse.
Il est vrai aussi que j'ai toujours entretenu des relations très amicales avec les valeureux musiciens de cette belle et talentueuse phalange symphonique.
Je n'oublie pas, non plus - qu'après Valence - la ville de Lyon a été celle où j'ai effectué mes études littéraires et musicales. J'adore l'ancienne capitale de la Gaule avec ses deux fleuves, le Rhône et la Saône.
A noter : ma tante Paula - qui fut l'une des costumières de Luis Mariano - possédait un petit kiosque à journaux, hélas détruit, aux abords du Pont La Feuillée face à l'ancien Conservatoire de Musique de Lyon. Tous les dimanches, je vendais les journaux pour me faire cette argent de poche si nécessaire au jeune étudiant que j'étais...
Requiem de Verdi / Orchestre National de Lyon / Chœur Philharmonique de Prague / Direction Paul Daniel / Festival de Montreux, 1998
LEONARD SLATKIN A LA TETE DE L'ONL
Le chef américain Leonard Slatkin sera le nouveau directeur de l’Orchestre National de Lyon dès cette rentrée 2011. Par ailleurs, il conservera son poste de directeur musical de l’Orchestre Symphonique de Detroit.
L’ONL méritait bien un chef de cette envergure internationale. On ne peut que se réjouir et être heureux de cet excellent choix !
Leonard Slatkin dirige le Philharmonia Orchestra / Festival Prom's, Londres 1995
MES JEUNES NEVEUX : MUSICIENS DE « JOHNNY », CE PROCHAIN WEEK-END A ANNECY !
Mes jeunes neveux Xavier et Vincent, musiciens de Johnny et fondateurs du groupe « Gush » seront, ce prochain week-end, à Annecy.
Xavier, Vincent et Edouard, parents et amis seront présents lors de ce grand rendez-vous familial.
Une promenade sur le lac est prévu mais aussi, par la force des choses, un peu de musique...
Au sein de l’équipe de Johnny Hallyday, Xavier joue du synthétiseur et de la guitare. Vincent est le maître de la batterie. En plus : ils chantent...
Ils ont enregistré sur la côté Ouest des Etats-Unis, le dernier disque « Jamais seul » de Johnny !
Edouard (The Dude), le benjamin des mes neveux commence, lui aussi, une importante carrière musicale !
Les trois frères réunis ont composé la musique du film « La Peau de l’Ours » (2009) de Valentin Morel avec Jean-Claude Dreyfus, Hortense Gélinet, Salim Kechiouche, François Morel…
Mes trois jeunes neveux : une vraie famille d’artistes !
Le groupe « GUSH » s’est déjà produit au Printemps de Bourges et dans des festivals , tels que Musilac à Aix-les-Bains, Festival des Vieilles Charues, les Francopholies de La Rochelle, Rock en Seine, Main Square Festival sur le site de la citadelle Vauban à Arras, Solidays (la lutte contre le Sida) à l’Hippodrome de Longchamp…
« Gush » a été nominé (révélation scène) aux « Victoires de la Musique » 2011.
Let's Burn Again par le groupe GUSH / Victoires de la Musique, 2011
Let's Burn Again pour le groupe GUSHJohnny en compagnie de mes jeunes neveux. Xavier (synthétiseur et guitare) et Vincent (Batterie)
Sorry Boy / Amber, chant & The Dude, autrement dit, mon plus jeune neveu : Edouard, guitare et chant
LES ARTISTES DE MA VIE PROFESSIONNELLE ! AUJOURD’HUI : MELANIE DIENER & KENNETH TARVER
J’ai eu le plaisir d’inviter à Montreux Melanie Diener, soprano allemande et Kenneth Tarver, ténor afro-américain dans la production de « Roméo de Juliette » d’Hector Berlioz.
Une œuvre que j’apprécie énormément et dont le thème demeure universel : l'amour, toujours...
Le Chevalier à la Rose de Richard Strauss / Melanie Diener, La Maréchale / Opéra de Hambourg
Le Nozze di Figaro de Mozart / Melanie Diener, la Comtesse Almaviva / Wiener Staatsoper
Fidelio de Beethoven / Melanie Diener, Leonore & Roberto Sacca, Florestan / Direction Bernard Haitink / Opernhaus de Zurich, 2008
West Side Story de Bernstein / Kenneth Tarver, ténor
La Cenerentola de Rossini / Kenneth Tarver, Ramiro / 2010
AMOUR, TOUJOURS...
Photo Christian Chorier (avec l'accord de nos deux jeunes amoureux)
LE COMMENTAIRE D'UN VISITEUR !
Je lis avec beaucoup d'attention vos messages poétiques avec toujours ce côté généreux du partage ! Abdoulaye Mbengue (Paris)
MON BILLET DU JOUR : VAINCRE L’EPILEPSIE ET AIDONS CEUX QUE NOUS AIMONS MAIS AUSSI CEUX QUI NOUS SONT INCONNUS !
J’ai reçu, ce samedi 20 août, un très émouvant commentaire d’une personne épileptique prénommée Jacky (*).
En lisant son témoignage, je n’ai pas pu m’empêcher de penser, aussitôt, à cette fantastique rencontre - au printemps dernier - avec un autre personne victime de cette maladie : le tout jeune et dynamique Victor Blot (**) dont j’ai eu, précédemment, l’occasion de mentionner les nombreuses actions entreprises contre cette maladie !
Comme vous le savez, j’adore parler musique et opéra mais aussi de toutes les autres composantes du spectacle vivant, y compris des productions du 7° art pour lesquelles j’ai également une grande passion.
Cependant, j’essaie toujours – autant que faire se peut – de rester à l’écoute de tous ceux que nous aimons mais aussi d’autres personnes inconnues lorsqu’elles celles-ci sont confrontées à des difficultés ou à de douloureux problèmes de santé !
Je suis particulièrement sensible à tous ceux qui sont touchés par cette terrible et sournoise maladie que l’on nomme l’Epilepsie ayant également, dans mon proche environnement familial, une personne - très chère mon cœur - atteinte de ce terrible mal qui véhicule trop souvent, dans l’esprit des gens, de fausses idées pour ne pas dire parfois un certain mépris.
Aidons tous ceux qui souffrent… Aidons à vaincre l’Epilepsie !
(*) Si vous avez deux ou trois minutes disponibles, merci d’adresser un petit message amical à Jacky !
Contact : jackybrosseau@wanadoo.fr
(**) Victor Blot recherche des personnes qui souhaiteraient soutenir son combat contre l’épilepsie en participant comme coureurs ou comme spectateurs à une grande course à pied, prévue prochainement à Paris.
Contact : victor_blot@hotmail.fr
UN COMMENTAIRE EMOUVANT !
Je suis heureux de pouvoir vous lire !
Je souhaite que vous puissiez continuer à me faire rêver...
En ce qui me concerne, je suis "Epileptique Pharmaco-Résistant". J'ai été opéré en 1994.
J'ai beaucoup aimé vos écrits, sur votre blog, au sujet de l'Epilepsie.
Aujourd'hui, je compte mes amis sur les doigts d'une seule main.
L'épilepsie - tout au long de ma vie - m'a fait perdre de nombreux amis mais, avec le temps, on fait la part des choses. J'essaie de me faire une raison...
Je relis souvent ce que vous écrivez... cela m'aide beaucoup !
Bien Amicalement.
Je souhaiterais que vous sachiez également que ma guitare et ma meilleure confidente et amie. Jacky Brosseau
Ma réponse à Jacky Merci pour ce commentaire et cet émouvant témoignage.
Je constate, avec plaisir, que vous continuez à vous battre face à cette terrible et sournoise maladie.
Vous devez continuer à agir ainsi pour vous-même mais aussi pour tous ceux qui vous aiment !
Si je peux vous apporter - avec l’aide d’autres visiteurs de ce blog - un soutien, aussi infime soit-il, n'hésitez pas à me le faire savoir.
Bien amicalement !
VITTORIO GRIGOLO CHANTE POUR VOUS !
A Jacky et Victor !
Je suis certain que Vittorio Grigolo se ferait un plaisir de vous dédicacer, tout spécialement, cette très belle mélodie composée par James Horner et cet air extrait de « L’Elisir d’Amore ».
Ma fille Manon aime également beaucoup ces deux arias qu’elle écoute souvent en boucle…
My Heart will go on, mélodie de James Horner / Thème du film « Titanic » (1997) de James Cameron / Vittorio Grigolo, ténor
L’Elisir d’Amore de Donizetti / Vittorio Grigolo, ténor
VALERY GERGIEV, CE 24 AOÛT A ANNECY. A NE PAS MANQUER !
Le très grand chef d'orchestre Valery Gergiev que j'ai eu le plaisir d'accueillir à Poissy et à Montreux sera en concert - à la tête de son orchestre du Théâtre Mariinsky - ce mercredi 24 août à Annecy. A ne manquer sous aucun prétexte !
Hamlet de Tchaïkovksi / Valery Gergiev dirige le London Symphony Orchestra / Londres, 2007
Symphonie n° 4 de Gustav Mahler / Direction Valery Gergiev / Soliste Camilla Tilling, soprano / World Symphony Orchestra / Londres, 2010
J'ai invité Camilla Tilling à Poissy et à Montreux. Que du bonheur !
KATIA ET MARIELLE LABEQUE, EN CONCERT CE 25 AOÛT A ANNECY. A NE PAS MANQUER !
Nous nous connaissons depuis 30 années. J'ai presque honte de l'avouer !
Je ne peux pas oublier ce moment unique de notre première rencontre à Valence. Elles étaient très jeunes... moi aussi !
Elles chantaient en jouant sur leurs deux pianos respectifs. Un moment de pur bonheur et de totale liberté...
Par la suite, j'ai eu le très grand plaisir de les inviter à Clermont-Ferrand et à Poissy.
Katia et Marielle me donnent toujours du baume au coeur. Elles m'amusent aussi beaucoup car elles manient l'humour avec un talent aussi fascinant et envoûtant que lorsqu'elles jouent du piano, ce n'est pas peu dire !
Je les adore et ce n'est pas un vain mot !
Ne pas manquer le formidable concert qu'elles donneront ce 25 août à Annecy.
Je ne vais pas manquer de leur faire la bise... vous pouvez compter sur moi !
Katia et Marielle Labèqueou l'humour en musique... Irrésistible / Festival Prom's de Londres, 2009
Katia et Marielle Labèque jouent Francis Poulenc / Direction Sir Simon Rattle / Berlin, 2005
"NICOSTRATOS, LE PELICAN", FILM DE OLIVIER HORLAIT(Juin 2011)
La petite salle de Cinéma de Talloires sur les bords du lac d'Annecy (Haute-Savoie) propose, tout au long de l'année, une programmation de qualité pour ne pas dire une programmation enthousiasmante et courageuse !
Les ados comme les parents seront séduits, ce mardi 23 août, par ce film qui est un véritable hymne à la nature mais aussi un grand bol d'air pur et frais que nous offre généreusement son réalisateur Olivier Horlait.
Ne pas manquer ce rendez-vous avec cet émouvant et adorable "Pélican" !
MON ALBUM PHOTOS
Voiliers sur le lac d'Annecy à Veyrier-du-Lac (21 août 2011)
Photos Christian Chorier
MES BONNES ADRESSES ET MES DECOUVERTES !
Ecole de Plongée Dolphin Shop"
sous la conduite de Michel Maissa (30 ans d'expérience)
Michel a participé au tournage de nombreux films : "Océans" (2010) de Jacques Perrin, "Le Grand Bleu" (1988) de Luc Besson...
Il a souvent collaboré avec l'équipe du Commandant Cousteau.
Depuis quelques années, ils réalisent ses propres films dans toutes les mers du monde :
Mer Rouge, Galapagos, Île Cocos, Îles Similan, Palawan... )
Le centre de plongée est située sur les bords de la magnifique plage de Veyrier-du-Lac (Haute-Savoie).
Si vous vous sentez une âme de "Brochet", ses jolies demoiselles se feront un plaisir de vous repêcher... A noter : on peut apercevoir d'énormes brochets entre 6 et 7 mètres de profondeur.
La joie et le bonheur de découvrir la faune sous-marine du lac d'Annecy !
Richard Wagner demeure un compositeur vraiment à part dans le monde de l'opéra et dans l’univers de la musique.
Le jeune et romantique roi Louis II de Bavière adorait les oeuvres de Wagner au point de s'identifier aux personnages des opéras de son compositeur vénéré !
Chacun sait que Louis II de Bavière a sombré dans la folie !
Adolphe Hitler n'aurait jamais manqué – a priori - son rendez-vous traditionnel avec les productions de la colline sacrée !
Les relations qu’il entretenait avec les descendants de Richard Wagner demeure – encore de nos jours - aussi curieuses, mystérieuses qu’inexplicables !
Hitler n’était-il pas également prisonnier de sa folie ?
De nos jours les héritiers de Richard Wagner constituent une famille – hors norme - qui pourrait presque s’apparenter, théâtralement parlant, aux personnages glauques de la « Salomé » ou de « Elektra » de Richard Strauss. Ce petit monde semble se haïr, se mépriser et se jalouser. Leur illustre ancêtre et les mannes financières qui en découlent, les rendraient-ils tous fous ?
Par ailleurs : en ce début d’un XXI° siècle naissant on peut se demander pourquoi, chaque été, les wagnériens – pratiquement toujours les mêmes – effectuent le pèlerinage en direction de la colline sacrée malgré des tarifs exorbitants et une qualité artistique qui semble se dégrader de plus en plus ?
On constate également que bon nombre de wagnériens dans l'âme font parfois preuves d'un « sectarisme » inquiétant !
Pour eux, il n'y a souvent que la musique de Wagner qui compte... les autres compositeurs ne les intéressent pratiquement pas ou ne sont bons qu’à jeter aux orties.
Les « Cercles Richard Wagner » qui ont fleuri un peu partout dans le monde ne sont-ils pas le signe évident du culte voué à Richard Wagner et à son œuvre !
Aucun autre compositeur ne fédère de telles chapelles ou de tels groupuscules. Il y a donc bien – quoi qu’on puisse en dire – un vrai mystère lié aux opéras du maître de Bayreuth.
En ce qui me concerne, j'ai découvert mon premier opéra de Wagner à l'âge de 13 ans à l'Opéra de Lyon. J'ai fait ensuite l'acquisition discographique de toute l'oeuvre wagnérienne avec des chanteurs disparus qui n'ont, hélas, jamais été remplacés.
Beaucoup plus tard, en ma qualité de directeur artistique, j'ai programmé "Die Walküre" (version concertante) mais également plusieurs concerts dédiés à Wagner avec, notamment, Hildegard Behrens, José Van Dam, Deborah Polaski, Robert Hale… sous la direction de Daniel Barenboim pour n'en citer qu’un parmi d'autres.
J'ai une prédilection particulière pour Tannhäuser, Le Vaisseau Fantôme, Lohengrin, Die Walküre et Le Crépuscule des Dieux.
Je considère que la plus passionnante, la plus émouvante et la plus intelligente des tétralogies demeure celle du tandem : Pierre Boulez et Patrice Chéreau. Un moment d’exception dans l’histoire du festival !
J'ose avouer aussi que le duo du 2° acte de Tristan m'ennuie profondément !
J'entends déjà les wagnériens, purs et durs, crier au scandale ou à l'hérésie !
Par contre, la mort d'Isolde me bouleverse. Je dis souvent qu'il faut attendre plusieurs heures afin d'accéder à ce moment unique qui nous entrouvre déjà les portes du paradis.
De nos jours, les très grands chanteurs wagnériens sont en voie de disparition. Ceux qui sont les plus talentueux semblent avoir déserté Bayreuth au profit d’autres grandes scènes telles que le Staatsoper de Munich, le Covent-Garden de Londres ou le Metropolitan Opera de New-York. De ce fait, les festivaliers de la colline sacrée sont contraints d ‘accepter, dans la majorité des cas, des distributions artistiques de second ordre pour ne pas dire de série « B » !
En ce qui concerne les metteurs en scène, force est de constater que lorsqu’ils sont engagés à Bayreuth, il semblerait qu’une forme de folie s’empare immédiatement d’eux, ce qui n’arrange rien… Wagner rendrait-il les gens fous ?
A cause de mises en scène souvent scabreuses, irrespectueuses et dénuées de bon sens mais aussi à cause de distributions artistiques indignes de la renommée de la colline sacrée, Bayreuth annonce déjà son crépuscule pour ne pas dire son déclin…
Amis Wagnériens, ne soyez pas tristes, vous pourrez toujours vous consoler avec de très beaux enregistrements discographiques (disques vinyles).
Depuis plusieurs années, c'est ainsi que je procède pour mon plus grand plaisir et mon plus grand bonheur !
A noter : J’ai eu le plaisir d’accueillir, plusieurs fois à Poissy, le jeune baryton-basse anglo-saxon James Rutherford.
Lorsque je l’ai entendu pour la première fois, je me souviens lui avoir dit : dans quelques années tu chanteras Wagner, tu as le matériau vocal et la stature pour cela !
Cet été 2011, il chante le rôle de Hans Sachs (Les Maître Chanteurs de Nuremberg) sur la scène du Festielhaus de Bayreuth !
Tannhäuser de Richard Wagner / José Van Dam, Wolfram / 1994
Le Crépuscule des Dieux de Richard Wagner / Deborah Polaksi, Brünnhilde / 1997
Die Walküre de Richard Wagner / Hildegard Behrens, Brünnhilde et Robert Hale, Wotan / Munich, 1989
J’ai eu le plaisir de collaborer avec Hildegard Behrens, Deborah Polaski, José Van Dam et Robert Hale.
LA MORT D’ISOLDE NOUS ENTROUVE LES PORTES DU PARADIS !
Tristan und Isolde (mort d’Isolde) de Richard Wagner / Dame Margaret Price, soprano / Direction musicale Carlos Kleiber
Dame Magaret Price nous a quittés le 28 janvier dernier, elle avait 69 ans.
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Dissertation Proposal Topics / Research Methodology / Literature Review Janice (USA)
Une visiteuse insolite ! Mon papa, je sais que tu seras très surpris en lisant ce message sur ton ordi mais j’ai tenu, moi aussi, à exprimer mon opinion ! J’ai aimé la production de Carmen à Orange. Surtout la chanteuse qui jouait le rôle de Carmen. J’ai été très impressionné par l’Aïda de l’Arène de Vérone mais un peu moins par celle vue et entendue à Rome. Pourtant c’était Placido Domingo qui dirigeait. Tu m’avais dit qu’il était le plus grand chanteur de sa génération. Comme nous étions assis au deuxième rang, juste derrière lui, j’ai vu qu’il chantait en même temps que les artistes qui étaient sur la scène. Je me souviens que tu m’avais dit : il chante avec eux et c’est bien mieux ainsi ! Par dessus tout, j’ai adoré, oui j’ai adoré le Rigoletto de cet été à Orange. J’ai adoré Vittorio, le ténor que j’aime le plus au monde mais aussi ta copine Patrizia qui était comme une mariée avec sa robe blanche et des roses rouges dans les bras. Son grand air m’a fait pleurer.Par contre j’ai détesté, oui j’ai détesté le Lohengrin vu à la télé. J’ai même fait des cauchemars dans la nuit. Je ne veux plus voir des choses aussi horribles. C’était débile et je n’ai rien compris. La dernière séquence avec le monstrueux bébé m’a vraiment fait très peur. Cela ne donne pas envie d’avoir des enfants.Papa, un tel spectacle risque de me dégoûter de l’opéra pour toute ma vie.
Bisous. Ta Manon qui t’aime. Manon Chorier (Annecy-le-Vieux)
Ma réponse à Manon Mon ange, qu’elle fut grande ma surprise de découvrir, ce matin, ton message sur mon ordinateur.
Dans un premier temps, j’ai pensé ne pas le faire paraître sur mon blog mais après avoir longuement réfléchi, j’ai trouvé qu’il pourrait être un bel exemple pour d’autres enfants et adolescents mais aussi pour certains adultes !
Je suis entièrement d’accord avec toi et j’approuve ton analyse aussi pertinente que sincère.
Effectivement, je t’avais raconté une belle histoire romantique, ce qui ne fut hélas pas le cas ! La plupart des metteurs en scène qui sévissent à Bayreuth ne méritent pas notre estime car ils détruisent l’esprit des œuvres et ne tiennent absolument pas compte de la musique. La plupart d’entre eux seraient bien incapables de lire une seule note de musique. Tu as raison, il faut vite oublier ce Lohengrin.
Par ailleurs, tu as également raison en ce qui concerne « Rigoletto », l’une des plus belles productions orangeoises de ces dix ou quinze dernières années. Je comprends aussi que tu puisses aimer Vittorio car c’est un magnifique artiste. Tu as un très bon goût et je suis fier de toi !
Bisous de ton papa qui t’aime très fort.
Qui a dit : la vérité sort de la bouche des enfants
J'ai été très touchée par le message de votre fille.
Elle a aussi de la chance d'avoir un papa comme vous.
Embrassez la très fort pour moi !
José Lambert
Ma réponse à José Manon va être heureuse de lire votre petit message. Merci pour elle !
"Lohengrin" sur Arte ? : J'ai regardé par "devoir", histoire de ne pas m'enfermer dans une seule vision, surtout une seule audition !
Le "solaire" il est vrai Klaus Florian Voigt ne peut incarner un demi-dieu, la voix n'est pas là...
Les rats ? Passons, mise en scène détestable et on se demande quel est le message ou le lien avec Wagner .
Quant à la "chute" de l'histoire, comme je comprends que votre fille soit horrifiée, c'était écoeurant... Ce bébé monstrueux n'est-il pas, en lui- même, l'incarnation de ce qui se passe sur scène ?
Je n'ai pu m'empêcher tout au long du spectacle de penser à Jonas Kaufmann ! Françoise Lembeye (Paris)
Ma réponse à Françoise Vous avez raison en ce qui concerne Klaus Florian Vogt. J'ai constaté - avec une certaine inquiétude - qu'il était complètement épuisé pour ne pas dire "aphone" à la fin de ce "Lohengrin" !
Lorsque un artiste présente de tel signes, on est en droit de s'interroger sur la longévité de sa carrière...
Klaus Florian Vogt devrait, au plus vite, se diriger vers d'autres répertoires plus lyriques et abandonner les ouvrages wagnériens sous peine de briser, irrémédiablement, sa voix et sa carrière !
Par ailleurs, je suis entièrement d'accord avec vous en ce qui concerne Jonas Kaufmann qui a fui, l'été dernier, Bayreuth et cette hideuse production.
Lorsque Jonas arrive à la fin de cet ouvrage, il serait tout à fait capable de le rechanter immédiatement sans la moindre trace d'usure ou de fatigue. Anecdote : Je me souviens que l'immense baryton-basse Ernest Blanc (*) se plaisait à dire : si l'on est capable de rechanter entièrement un opéra dès la fin d'un spectacle, c'est que l'on est sur la bonne voie et en bonne voix. Dans le cas contraire, il faut vite changer de métier !
(*) Ernest Blanc( 1923-2010) fut, jadis, un exceptionnel Wolfram (Tannhäuser) et un tout aussi convaincant Hollandais (Le Vaisseau Fantôme). Il a été également l'un des rares chanteurs francophones a être invité à Bayreuth à la grande époque de ce festival. Il a interprété, notamment, sur la colline sacrée : Telramund (Lohengrin) aux côtés de Sandor Konya, Léonie Rysanek, Astrid Varnay... Un rôle qu'il a enregistré aux cotés de Rita Gorr, Elisabeth Grummer et Sandor Konya !
Mon cher CHRISTIAN : votre opinion exprimée dans votre superbe et passionnant Blog dans la partie consacrée à BAYREUTH me fait réagir ici même car elle concerne le devenir des institutions crées par des Artiste ou des familles d'Artistes...
Il se trouve qu'il existe de plus en plus ce que j'appelle des "Héritiers abusifs" qui s'imaginent détenir la Vérité du moment - un moment de l'Histoire caractérisé par le phénomène de la Déconstruction qui sévit dans tous les domaines et évidemment dans le domaine artistique... dans l'Opéra comme dans d'autres secteurs, l'on assiste à un délire d'Héritiers probablement frustrés de ne pas être eux-mêmes des Créateurs, de Véritables Créateurs et qui s'arrogent le Droit de faire n'importe quoi sous couvert de "Modernité contemporaine", le titre de contemporain étant d'ailleurs annexé purement et simplement de façon totalitaire et démagogique car la création contemporaine est par essence diverse... On en arriverait à penser qu'un comité d'hygiène serait sinon indispensable du moins judicieux... c'est affligeant !
Il me faudrait des pages et des pages pour analyser le système totalitaire "soft" qui prétend détenir la Vérité absolue en ART et ceci avec la complicité des Pouvoirs publics: ceci tend à recréer un Art officiel. Jean-François Deluol (Artiste-Peintre - Paris)
Ma réponse à Jean-François Voilà qui est bien dit ! Votre analyse reflète, en grande partie, ce que tend à devenir le domaine des ARTS dans le monde d'aujourd'hui mais aussi celui de demain !
On ne peut que s'interroger et s'inquiéter sur l'avenir de la CULTURE !
L'Italie - terre des arts - a déjà sonné le glas... Quel sera le pays suivant ?
J’approuve les idées les Christian Chorier avec toutefois quelques différences d’appréciations qui pourraient bien nous éloigner, peut-être pour mieux nous rapprocher.
Pour mieux m’expliquer, je vais jouer, devant vous, au jeu de l’île déserte : « Si vous étiez condamné(e) à vivre sur une île déserte quel objet emporteriez-vous ? » Vous connaissez ?
Ma réponse est nette, tranchée et sans appel : les intégrales de Wagner et de Verdi, uniquement en disques vinyles, seuls garants des qualités artistique et technique. C’est à l’arrivé du CD que les artistes ont commencé à décliner et le son à être fabriqué. Mais comme le jeu exige un seul titre, je vais tricher en avouant de pas pouvoir me passer de l’intégrale de la Tétralogie, pour Wagner et de Don Carlo, Otello et Falstaff, pour Verdi. Comme sur l’île, il n’y aura pas d’électricité, je ne pourrais écouter mes disques. Cela a peu d’importance, je les regarderai, les toucherai et les protégerai. Je les connais par cœur et, sauf si ma mémoire défaille, je les chanterai dans ma tête du matin au soir.
Plus jeune, étudiant au conservatoire, mes professeurs m’ont fait connaître toutes les musiques et tous les artistes de toutes les époques et mon long passage dans la fosse de l’Opéra de Lyon, n’a pu que parfaire merveilleusement mes connaissances théoriques. C’était la période où j’ai commencé ma collection de disques qui, aujourd’hui, remplie mon appartement. J’ai été élevé avec les plus grands chefs, les plus grands instrumentistes solistes et les plus grands chanteurs lyriques.
Mais en vieillissant, mes goûts se sont raréfiés et j’ai commencé à repousser les plus grands, jusqu’à les supprimer complètement. Aujourd’hui, mon émotion ne se manifeste plus que par les accords de Wagner et de Verdi, même si Richard Strauss - en particulier « Le Chevalier à la rose » - est loin de me laisser indifférent. Nulle part je n’ai retrouvé des Furtwängler, Klemperer ou Karajan, à part peut-être Armin Jordan et je ne crois pas qu’il existe aujourd’hui des Fritz Kreisler, des Jacqueline du Pré, des Marguerites Long, des Mario del Monaco, des Renata Tebaldi et des Boris Christoff.
La nouvelle génération fait avec. A-t-elle le choix ? Mais si Christian Chorier dit avec justesse que Bayreuth est fini – pas tout de suite à mon avis -, moi je crois sincèrement que c’est l’art tout entier qui n’a plus de sens dans un monde gouverné par des machines sans âmes, qui calculent si la bourse vous permettra demain de pouvoir manger ou simplement de vivre.
Dans le passé, Alfred Hitchcock l’avait dit dans « Vertigo » (Sueurs froides) ou dans « Marnie » (Pas de printemps pour Marnie). Seul, aujourd’hui, Lars von Trier peut vous expliquer tous ça mieux que moi. Allez voir son dernier film « Melancholia » et vous saurez où va notre monde désossé et noyé dans la pourriture. Hervé Gallien
ex. chef d'orchestre
ex. trompettiste à l'Opéra de Lyon
ex. directeur du Conservatoire de Musique d'Aix-les-Bains
Ma réponse à Hervé Dans le monde professionnel, tout le monde sait que vous êtes un wagnérien dans l'âme.
Cependant, vous êtes également ouvert à d'autres compositeurs et à d'autres formes d'expression musicale.
Vos propos sont ceux d'un professionnel aguerri qui a de longues années de route et de succès derrière lui !
Votre vision de l'art wagnérien et du monde musical d'une manière plus générale ne peut que nous interpeller !
VITTORIO GRIGOLO, L’UNICO TENORE ITALIANO
Le jeune ténor italien Vittorio Grigolo est celui que ma fille Manon (*) aime le plus !
Comment ne pas être d’accord avec elle dès que l'on écoute cette voix du ciel (ou celle d'un ange) au style parfait, au timbre séducteur, à la musicalité sans faille, à l’élégance vocale suprême ?
Vittorio Grigolo est, bel et bien, le ténor que la pénisule italienne attendait depuis la disparition de big Pavarotti. Vittorio Grigolo et Jonas Kaufmann sont, indiscutablement, les deux meilleurs ténors actuels.
Qu’on se le dise !
(*) Manon vient d’avoir tout juste 15 ans !
Vittorio Grigolo, The Italian Tenor
Vittorio Grigolo au Metropolitan Opera de New-York
Vittorio Grigolo interpretera le rôle de Rodolfo dans « La Bohème » de Puccin, l’été prochain à Orange. A ne pas manquer !
La Traviata de Verdi / Vittorio Grigolo, Alfredo & Patrizia Ciofi, Violetta / Théâtre Antique d’Orange, 2009
Vittorio Grigolo à Rome, 2006
"RIGOLETTO", ENCORE ET TOUJOURS...
LE COMMENTAIRE D'UNE CHARMANTE VISITEUSE DE BELGIQUE !
J'étais à Orange, le mardi soir du 2 août dernier. Nuit chaude, et "Rigoletto" nous combla des heures durant.
Je cherche, depuis, à acquérir l'enregistrement de cet Opéra, chanté avec tant d'émotion par Patrizia Ciofi et Léo Nucci.
Je me console un peu par votre site dont l'accueil est si bien assuré. Permettez-moi de vous en féliciter très chaleureusement !
Pourriez-vous m'aider à commander le DVD si DVD il y a ? Claire Pahaut (Bruxelles)
Ma réponse à Claire : Je ne pense pas qu'un enregistrement vidéo ait été réalisé. On ne peut que le regretter.
Peut-être serait-il plus judicieux d' écrire, directement, à la direction des Chorégies !
Par ailleurs, vous devriez pouvoir vous procurer la "bande son" via France Musique.
Un ami m'a fait une copie, sur CD, de cette retransmission radiophonique. J'étais, ce soir-là, sur la belle plage de Lacanau-Océan !
Cependant, j'ai eu une pensée émue pour tous ceux qui étaient à Orange.
Ma fille Manon (15 ans) adore Vittorio Grigolo, son ténor préféré. Dans les coulisses, lors de la répétition générale, Vittorio lui a fait la bise... de quoi rendre folle de jalousie les très nombreuses jeunes femmes qui attendaient Vittorio à la sortie des artistes pour le féliciter et obtenir des photos dédicacées !
Rigoletto de Verdi / Leo Nucci, Rigoletto, Patrizia Ciofi, Gilda, Vittorio Grigolo, Duca di Mantova / Théâtre Antique d'Orange, 2011
LE 24 AOUT 2011 A ANNECY : VALERY GERGIEV, UN CHEF D’ORCHESTRE CHARISMATIQUE !
Valery Gergiev est l’un des plus grands chefs d’orchestre actuels.
J’ai eu l’opportunité, la chance et le plaisir de l’accueillir à Poissy et à Montreux.
Je suis toujours émerveillé par sa gestuelle particulière qui fascine tous les musiciens qu’il dirige. Ses mains et ses doigts sont déjà, à eux seuls, tout un spectacle !
Valery Gergiev sera à Annecy (Haute-Savoie) le 24 août prochain à la tête de son Orchestre du Théâtre Mariinsky. Un événement musical à ne pas manquer !
Casse-Noisette de Tchaïkovski / Direction musicale Valery Gergiev / Orchestre du Théâtre Mariinsky / Saint-Petersburg
Capriccio Espagnol de Rimski-Korsakov / Direction musicale Valery Gergiev / Orchestre du Théâtre Mariinsky / Saint-Petersburg
Ruslan and Ludmila de Glinka / Direction musicale Valery Gergiev / Orchestre du Théâtre Mariinsky / Saint-Petersburg
MUSIQUES POPULAIRES ACCESSIBLES A TOUS :
"OUVERTURE 1812" DE TCHAÏKOVSKI & "BOLERO" DE RAVEL
Le Festival Prom’s de Londres n’a pas, hélas, son équivalent en France !
Pourtant, si l’on souhaitait vraiment démocratiser la musique classique, il faudrait que les responsables et les programmateurs suivent ce bel exemple !
Contrairement à nos grandes formations symphoniques, les orchestres anglo-saxons ne réfutent jamais à jouer des musiques dites « faciles » ou « populaires » accessibles à tous.
En France, on se gargarise souvent d’œuvres ardues qui font parfois fuir les mélomanes eux-mêmes.
En France, la plupart des dirigeants et les responsables des programmations recherchent, avant-tout, à faire parler d’eux sans se préoccuper véritablement du souhait des publics. Des publics qui, soit dit en passant, se raréfient de plus en plus...
Il faut dire aussi que certains critiques musicaux se complaisent à défendre, également, les programmations les plus élitistes, ce qui n’arrange rien !
Apparemment, en France, on ne sait pas - ou l’on rechigne - à séduire les publics par des programmations accessibles au plus grand nombre !
Qui sont les responsables ?
Ceux qui sont chargés principalement des programmations ou ceux qui les encouragent (par exemple : par l'octroi de subventions) à agir ainsi !
En France, parmi les plus importants festivals, les seuls qui aient vraiment compris que la musique devait être « un droit pour tous et accessible à tous » sont principalement ceux de la Roque d’Anthéron et des Chorégies d’Orange mais aussi, dans un esprit différent, les responsables des populaires « Folles journées » de Nantes.
Des exemples à suivre...
Ouverture Solennelle 1812 de Tchaïkovski / Direction Mark Elder / Halle Philharmonic Orchestra Festival Prom’s, Londres
J’ai eu le plaisir d’accueillir Mark Elder à Poissy. Un chef que l’on invite encore trop peu en France ! Un chef d’orchestre aussi à l’aise dans le répertoire lyrique qu’à la tête d'orchestres symphoniques. Sa parfaite connaissance des voix est très appréciée des chanteurs !
Bolero de Maurice Ravel / Direction Gustavo Dudamel / Orchestre Philharmonique de Vienne / Festival de Lucerne, 2010
MON ALBUM PHOTOS
1 - Embarcadère à Annecy
2 - Lac d'Annecy
3 - Château d'Annecy
4 & 5 - début de soirée sur le lac d'Annecy à Veyrier-du-Lac
6 & 7 - Ma fille Manon sur une planche à voile à Veyrier-du-Lac
8 - Du vent dans les voiles à Veyrier-du-Lac
9- Veyrier-du-Lac, en direction de la plage
10 - Lac d'Annecy à Veyrier-du-Lac
Photos Christian Chorier
A noter : les plages de Veyrier-du-Lac sont situées à 15 minutes de mon domicile ancilévien.
Elles bénéficient d'un plus grand ensoleillement par rapport à l'autre rive !
Ma vision de l'actuel Festival de Bayreuth par rapport au commentaire que l'on peut lire, notamment, sur : LE BLOG DU WANDERER, une personne qui ne dévoile pas son identité et son cursus musical !
MON BILLET DU JOUR : RICHARD WAGNER DECHAÎNE TOUJOURS LES PASSIONS !
J'ai reçu, ce 15 août près de 700 messages au sujet de Bayreuth. Un véritable record !
Sur les 698 messages, pour être plus précis : j'ai dénombré seulement 3 adeptes "pour" et 695 personnes outrées, furieuses et dégoûtées à jamais des opéras wagnériens et de Bayreuth, le festival des snobs, des prétentieux et des gens friqués (dixit de nombreux blogueurs).
A l'heure où la musique se désole d'être désertée par la population, il serait tant de se poser les bonnes questions pour redonner à l'art lyrique sa vraie valeur émotionnelle et culturelle.
On pourra ainsi séduire, à nouveau, un public en voie d'extinction contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire !
SI la personne qui se dissimule sous le pseudonyme de "Wanderer" pense que Bayreuth se démocratise de cette manière, elle se trompe totalement !
Par ailleurs, "Wanderer" doit ignorer que les plus "petites voix" passent aisément la rampe dans cette salle dont l'acoustique est absolument prodigieuse. Il doit ignorer également que l'orchestre enfoui sous une énorme "rabat-son" ne constitue plus un barrage sonore pour les chanteurs.
Que ce sympathique blogueur soit rassuré : Bayreuth agonise... Bayreuth ne serait-il pas déjà mort ?
En ce qui me concerne, j'écris au grand jour en laissant sur mon blog, l'empreinte de mon nom et de mes coordonnées. Simple question de respect et d'honnêteté vis à vis de ceux qui me font l'honneur et l'amitié de me lire !
A noter : J'habite à Annecy, ville jumelée avec Bayreuth, ce n'est pas pour autant que je vais me priver de dire tout haut, ce que la majorité des gens pensent tout bas.
LES GRANDES VOIX DE BAYREUTH :: JAMES KING, HILDEGARD BEHRENS, REGINE CRESPIN & JONAS KAUFMANN !
J'aurais dû citer également : WOLFGANG WINDGASSEN, LEONIE RYSANEK, ASTRID VARNAY - trois prestigieux artistes parmi d'autres - qui ont contribué, jadis, à la renommée de Bayreuth mais J'ai fait le choix de ne mentionner que les chanteurs avec lesquels j'ai collaboré (Hildegard Behrens, Régine Crespin) et ceux que j'ai eu la chance d'écouter sur de grandes scènes lyrique (James King, Jonas Kaufmann).
Lohengrin de Richard Wagner / James King, ténor / Metropolitan Opera de New-York, 1968
Lorsque j’étais jeune, j’ai eu la chance d’entendre James King (1925-2005) à Munich dans « Lohengrin », « Die Walküre » de Wagner et « Fidelio » de Beethoven sous la direction de Wolfgang Sawallisch.
C’était également la grande époque de la colline sacrée de Bayreuth qui est devenue, de nos jours, une sorte de colline désacralisée… Richard Wagner doit probablement se retourner dans sa tombe !
Siegfried de Richard Wagner / Hildegard Behrens & René Kollo / 1989
J’ai invité Hildegard Behrens (1937-2009) à la Maison de la Culture de Clermont-Ferrand lors d’un magistral concert dédié à Wagner. Je garde d’Hildegard le souvenir d’une artiste merveilleuse, émouvante et d’une gentillesse hors du commun.
Lohengrin de Richard Wagner / Régine Crespin, Elsa / Paris, 1961
Régine Crespin : une voix saine, bien timbrée et puissante mais également une voix parfaitement conduite et très musicale. J’ai eu la chance d’entendre mon premier « Tannhäuser » avec Régine Crespin, Hans Beirer, Janis Martin et Ernest Blanc. J’ai également invité Régine Crespin à Clermont-Ferrand dans « La Dame de Pique » (rôle de la Comtesse) de Tchaïkovski. Je l’ai ensuite accompagné à l’Opéra de Varsovie. Chaque matin et soir, je m’occupais de son adorable petit chien pour sa toilette hygiénique… C’est aussi cela la face cachée du monde de l’opéra !
Lohengrin de Richard Wagner / Jonas Kaufmann, Lohengrin / Staatsoper de Munich, 2009
Jonas Kaufmann est l'un des plus représentatifs chanteurs wagnériens de la nouvelle génération. On admire son phrasé, son élégance et sa tenue scénique, son timbre séduisant et sa musicalité jamais prise en défaut.
C’est ainsi que l’on doit chanter pour mieux servir Wagner !
Sur le site « la septième augmentée » (alias « Critipolemik ») on peut lire, depuis quelques heures, une critique acerbe ou au vitriol concernant la retransmission de « Lohengrin » de Richard Wagner en vrai-faux direct depuis la colline sacrée de Bayreuth !
Voici le commentaire que j’ai immédiatement écrit et déposé sur le site de "la septième augmentée" :
Bravo pour cette critique perspicace, judicieuse et réaliste !
Il y a quelques jours sur mon blog (http://chorier.blog.fr) j'avais prévenu les téléspectateurs potentiels : " il sera nécessaire de fermer les yeux et de n'ouvrir que les oreilles". Le final conçu par un metteur en scène (*) – célèbre pour ses provocations - frôle l’hérésie pour ne pas dire la folie psychiatrique.
On devrait exiger la démission des deux soeurs Wagner qui dirigent ce lieu mythique. Elles sont, au plus haut niveau, les responsables du naufrage du Festival de Bayreuth.
En ce qui concerne le rôle titre on regrettera l’absence de Jonas Kaufmann, le seul Lohengrin digne de la colline sacrée. Le jeune Vogt est un grand et beau jeune homme comme disait ce soir, ma charmante voisine, mais la voix est trop légère pour satisfaire entièrement aux exigences de ce rôle.
Où sont les fameux "HELDENTENORS" qui faisaient vibrer, jadis, tous les wagnériens mais également tous les autres ?
Aujourd'hui le public de Bayreuth - qui dépense des sommes exorbitantes pour être dans la salle du Festspielhaus - n'a plus aucune référence. De ce fait, il applaudit tout et n'importe quoi… Probablement pour se consoler des milliers d'euros investis dans ce marasme.
De nos jours, pour écouter les oeuvres de Richard Wagner, il faut se rendre à Munich, à Londres ou à New-York. BAYREUTH, SE MEURT, BAYREUTH EST DEJA MORT !
Bayreuth est devenu le festival des snobs, des prétentieux, de ceux qui croient tout savoir et de ceux qui adorent se montrer...
d'où la conclusion : VIENS A BAYREUTH ET JE TE DIRAI QUI TU ES !
A noter : Nous avons remarqué l'absence du metteur en scène au moment des saluts. Les responsables de la chaîne ARTE ont probablement voulus nous épargner les vociférations et les huées d’un public furieux et indigné.
Une nouvelle « bataille d’Hernani » qui était en totale contradiction avec les propos dithyrambiques tenus par la charmante présentatrice visiblement dépassée par les événements !
Cet été, sur la colline sacrée, seule la production des "Maîtres Chanteurs de Nuremberg" semble échapper à cette apocalypse !
La chaîne ARTE nous offre parfois le meilleur mais, hélas, très souvent le pire.
Qui sont donc les responsables des choix musicaux et lyriques ?
Cette chaîne prend ainsi le risque de dégoûter tous les amateurs d'art lyrique. C'est peut-être ce qu'elle souhaite ?
Parfois on aimerait être une petite souris comme celles de ce "Lohengrin" pour mieux savoir ce qui se trame dans les coulisses et dans le dos des téléspectateurs que nous sommes !
Attention : à trop prendre les téléspectateurs pour des « imbéciles », la "révolte" pourrait, éventuellement, gronder !
A noter : (*) Lors de la scène finale de ce « Lohengrin », le metteur en scène exhibe un ignoble et monstrueux bébé » censé symboliser le Cygne Blanc. Cette image aussi grotesque que terrifiante a fait hurler ma fille âgée de 15 ans. Elle m’a regardé d’un air furieux et m’a dit, en sanglotant : Papa, si c’est cela l’opéra, je ne veux plus jamais regarder des choses aussi ignobles.
ARTE devrait méditer le mal qui est ainsi fait… et Bayreuth devrait revoir, au plus vite, ses choix !
LE "LOHENGRIN" DE MUNICH SURCLASSE AISEMENT CELUI DE BAYREUTH !
Lohengrin de Richard Wagner / Jonas Kaufmann, Lohengrin & Anja Harteros, Elsa / Direction musicale Kent Nagano / Staatsoper de Munich, 2009
Lohengrin de Richard Wagner / Jonas Kaufmann, Lohengrin & Anja Harteros, Elsa / Direction musicale Kent Nagano / Staatsoper de Munich, 2009
Une représentation de "Lohengrin" qui réconcilie les publics traditionnels et ceux qui recherchent une modernité intelligente. Jonas Kaufman et Anja Harteros sont, actuellement, les meilleurs interprètes de cet opéra. Ils ne se produisent pas à Bayreuth, mais au Staatsoper de Munich, nouvelle capitale du chant wagnérien.
Dans cette réalisation le rêve d'Elsa irradie toute la représentation. La poésie et le romantisme sont au rendez-vous contrairement à la décevante production de Bayreuth. Qu'on se le dise !
LES COMMENTAIRES DE MES VISITEURS !
Fidèle lectrice de votre site et partageant vos émotions, j'ai regardé jusqu'au bout le "Lohengrin" sur Arte.
Nous avons encore eu droit à une coupure et comme par hasard l'intermède proposé : un extrait du concert de Jonas Kaufmann. Klaus Florian Vogt, tout talentueux qu'il soit, n'a pas le timbre pour interpréter Lohengrin. L'année dernière, j'avais écouté, dans la même production, la retransmission sur "France Musique" avec Jonas Kaufmann, bien sûr sans les images et heureusement pour moi : Un pur bonheur !
Quant au metteur en scène, il doit souffrir de délirium tremens (tous ces rats) et devrait être interné...
L'image finale du cygne : une horreur jusqu'à la nausée... Emma G.
Ma réponse à Emma
J'ai reçu, ce matin, de nombreux messages de visiteurs scandalisés par cette retransmission de "Lohengrin".
Cela tend à démontrer que les téléspectateurs ne sont pas dupes, qu'ils savent rester lucides et qu'ils réagissent sainement face à des spectacles qui déshonorent l'art lyrique et qui ne peuvent que troubler gravement les esprits !
Que les responsables de tels scandales aient le courage d'organiser des débats contradictoires...
A ce moment là, ils prendront peut-être conscience de leurs monumentales et impardonnables erreurs !
Pas besoin de demander la démission des soeurs, cela se fera tout seul ! En tous cas, dès que les snobs qui vont à Bayreuth pour leur statut social et non pour la musique seront convertis. Sans même parler de la mise en scène qui ne mérite que de la salive, que dire d'une Annette Dasch qui devrait se limiter au baroque léger, d'un Klaus Florian Vogt qui a terminé épuisé, à peine capable de saluer le public et qui se ridiculisait en s'époumonant ! Très médiocre acteur (on avait déjà pu le constater à la Bastille dans le "Vaisseau"), mais Kollo ou Windgassen doivent se retourner dans leur tombe ! Au moins y avait-il Petra Lang en Ortrud et Nelsons à la baguette. Il est malgré tout consternant de voir à quoi peut s'abaisser un jeune chef de 32ans, fût-il très doué, pour pousser sa carrière. Consternant !
Je pense qu'ARTE a fait définitivement fuir les quelques courageux qui aurient naïvement cru qu'ils pourraient s'ouvrir à l'opéra hier soir.
Mon voisin, qui fait partie du cercle Wagner à Lyon, a carrément refusé de regarder, sentant le désastre venir au vu de la distribution ( Annette Dasch et Hans Neuenfels). Nicolas Wiernsperger (Orliénas près de Lyon)
Ma réponse à Nicolas Vous avez raison, René Kollo et Wolfgang Windgassen doivent se demander - du haut du ciel - si Bayreuth n'a pas perdu la "boussole" avec des solistes indignes d'un tel lieu mythique et des metteurs en scène qui contribuent à sa chute. On pourrait penser qu'il s'agit, en quelque sorte, d'une d'autodestruction souhaitée par les descendants de la famille Wagner qui ne manquent aucune occasion de s'entre-déchirer ! Bayreuth est bien malade... il agonise !
Je savais également qu'Annette Dasch traversait une sérieuse crise vocale et que Klaus Florian Vogt serait à la limite de ses moyens vocaux mais je n'ai pas souhaité les accabler encore plus !
Quant à Hans Neuenfels, seules des personnes snobs, prétentieuses ou totalement déphasées semblent apprécier ses ahurissantes conceptions scéniques !
J'ai regardé la retransmission de LOHENGRIN sur ARTE. J'ai été scandalisé par la mise en scène ! Comment peut on se permettre d'abimer ainsi l'un des chef-d'oeuvre de l'art lyrique!
On devrait interdire à ce Neuenfels de toucher à l'opéra. J'ai trouvé les intreprètes très mauvais, klaus florian vogt n'a pas la puissance de la voix pour le rôle, il est par ailleurs mauvais comédien, on est très loin de la meiveilleuse interprétation de Jonas Kaufmann.
Annette Dasch a un visage sans expression et la voix est médiocre.
On est loin de la très belle interprétation d'Anja Harteros.
Une mélomane indignée ! Marie-Louise Lux(Villiers-sur-Orge)
Ma réponse à Marie-Louise Je comprends tout à fait que l'on puisse être choqué par cette hasardeuse et ignoble réalisation si l'on est une personne lucide, censée, respectueuse de certaines valeurs mais aussi une mélomane avertie !
Sur les 161000 personnes assises devant le petit écran (une part d'audience à 0,9 %) , on peut dire qu'une petite poignée d'entre-elles furent satisfaites. Un véritable "fiasco' artistique et l'un des plus cuisants échecs de la chaîne ARTE.
On peut dire aussi que le mécontentement continue de faire rage !
ARTE semble s'être complètement discrédité aux yeux et aux oreilles d'une forte majorité de téléspectateurs !
Qui a dit : ce sont ceux qui sont les plus nombreux qui ont toujours raison ?
En ce qui concerne Klaus Florian Vogt et Annette Dasch, nous savions, pertinemment, qu'ils ne seraient pas à la hauteur des exigences artistiques que l'on serait en droit d'attendre du festival Wagner de la colline sacrée !
Ceux qui applaudissent à tout rompre à la fin des représentation ne doivent plus avoir de très bonnes oreilles, ce qui pourrait expliquer la croissance des médecins oto-rhino-laryngologues dans cette région de la Franconie (*).
(*) La Franconie est rattachée à la Bavière !
Lohengrin de Richard Wagner / Waltraud Meier, Ortrud & Solveig Kringelborn, Elsa / Direction Kent Nagano / Baden Baden, 2006
J'ai invité le chef d'orchestre Kent Nagano lorsque je dirigeais les spectacles de la Maison de la Culture de Clermont-Ferrand.
LA FÊTE DE L''ASSOMPTION !
Ave Maria de Franz Schubert / Vittorio Grigolo, ténor / Dresde, 2010
Panis Angelicus de César Franck / Pavol Breslik, ténor / Direction musicale Laurence Equilbey / 2009
Ave Maria de Charles Gounod / Juan Diego Florez, ténor
Ave Maria extrait d’Otello de Verdi / Barbara Frittoli, Desdemona / Direction musicale Riccardo Muti / Scala de Milan, 2001
Suor Angelica de Giacomo Puccini / Barbara Frittoli, Suor Angelica / Direction musicale James Levine / Metropolitan Opera, New-York, 2007
J’ai invité Barbara Frittoli au début de sa carrière à la Maison de la Culture de Clermont-Ferrand. Je lui ai servi de coach pour l’interprétation des airs de Marguerite de « Faust » de Gounod et d’autres oeuvres du répertoire français.
« LOURDES », LE FILM DU DESESPOIR !
Le film "Lourdes" a reçu le Prix de la critique internationale à la Mostra de Venise, 2009 ainsi que le Prix Signis décerné par l'association catholique européenne.
Je dois avouer, tout d'abord, que je ne suis pas d'accord avec les propos négatifs tenus par Monseigneur l'Evêque de Lourdes qui semble avoir oublié qu'il s'agit d'un film et que la fiction fait partie intégrante d'une telle réalisation !
La lenteur du déplacement de la caméra mais aussi l'atmosphère oppressante des divers lieux choisis contribuent à créer un malaise qui rend cette histoire encore plus mystérieuse et envoûtante !
Cependant, Jessica Hausner sait nous ménager quelques séquences ou l'humour reprend ses droits en nous permettant de souffler un bon coup !
Sylvie Testud est absolument remarquable avec son petit visage souffreteux et son engagement physique tout simplement hallucinant.
Le petit monde qui gravite autour d'elle nous dépeint une société faite d'hypocrisie, de mensonges, de maladresses mais également une société cruelle et parfois malsaine.
"Lourdes" le film de l'espoir ? Je serais plutôt tenté d'écrire : celui des faux espoirs !
Jessica Hausner ose nous montrer, également, cette ville de Lourdes devenue une sorte de grande industrie touristique et de commerce du catholicisme avec ses innombrables boutiques « fétichistes » et ses parades nocturnes grandioses plus proches des festivités du 14 juillet que celles de processions recueillies et empreintes de spiritualité.
Effectivement la ville de Lourdes ne sort pas tellement grandie d’un tel film mais on ne peut pas, indéfiniment, prendre les gens pour de grands naïfs !
Lourdes (2011), film de Jessica Hausner / Sylvie Testud, Bruno Todeschini, Léa Seydoux
L’un de mes oncles était atteint de la maladie de Parkinson. Il était privé de la parole, il ne pouvait se nourrir qu’avec l’aide d’une sonde, ses membres tremblaient constamment. Il lui fallait de très nombreuses minutes pour griffonner trois ou quatre mots sur un papier.
Lors d'un 15 août, il a émis le vœux de se rendre à Lourdes avec bon nombre d’autres pèlerins malades !
Il n’a pas eu la chance d’être guéri mais ce déplacement lui a donné le courage - pendant deux années supplémentaires - de continuer à se battre contre cette terrible et implacable maladie.
MES SOUVENIRS : « GRAND-MESSE » SUR L’ESPLANADE DE LA STATION THERMALE DE VICHY, LE 15 AOÛT 1990
Le 15 août demeure une date importante dans ma vie artistique mais également dans ma vie personnelle et familiale !
En 1990, j’ai organisé une « Grand-Messe », en plein air, lorsque je dirigeais le Festival de Musique et d’Art Lyrique de Vichy (Allier).
Plus de 5000 personnes avaient assisté à cet important rassemblement spirituel et musical.
J’avais demandé à mes amis de l’Opéra National de Varsovie (Chœur et Orchestre) de participer à cet événement qui reste encore gravé dans la mémoire de tous ceux qui étaient présents sur l’immense esplanade proche du Casino de cette charmante mais désuète station thermale !
Stabat Mater de Rossini / Joyce DiDonato, Lawrence Brownlee, ténor / Direction musicale Antonio Pappano
J’ai souvent invité mon amie Joyce DiDonato à Poissy, notamment dans le rôle titre d’Alcina de Händel mais aussi pour le cycle des « Nuits d’Eté » d’Hector Berlioz.
MES SOUVENIRS : « REQUIEM » DE VERDI AU FESTIVAL DE MONTREUX, 1998
Par ailleurs : je viens de découvrir - grâce à l'un de mes visiteurs prénommé Smorgy Michell qui habite au sud de la Californie - le « Requiem » de Verdi que j'ai réalisé, en 1998, au Festival de Montreux en 1998. J'avais consituté le casting artistique : solistes, chef d'orchestre, orchestre et choeurs de cette Messe !
J’avais engagé, notamment, la soprano slovaque Luba Orgonasova (*) – une cantatrice que j’adore et qui n’a pas réalisé, hélas, la carrière à laquelle elle aurait pu prétendre – et la mezzo bulgare Vesselina Kasarova sous la direction du chef anglo-saxon Paul Daniel.
En ce qui concernait le jeune ténor - à l'époque - Fabio Sartori, c'était sa première apparition en Suisse.
Depuis, il s'est produit sur toutes les grandes scènes lyriques internationales. Dernièrement, il chantait à la Scala de Milan aux cotés de Placido Domingo et d'Anja Harteros dans la nouvelle production de "Simon Boccanegra" de Verdi.
Autant vous dire combien est grande mon émotion, en ce dimanche 14 août, d’écouter à nouveau ce « Requiem » qui me donne du baume au cœur et qui me rappelle tant de merveilleux souvenirs musicaux et vocaux sur les bords du lac Léman !
(*) Luba Orgonasova possédait une voix d’une somptuosité pratiquement sans égale. Elle était capable des plus impalpables pianissimi aux « forte » les plus spectaculaires et les plus percutants. Son registre suraigu était également prodigieux !
Anecdote : pendant plusieurs mois, avant ce concert du « Requiem », j’ai entretenu une correspondance suivie avec Paul Daniel. Je me souviens qu’à la fin de chacun de mes messages, je mentionnais les termes suivants : Dear Paul, je souhaiterais que l’on puisse oublier le côté « grand opéra » de cette œuvre et que ce Requiem soit le plus intériorisé et le plus intimiste que l’on ait jamais entendu… En « martelant » ainsi ces mots, je savais que nous pourrions éviter ainsi le piège d’un Requiem trop tonitruant, grandiloquent et éloigné de son caractère spirituel.
Requiem de Verdi / Festival International de musique et d'art lyrique de Montreux / Direction générale et artistique : Christian Chorier. Luba Orgonasova, soprano, Vesselina Kasarova, alto, Fabio Sartori, ténor, Dean Peterson, basse / Direction musicale Paul Daniel / Orchestre National de Lyon / Choeur Philharmonique de Prague (enregistrement audio live, Montreux, 1998)
ATTENTION : Si vous souhaiter écouter ce "Requiem" de Verdi dans son intégralité, il vous suffit de taper sur le mot "suivant" qui apparaît à la fin de chaque séquence vidéo.
LES COMMENTAIRES D'UN VISITEUR ! Message traduit de l'anglais au français.
Grâce à votre merveilleux blog, je passe d'agréables moments. J'ai la chance de posséder l'intégralité de votre " Messe de Requiem" de Verdi de Montreux en1998. Depuis mon site Youtube (SDCmorg) vous pouvez, désormais, télécharger ce très beau Requiem !
J'espère que vous aurez ainsi un magnifique souvenir du magistral concert que vous nous avez offert.
Mon site web est http://www.youtube.com/playlist?list=PL14F068F92941F234.
Je suis d'accord avec vous, j'aime aussi beaucoup Luba Orgonasova. Elle est l'une des sopranos les plus étonnantes que j'ai entendue. Une véritable merveille !
Meilleurs voeux et Bravo ! Smorgy Michell (Chula Vista - San Diego / Californie du Sud)
LIBERTE, LIBERTE, REDESCEND DES CIEUX : GUILLAUME TELL DE ROSSINI SOUS LA DIRECTION FLAMBOYANTE D’ANTONIO PAPPANO
Version Originale en Français
Un nouvel enregistrement de « Guillaume Tell » va paraître, prochainement, sous le label EMI (Virgin Classics).
Je ne peux que vous conseiller de faire l’acquisition de ce coffret (3 CD) qui suscitera, inévitablement, votre enthousiasme !
Depuis les extraits de "Guillaume Tell" enregistrés - il y a fort longtemps - par Tony Poncet et Jean Borthayre, d'une part et d'autre part par Nicolaï Gedda, Ernest Blanc et Andrea Guiot, d'autre part, nous n'avions pas eu l'occasion de bénéficier d'une telle fête vocale et musicale.
Cet enregistrement est, incontestablement, la version live discographique la plus aboutie que l'on puisse entendre !
A la tête d'une éblouissante distribution artistique, il faut mentionner tout d'abord le Guillaume Tell, stylé, musical, aérien, lunaire et bien chantant du baryton anglo-saxon Gérald Finley par ailleurs un merveilleux baryton mozartien. Son chant pur et élégiaque, sa ligne de chant jamais prise en défaut en font l'un des plus attachants Guillaume Tell de toute l'histoire de l'art lyrique.
A ses cotés on est subjugué par la performance réalisée par le ténor américain John Osborn. Arnold est probablement son meilleur rôle. Il l'interprète avec une musicalité exemplaire et une douceur qui fera vibrer tous les coeurs féminins mais aussi celui de tous les autres.
Son air du quatrième acte est un modèle de beau chant au sens le plus noble du terme.
Si tous les ténors pouvaient chanter avec une telle musicalité nos oreilles seraient continuellement au paradis !
La soprano suédoise Malin Byström possède cette technique virtuose et cette ligne de chant bien conduite qui lui permettent de triompher de toutes les embûches que comporte le rôle de Mathilde.
Une mention spéciale pour Elena Xanthoudakis dans le rôle Jemmy. Une jeune artiste à suivre...
On remarquera que les leçons de diction nous parviennent des pays anglo-saxons et américains... De quoi méditer sur les formations dispensées dans nos écoles de chant françaises !
En conclusion : l'enregistrement de « Guillaume Tell » s'impose absolument !
Tous ceux qui risquent de piétiner avant la sortie officielle de ce coffret - j'ose avoir été de cela - peuvent "Télécharger", dès à présent, cet opéra sur music ME (Rossini / William Tell - Luxury Edition). Ils bénéficieront ainsi d'un son HI-FI.
A noter : j’ai eu le plaisir d’accueillir le chef anglo-saxon, d’origine italienne : Antonio Pappano au Festival de Vichy. A cette lointaine époque, il était tout jeune… moi aussi !
Dès les premiers instants de notre rencontre… dès qu’il eut levé son bras face aux musiciens de l’Orchestre de Paris, j’ai su qu’il serait l’un des chefs d’orchestre les plus marquants de sa génération. Antonio Pappano (Tony pour les intimes) est depuis quelques années, le brillantissime directeur musical du prestigieux Royal Opera House, Covent-Garden de Londres et le chef attitré de l’Orchestre de l’Accademia Nazionale di Santa Cecilia de Rome.
Guillaume Tell de Rossini / Accademia Nazionale di Santa Cecilia / Direction musicale Antonio Pappano / 2010
Beauté des sons orchestraux et une musicalité sans faille ! Des chœurs splendides et fortement engagés. Prestations remarquables des solistes. A noter : J’ai souvent invité Gérald Finley à Poissy et à Montreux. Un baryton d’une musicalité exemplaire !
Extrait du nouvel enregistrement de "Guillaume Tell". Si vous ouvrez bien grandes vos oreilles... Vous risquez d'être totalement envoûtés et d'écouter, en boucle, le chef d'oeuvre de Rossini.
Confidence : Depuis longtemps, j'ai abandonné les enceintes gigantesques qui encombrent nos appartements. J'écoute tous mes enregistrements (CD et DVD) sur les minuscules mais très performantes enceintes de la marque BOSE. Deux petits bijoux, deux petites merveilles d'une musicalité exemplaire et d'une richesse chromatique à couper le souffle.
CHANTER MOZART, C'EST DU BAUME POUR LA VOIX !
Le Nozze di Figaro de Mozart / Gérald Finley, Comte Almaviva / Direction musicale Antonio Pappano / Londres, 2006
Don Giovanni de Mozart / Malin Byström, Donna Anna / Direction musicale René Jacobs / Baden-Baden, 2006
Gerald et Malin continuent à chanter Mozart afin de ne pas perdre cette flexibilité, ce beau legato et cette musicalité que requière le répertoire belcantiste mais aussi d’autres répertoires.
Les chanteurs verdiens et véristes auraient le plus grand intérêt à chanter, également, certains rôles mozartiens.
Les œuvres du maître de Salzburg étant du baume pour les voix comme se plaisaient à dire les plus illustres chanteurs du passé !
1 - Patricia Ciofi & Christian Chorier, le 27 juillet 2011 aux Chorégies d'Orange. Répétition générale de "Rigoletto" de Verdi. Dans les coulisses, deux heures avant le début de la représentation !
2 - Vittorio Grigolo dans sa loge avant d'endosser le rutilant habit du Duc de Mantoue.
Rigoletto de Verdi / Patricia Ciofi, Gilda & Vittorio Grigolo, Duca di Mantova / Théâtre Antique d'Orange, 2 août 2011 / Enregistrement audio - France Musique
Mon amie Patrizia Ciofi que j'ai souvent invité à Poissy et à Montreux a su tirer les larmes des yeux de très nombreux spectateurs lors de son air "Caro Nome". A écouter à la fin de l'enregistrement ci-dessus. Une moment d'anthologie !
On ne peut qu'admirer l'élégance, la finesse du phrasé, la musicalité et la beauté du timbre de Vittorio Grigolo qui s'impose, désormais, comme le ténor "number one" dans ce répertoire !
CONFIDENCES SUR L'OREILLER !
Question de mes visiteurs et de nombreux médias : Quelles sont mes origines et quel a été mon cursus professionnel ?
Ma réponse :
Je suis natif de Valence dans la Drôme et mes chers parents étaient des ouvriers qui ne rechignaient jamais devant un dur labeur. Ils étaient des travailleurs scrupuleux, attentifs et appliqués.
Ils m'ont enseigné l'honnêteté, la franchise, la discipline, le respect et l'amour du travail.
Ma chère maman possédait une très jolie voix de soprano lyrique. Elle aurait probablement pu faire une brillante carrière si la guerre n'avait pas interrompu ses études de chant.
Mes parents ont souhaité que je puisse apprendre à jouer du violon, dès l'âge de 4 ans ! C'est ainsi que j'ai commencé à entendre des notes de musique avant même de savoir lire...
Beaucoup plus tard, j'ai effectué des études littéraires, musicales et de gestion. Cette dernière formation m'a permis de diriger de nombreuses structures culturelles et artistiques mais aussi des festivals en maîtrisant parfaitement les budgets dont j'étais responsables. Une force, non négligeable, dans une profession où l'argent a parfois tendance à filer par les fenêtres ou dans les poches de ceux qui ne le méritent pas toujours...
Outre le violon - 20 ans de pratique - j'ai étudié le violoncelle, la contrebasse, la flûte et le chant !
Je comptabilise, à présent, 37 années au service du spectacle vivant !
Après Valence, mes principaux ports d'attache furent Chelles, Clermont-Ferrand, Vichy, Rouen, Paris, Poissy, Montreux...
Je peux dire que j'ai eu la chance de consacrer toute ma vie à mes passions !
J'ai également le bonheur d'avoir trois enfants encore scolarisés. Ils ont, respectivement, 24, 20 et 15 ans. Deux grands gaillards et une adorable jeune fille.
J'ose avouer aussi que je ne supporte absolument pas l'inactivité, la médiocrité, la nonchalance, les gens intolérants, la vulgarité et les "imbéciles" !
Autre question : De quoi êtes-vous le plus fier ?
Ma réponse :
D'avoir trois jeunes et beaux enfants : Nicolas, Julien et Manon mais également d'avoir su me donner les moyens : en temps, en énergie, en volonté et en travail d' accéder à la carrière professionnelle artistique !
Confidences sur l'Oreiller (1959), film de Michael Gordon avec Rock Hudson & Doris Day
MON BILLET DU JOUR : QUI SONT CEUX QUI ACCEPTENT LES CRITIQUES ? QUEL AVENIR POUR LA CULTURE ?
Qui sont ceux qui acceptent les critiques ?
En 37 années de vie artistique professionnelle, j'ai croisé des milliers d'artistes : comédiens, chanteurs, musiciens, danseurs, humoristes, artistes des arts de la piste, artistes des rues et d'autres...
Aujourd'hui, avec le recul nécessaire et cette objectivité dont j'ai toujours fait "mon fer de lance", je peux dire que les artistes qui admettent le plus facilement les critiques - ou d'éventuelles remarques - sont ceux qui sont les plus lucides, les plus humbles, les plus intelligents mais aussi, dans la majorité des cas, les plus talentueux. Il en est encore de même de nos jours !
Par contre : ceux qui n'admettent pas - ou difficilement - les critiques sont principalement les petits, les médiocres, les sans-grades comme on aurait dit au temps de Napoléon et ceux qui se croient être les meilleurs ou au-dessus de la mêlé !
Ces derniers sont très souvent imbus de leur personne !
De surcroît, Ils sont souvent arrogants, machiavéliques et, parfois, des sortes de "Iago" en puissance...
Fort heureusement, ils ne représentent qu'une faible minorité au sein de la grande famille artistique mais comme ils s'évertuent à se mettre systématiquement "en avant", on a parfois l'impression qu'ils sont très nombreux !
Face au public, ils aiment à jouer la carte de la séduction, de la délicatesse et de la gentillesse mais dans les coulisses et dans la vie de tous les jours , ils sont tout simplement insupportables pour ne pas dire exécrables...
En ce qui me concerne, hormis quelques artistes que j'ai définitivement rayé de mes pensées et de ma vie artistique (*), j'ai toujours eu la chance de ne collaborer qu'avec d'authentiques artistes passionnés, talentueux, aimables, lumineux et modestes comme le sont les plus talentueux et les plus exigeants.
Une grande joie, un grand plaisir mais aussi un vrai bonheur !
(*) Je n'ai jamais réengagé des artistes décevants !
Simple question d'honnêteté artistique et de respect pour les publics qui remplissent nos salles et qui nous font confiances !
Quel avenir pour la Culture ?
Culture : ce mot est souvent considéré comme « tabou » ou prononcé sur le bout des lèvres comme s’il s’agissait d’un terme à haut risque…
Sans vouloir m’infiltrer dans le monde de la politique – ce n’est pas du tout l’objet de ce blog – on a toujours observé, d’une manière totalement objective, que la Culture n’a jamais été l’apanage de la droite. Elle a laissé volontiers ce terrain à la gauche.
Tout au long de ma carrière, j’ai eu l’occasion de côtoyer des élus de droite comme des élus de gauche. Le seul maire qui ait eu une vraie vision de la culture, au sens large, étymologique et populaire du terme était Roger Quilliot (*), sénateur-maire de Clermont-Ferrand assisté de sa très efficace adjointe aux affaires culturelles, Madame Elisabeth Regnault de Montgon.
Aujourd’hui, parmi les trois candidats qui détiennent – au niveau des sondages - les meilleurs scores pour les présidentielles, il y a bien entendu notre Président actuel qui fait de réels efforts pour se donner une image un peu plus axée en direction du spectacle vivant. Son épouse doit probablement y contribuer. Il y a Madame Aubry qui aime l’opéra mais qui a souvent fréquenté Aix-en-Provence, le festival le plus élitiste et le plus snob de France, ce qui est tout de même fort préoccupant ou de mauvaise augure comme diront certains. Il y a enfin Monsieur Hollande qui semble être le seul à prendre en compte une culture de proximité pour tous !
Cela m’incite à publier, ici, l’une de mes déclarations aux médias au mois de janvier 2005 :
L’ART ne devrait-il pas être un extraordinaire moyen de communication et de rapprochement entre les êtres humains ? Ne devrait-il pas être accessible au plus grand nombre et, non réservé, à une élite déjà largement favorisée par sa position intellectuelle et sociale ?
Pouvoir irriguer culturellement et artistiquement toute une région, un département, aller à la rencontre de nouveaux publics, mettre en œuvre des actions pédagogiques en direction du jeune public, accompagner les créateurs, rester honnête avec les autres et avec soi-même.
Tel est, et tel sera toujours mon credo !
Quel sera le monde de la culture de demain ?
Bien malin serait celui qui pourrait nous donner, aujourd’hui, une réponse judicieuse, pertinente et réaliste !
(*) Roger Quilliot, agrégé de lettres et spécialiste d’Albert Camus.
A noter : Lors de ma première saison à Clermont-Ferrand, j’ai programmé – avec l’accord et le soutien de Roger Quilliot – « Le Soulier de Satin » de Paul Claudel dans la mise en scène d’Antoine Vitez avec Ludmila Mikaël, Robin Renucci, Didier Sandre… Une épopée théâtrale d’une durée de 12 heures. L’événement théâtral le plus marquant de ma carrière professionnelle avec le « Hamlet » de Shakespeare dans la mise en scène de Patrice Chéreau et Gérard Desarthe dans le rôle titre !
Le Partage de Midi de Paul Claudel / Ludmila Mikaël & Patrice Kerbrat
REMEMBRANCE, LARRIO EKSON
de Gabriele Romero
40 années au service de la Danse et de la Chorégraphie, tel est le thème du livre "Remembrace, Larrio Eskson" signé par Gabriele Romero.
C'est le 25 août prochain que paraîtra ce livre consacré au chorégraphe, danseur étoile et pédagogue LARRIO EKSON, l'un des artistes les plus fascinants et envoûtants du XX° siècle et du XXI° siècle naissant !
Grâce à mes chères amies Agnès Letestu, danseuse étoile de l'Opéra National de Paris et Marlène Ionesco, réalisatrice de films consacrés à la danse, J'ai eu l'occasion d'approcher Larrio à plusieurs reprises et j'ose avouer entre être très fier et heureux. Larrio étant une sorte de génie réincarné !
Je considère Larrio comme une personnalité artistique vraiment hors du commun et un homme doté d'un très grand humanisme !
Sa haute stature, son visage atypique et son port royal pourraient l'apparenter à un dieu de la Grèce antique.
Chorégraphe, danseur étoile, créateur et génie de la danse, Larrio est déjà une sorte d'icône vivante !
Larrio Ekson, un génie de la danse de notre temps
Regard sur une étoile, film de Marlène Ionesco / Agnès Letestu, danseuse étoile de l'Opéra National de Paris
Agnès Letestu et José Martinez, deux sublimes étoiles de la danse que j'ai eu l'immense plaisir d'accueillir à Clermont-Ferrand et à Poissy
LAWRENCE BROWNLEE, TENOR DI GRAZIA !
Le ténor américain Lawrence Brownlee est un artiste dont on parle encore trop peu !
L’une des nombreuses lacunes du monde de l’opéra...
Lawrence n'est pas doté d'une grande taille (*) mais sa voix est plus puissante que celle de son collègue Juan Diego Florez !
Cet excellent ténor semble pourtant rencontrer quelques difficultés à s’imposer sur les scènes européennes.
Les directeurs préfèrent engager, de nos jours, de véritables « playboys » de haute stature même si les voix ne sont pas, hélas, au rendez-vous !
Il faut savoir, cependant, que Lawrence Brownlee est l’un des meilleurs ténors « di grazia » actuels et un interprète rossinien hors pair.
On espère, à présent, que des directeurs avisés l’engageront sur nos scènes lyriques car il mérite d'être à l'une des toutes premières places au niveau international par rapport à bon nombre de ses autres camarades ténors !
Dans tous les cas : un artiste à suivre…
(*) le célèbre ténor italien Carlo Bergonzi – il a fêté ses 87 ans le 13 juillet dernier - était de petite taille ce qui ne l’a pas empêché de réaliser, jadis, l’une des plus brillantes carrières de l’histoire de l’opéra !
Armida de Rossini / Lawrence Brownlee & Renée Fleming / Metropolitan Opera de New-York, 2010
La Cenerentola de Rossini / Lawrence Brownlee / 2009
La Fille du Régiment de Donizetti / Lawrence Brownlee / 2009
Armida de Rossini / Lawrence Brownlee / Metropolitan Opera de New-York, 2010
POUR LE PLAISIR : JOYCE DIDONATO, MEZZO SOPRANO
Ma très grande amie, la mezzo-soprano Joyce DiDonato aborde, avec le même savoir faire, le même engagement physique et psychologique mais aussi la même perfection vocale, certains rôles dévolus généralement aux sopranos.
Joyce est incontestablement l’une des plus grandes cantatrices de sa génération et l’une des plus grandes rossiniennes de ces 30 dernières années !
J’ai eu souvent le vif plaisir de l’accueillir à Poissy. Son « Alcina » de Händel reste gravée dans ma mémoire. Une véritable réincarnation vocale de ce personnage mythique !
Merci Joyce pour tous les bonheurs que tu sais toujours nous procurer… je t’adore !
Le Nozze di Figaro de Mozart / Joyce DiDonato, Suzanna / Baden Baden, 2009 (enregistrement audio)
Little Women (1998) de Mark Adamo / Joyce DiDonato, Meg / Houston Grand Opera, 2010
La Donna del Lago de Rossini / Joyce DiDonato, Elena
MON ALBUM PHOTOS
Le Lac à Annecy-le-Vieux (Photos Christian Chorier, 10 août 2011)
Devant chez moi sur les hauteurs d'Annecy-le-Vieux (Photos Christian Chorier)
MES DECOUVERTES ET BONNES ADRESSES !
Pour effectuer des promenades de rêve - sur des petits bateaux d'une blancheur immaculé, sur des pédalos colorés, sur des kayals aux lignes majestueuses - une adresse semble s'imposer :
A deux minutes de la belle plage d'Annecy-le-Vieux, la Chocolaterie-Pâtisserie Patrick Agnellet nous a fait découvrir, ce mercredi, sa nouvelle, élégante et originale parure.
La réussite architecturale est à la hauteur des succulents gâteaux, des sublimes chocolats et d'autres fines douceurs que sait concocter avec passion, talent et amour, le maître des lieux.
Inutile de vous préciser que je n'ai craqué pour de délicieuse friandises dès que j'ai franchi le seuil de ce petit paradis du palais et des sens !
Ma fille Manon a craqué pour de sublimes macarons aux couleurs dignes du plus bel arc-en-ciel et aux parfums incomparables !
Une adresse incontournable pour les gourmands mais aussi pour les autres !
J'adore vos commentaires sur Bayreuth... Pensez vous que la version parisienne d'octobre à l'Opéra de Paris vaudra le déplacement depuis ma campagne vendéenne ?
Je déteste le style pseudo branché marketing sans créativité réelle ! J'adore soit la tradition soit la véritable créativité... Florent Pineau (Lucon en Vendée)
Ma réponse à Florent La distribution artistique de l'Opéra de Paris sera très supérieure à celle de Bayreuth ! Nina Stemme, Sophie Koch, Stéphane Degout... devraient, notamment, ravir nos yeux et nos oreilles. J'aime aussi beaucoup le chef Mark Elder que j'ai eu le plaisir d'inviter à Poissy. Un homme aussi aimable et discret que talentueux ! Les signes des très grands...
Robert Carsen est un metteur en scène qui n'a pas pour habitude de trahir la musique. On peut donc - a priori - lui faire confiance !
A mon avis : comme Tannhäuser, vous pouvez prendre votre bâton de pèlerin pour vous rendre, non pas à Rome, mais à l'Opéra de Paris d'autant que l'orchestre et les choeurs sont irréprochables !
La musique de Tannhäuser est envoûtante. J'adore le choeur final qui m'émeut toujours aux larmes...
Lorsque j'étais jeune, j'ai assisté à mon premier "Tannhäuser" avec Régine Crespin, Janis Martin, Hans Beirer et Ernest Blanc... Un merveilleux et inoubliable souvenir !
A la fin de la représentation, notre "Crespinette" nationale avait avalé un ENORME sandwich et vidé, aussi vite qu'un éclair, une ENORME chope de bière !
Beaucoup plus tard, j'ai eu l'honneur d'accueillir Régine Crespin dans la Comtesse de "La Dame de Pique" à Clermont-Ferrand et de l'accompagner à l'Opéra de Varsovie pour ce même rôle. Anecdote : Tous les matins, j'allais promener son petit chien sur la grande place de Varsovie... Il faisait très froid et les soldats russes nous surveillaient de très près... Une douloureuse période pour nos amis polonais !
Die Walküre de Richard Wagner / Nina Stemme, Brünnhilde & Waltraud Meier, Sieglinde / Conception La Fura dels Baus / Scala de Milan 2010
"UNE SEPARATION" OU LA VIOLENCE, LE MENSONGE, LA CRUAUTE, LA RELIGION, LA MALADIE, LA FAMILLE ET L'HONNEUR !
Je viens de voir, à l'instant, ce film iranien (la VO s'impose absolument) dans la salle du cinéma de Talloires (Haute-Savoie) gérée par de dynamiques et passionnés cinéphiles bénévoles !
Il me parait difficile de parler du film "Une Séparation" d'autant que les mots ne peuvent pas décrire l'atmosphère pesante, et angoissante qui étreint tous les spectateurs pendant presque 2 heures !
A la sortie de la salle, on est heureux de retrouver un peu d'air pur et un ciel étoilé !
Ceci étant dit, c'est vraiment le film qu'il faut voir tant il est criant de vérité. Tous les thèmes de la vie des hommes y sont abordés avec une maîtrise cinématographique hors du commun !
Les dogmes d'une religion au demeurant trop stricte pour ne pas dire intégriste, la soumission absolue des femmes mais aussi cette révolte, ces peurs, ces souffrances et ces interrogations qu'elles portent en elles, le machisme insupportable des hommes, la violence qui ressemble parfois à de la cruauté, la maladie implacable mais aussi un certain sens de l'honneur et de la famille... donnent à ce film une coloration hors norme et une puissance inouïe !
On quitte la salle quelque peu abasourdi tant la tension est extrême mais l'on ne peut pas s'empêcher de penser, en même temps, que l'on vient d'assister à l'un des plus authentiques chefs-d'oeuvre du 7°Art.
Les acteurs sont tous prodigieux et Asghar Farhadi se révèle être, non seulement, l'un des plus grands réalisateurs iraniens (*) mais aussi l'un des plus grands maîtres du cinéma international.
"Une Séparation", un film à ne manquer sous aucun prétexte !
A noter : Ce soir, lors de la projection de ce film, la salle du cinéma de Talloires affichait "complet" !
Avec "Tous les Soleils" de Philippe Claudel et "Des Hommes et des Dieux" de Xavier Beauvois, j'estime que c'est l'un des meilleurs films de l'année !
"Une Séparation" a obtenu le grande prix d "L'Ours d'Or" de Berlin !
(*) Parmi les grands réalisateurs iraniens on note : Abbas Kiarostami, Bahman Ghobadi, Samira et Moshen Makhmalbag, Rakhshan Beni Etemad, Majid Majidi...
LA REVOLUTION FRANCAISE, FILM DE ROBERT ENRICO & RICHARD T. HEFFRON !
Je viens de visionner, à nouveau, le double DVD consacré à la « Révolution Française » sous la signature de deux grands réalisateurs : Robert Enrico (Les Années Lumières) et Richard T. Heffron (Les Années terribles).
Un excellent moyen de faire connaître cet important pan de notre histoire de France à tous nos jeunes mais aussi à tous les autres d'autant que ces deux réalisations sont parfaites pour ne pas dire proches de la perfection !
La Révolution française / Les années lumières (1989), film de Robert Enrico & Les Années Terribles (1989), film de Richard T.Heffron
La Révolution Française / Musique de Georges Delerue
J’ai eu le bonheur de jouer, en direct sur les lieux du tournage, la musique de Georges Delerue pour le film « Les Cracks » (1968) d’Alex Joffé avec Bourvil, Robert Hirsch, Michel de Ré, Monique Tarbès, Bernard Verley, Patrick Préjean… Georges Delerue (1925-1992) fut l’un des plus grands compositeurs de sa génération. Il a composé 348 musiques, à succès, pour le 7° Art !
Je reste également fasciné par sa musique du film « Le Mépris » (1963) de Jean-Luc Godard.
Une page musicale empreinte de poésie mais aussi une très belle page lyrique qui ne cesse de m’émouvoir !
Le Mépris, film de Jean-Luc Godard / Musique de Georges Delerue
HOMMAGE A LA SOPRANO COLORATURE SLOVAQUE EDITA GRUBEROVA !
Hier soir, la chaîne « ARTE » a rendu un vibrant hommage à la soprano slovaque Edita Gruberova que j’ai eu la chance d’applaudir, au Festival de Gstaadt, en 2009 !
Lorsque je dirigeais le Festival de Montreux, j’ai souvent tenté d’inviter cette illustrissime artiste mais ses dates n’ont jamais pu coïncider, hélas, avec celles du festival.
L’une des grandes déceptions de ma vie professionnelle !
Edita, comme l’appellent ses fans et amis, est une immense artiste !
On peut considérer qu’elle est la dernière des très grande divas encore en activité. Sa longévité vocale est tout simplement surprenante pour ne pas dire stupéfiante. On peut presque dire aussi qu’elle tient du miracle ou d’une nature hors du commun.
Certes la voix accuse, de nos jours, quelques traces de fatigue et certaines notes aiguës sont devenues stridentes mais l’artiste est dotée d’un tel aplomb et d’un tel pouvoir de séduction que l’on oublie très vite cette légère usure vocale… Il ne faut pas oublier que Madame Gruberova fêtera ses 65 printemps au mois de décembre prochain.
Qui pourrait faire mieux de nos jours dans des rôles belcantistes aussi tendus que ceux de « Lucrezia Borgia » ou de Maria Stuarda pour n’en citer que deux parmi d’autres ?
Edita Gruberova a toujours eu la sagesse de ne pas trop chanter et de ne pas courir le monde comme la plupart des nouvelles stars actuelles. Elle n’a pas cherché a chanter les répertoires qui ne convenaient pas à sa morphologie vocale faisant ainsi preuve d’une grande sagesse et d’une grande lucidité. Deux qualités que devraient méditer bon nombre d’autres chanteurs !
Par ailleurs, Edita Gruberova est restée principalement fidèle à trois grandes maisons d’opéra: le Staatsoper de Vienne, l’Opernhaus de Zurich et le Liceu de Barcelone.
Elle aime chanter mais elle aime aussi prendre son temps pour se consacrer à sa famille, à son jardin – son petit coin de paradis - et à ses enfants !
Nous souhaitons à Edita Gruberova de rester, encore longtemps, ce qu’elle a toujours été : une femme déterminée, lucide et intelligente mais aussi une femme simple et réservée qui sait s’extasier, chaque matin, devant ses rosiers. Une femme qui sait prendre le temps de regarder le ciel, les nuages et le soleil mais aussi une femme qui retrouve son éclatante jeunesse dès qu’elle est sur une scène de théâtre !
Edita Gruberova, soprano / 40 années sur les scènes des maisons d'opéra / Reportage effectué au Staatsoper Wien, 2010
Dolina, Dolina (folk song) / Edita Gruberova, soprano / 1993
L’Enlèvement au Sérail de Mozart / Edita Gruberova, konstanze / 1980
Lucrezia Borgia de Donizetti / Edita Gruberova, Lucrezia & Pavol Breslik (*), Gennaro / Munich, 2009
(*) Pavol Breslik, un jeune ténor slovaque à suivre de très près... l’un des très grands de demain !
LES COMMENTAIRES D'UNE VISITEUSE !
Le documentaire diffusé sur "Arte" sur Edita Gruberova est inclus dans le dvd "Lucrezia Borgia".
Nous avons assisté à sa représentation à Munich, cet été, le 25 juillet et nous y allions pour... Pavol Breslik!
Je suis d'accord avec vous c'est un jeune ténor très talentueux et qui semble s'impliquer énormément dans la préparation de ses rôles.
Quant à Edita Gruberova elle s'est prêtée à une séance de signatures après le spectacle avec une grande simplicité et beaucoup de disponibilité dont nous n'avons pas abusé, impressionnés que nous étions !
Nous avons également assisté au récital de Pavol Breslik où il a remporté un énorme succès avec 4 rappels qu'il a terminé d'une manière touchante par une berceuse slovaque chanté par sa mère... Un déjà très grand professionnel qui ne manque pas d'humanité ! Michèle Saint-Guillain (Siévioz près de Grenoble)
Ma réponse à Michèle Heureux d'apprendre que vous avez été séduite par Pavol Breslik. Un artiste intelligent, scrupuleux et talentueux qui fera - à n'en point douter - une très grande carrière internationale.
Par ailleurs, j'ai eu la chance et l'honneur de parler avec Edita Gruberova lors de son récital au festival de Gstaad. Un moment inoubliable d'autant que cette illustrissime artiste aime aussi beaucoup rire et s'amuser !
Idomeno de Mozart / Pavol Breslik, Idamante & John Mark Ainsley, Idomeno / Munich, 2009
J'ai très souvent invité John Mark AInsley à Poissy et à Montreux. Un autre ténor que j'admire également beaucoup !
La nouvelle production 2011 de "Tannhäuser" huée, pendant de longues minutes, par les festivaliers...
Des spectateurs irrités et franchement déçus ou agacés commencent à quitter la salle quelques minutes après le début de chacune des représentations !
Qui sont les responsables d'un tel marasme pour ne pas oser dire d'un tel scandale ?
Réponse : les deux directrices du festival, les metteurs en scène provocateurs qu'elles engagent systématiquement mais aussi, d'une certaine manière, les sponsors qui cautionnent - par leurs importants apports financiers - des actions artistiques qui frôlent, de plus en plus, le scandale ou l'hérésie !
Si ce cher Richard Wagner avait la possibilité de juger ce petit monde de gens souvent incompétents, pédants et prétentieux, il est fort probable qu'il les ferait immédiatement "immoler" comme son personnage de Brunnhilde du "Crépuscule des Dieux" !
A noter : Si vous passez de longues heures sur Internet, vous arriverez parfois à trouver des places aux environs de 1.000 euros l'unité ou un peu plus si vous jouez de malchance !
La plupart des festivaliers et les inconditionnels de Richard Wagner se laisseraient-ils berner par certains spécialistes de la communication ou par des tarifs des places "exorbitants" qui pourraient leur laisser à penser que ce festival est le seul au monde à offrir la perfection artistique absolue dans le domaine des oeuvres wagnériennes ?
C'est, hélas, loin d'être le cas...
Le Choeur du Festival - absolument sublime - mérite le voyage en direction de la colline sacrée mais les solistes de ce "Tannhäuser" sont, pour la plupart, indignes de la renommée de Bayreuth et la mise en scène est franchement exécrable...
Encore une nouvelle production à ajouter à longue liste des cuisants échecs de ces dernières années.
Le Festival de Bayreuth se meurt-il ?
A LA SCALA DE MILAN : « TANNHÄUSER » DE WAGNER PAR LE GROUPE DE LA « FURA DELS BAUS » !
Ce groupe de chercheurs en matière de scénographie est le plus inventif et le plus passionnant que je connaisse !
Il sait parfaitement adapter avec honnêteté et respect, toutes les œuvres lyriques qu’il inscrit à ses programmes mais c’est aussi l’un des plus brillants experts de la planète dans le domaine des arts de la pyrotechnie, des arts du cirque, des arts de la danse et des projections géantes en 3D.
Il sait toucher la sensibilité des hommes du XXI° siècle grâce à des images réalistes, fantastiques et poétiques !
Que ce soit, le « Ring », « Tannhäuser » ou d’autres œuvres mythiques ou des oeuvres de notre temps en création, la « Fura dels Baus » se hisse au sommet de ce que devrait être, de nos jours, une vision saine et constructive de toutes les composantes du spectacle vivant !
Cette compagnie peut se targuer de mettre l'ART - avec un grand "A" majuscule - à la portée de tous les publics, toutes classes sociales et générations confondues !
Autant vous dire que j’apprécie énormément le travail riche et enthousiasmant de cette compagnie d’origine catalane.
Pourquoi, ce groupe magique – dans tous les sens du terme - n’est-il pas engagé à Bayreuth ?
Il apporterait à cette institution qui fut, jadis, la plus réputée du monde entier, le souffle épique qui semble vraiment lui faire défaut !
Tannhäuser de Richard Wagner / Conception La Fura dels Baus / Scala de Milan, 2010
A VALENCIA : "LE CREPUSCULE DES DIEUX" DE RICHARD WAGNER PAR LE GROUPE DE LA "FURA DELS BAUS" !
Le Crépuscule des Dieux de Richard Wagner (Scène finale) / Conception La Fura dels Baus / Palais des Arts, Valencia 2008
Bayreuth : l'intérieur du Théâtre conçu par Richard Wagner pour les représentations de ses opéras !
La fosse des musiciens étant recouverte, les voix ne sont jamais étouffées par l'orchestre.
MON BILLET DU JOUR :
DIMANCHE PROCHAIN SUR ARTE : « LOHENGRIN » OU « DES SOURIS ET DES HOMMES » ?
Hans Neuenfels que certains ont déjà surnommé : "le provocateur du siècle» a du probablement s’inspirer du titre du roman de John Steinbeck « Des Souris et des Hommes » pour sa mise en scène de « Lohengrin » au Festival de Bayreuth !
Quand vous aurez eu le courage de visionner - dimanche prochain - pendant plus de 4 heures, sa conception scénique de « Lohengrin » de Richard Wagner, vous comprendrez pourquoi j’ose faire également allusion au titre de cette œuvre littéraire !
Comme vous pouvez vous en douter, il sera vivement conseillé de fermer les yeux et de ne laisser que les oreilles grandes ouvertes !
La direction musicale d' Andris Nelsons - l’un des jeunes chefs que j’admire le plus - étant tout simplement fascinante et envoûtante à la tête d’un orchestre et des chœurs du festival qui demeurent toujours aussi somptueux !
Dans de telles conditions, on pourrait se demander pourquoi les chaînes télévisées concernées ont fait le choix de filmer cette production ?
Une simple diffusion radiophonique aurait été beaucoup plus appropriée et mieux appréciée !
On regrettera aussi, avec tristesse et un certain désarroi, l’absence de Jonas Kaufmann dans le rôle titre !
Jonas Kaufmann ayant pris la décision de quitter cette production après la première représentation dès l’édition 2010 (dixit certains médias) !
On ne peut que souscrire à cette sage et honnête décision qui nous démontre, une fois de plus, que Jonas sait être également un homme lucide et raisonnable !
Si tous les chanteurs agissaient ainsi, l’art lyrique se porterait probablement beaucoup mieux !
En ces temps de « famine » wagnérienne, il est préférable de se rendre, en priorité, à Munich ou au Met de New-York pour assister à des productions qui peuvent encore procurer de la joie, du plaisir et du baume au cœur !
Evidemment, cette option n'est pas à la portée de toutes les "bourses" (*)
Il faut savoir aussi que les meilleurs chanteurs wagnériens actuels se font tirer l’oreille pour se produire à Bayreuth !
Le temple de l’art wagnérien serait-il entrain de s’écrouler ?
Ce ne sont pas, a priori, les deux demi-sœurs Wagner - Katharina avec ses mises en scène explosives et insensées et Eva dont on commence à penser que sa connaissance des voix est limitée - qui vont permettre à ce festival de retrouver son prestige d’antan !
Au contraire, elles risquent de le conduire, encore plus vite, à sa perte…
Si les choses continuent ainsi, la célèbre colline sacrée de Bayreuth ne sera, bientôt plus, que l’ombre d’elle-même !
Avec nostalgie, certains pèlerins continueront de la gravir en prenant soin de déposer quelques modestes bouquets sur ses cendres !
Le ténor allemand Klaus Florian Vogt qui interprétera le personnage de Lohengrin ne possède pas cette séduction de timbre et ces envolées lyriques qui faisaient, l’été dernier, le succès de Jonas Kaufmann.
Par ailleurs, Klaus Florian Vogt est doté d’une voix qui semble manquer d’épaisseur – d’autres diront de puissance - par rapport à celle de son collègue Jonas.
La voix de Klaus Florian paraît être, à la fois, celle d’un adolescent très sage et celle d’un élève très appliqué…
Jusqu’à ce jour, elle n’est pas encore arrivée à me faire vibrer et à m’émouvoir.
Espérons qu’il en sera tout autrement, dans une semaine, lors de la retransmission depuis le Festpielhaus de Bayreuth !
C’est tout le mal que l’on peut lui souhaiter !
(*) Désolé pour l'emploi de ce terme qui fait actuellement frissonner le monde entier...
Ludwig ou le Crépuscule des Dieux (1972), film de Luchino Visconti / Helmut Berger, Louis II, roi de Bavière & Romy Schneider, Elisabeth d’Autriche
« LOHENGRIN » DE RICHARD WAGNER : A MUNICH OU A BAYREUTH ?
Ma réponse : à Munich avec Jonas Kaufmann dans le rôle titre et Anja Harteros dans le personnage d’Elsa !
Lohengrin de Richard Wagner / Jonas Kaufmann, Lohengrin / Staatsoper de Munich, 2009
Une mise en scène moderne mais intelligente et captivante !
Lohengrin de Richard Wagner / Jonas Kaufmann, Lohengrin / Festival de Bayreuth, 2010
Une mise en scène « grotesque » qui dénature l’œuvre de Richard Wagner !
LES ARTISTES DE MA VIE PROFESSIONNELLE ! AUJOURD’HUI : HILDEGARD BEHRENS & GIUSEPPE SINOPOLI
J’ai eu le plaisir d’inviter Hildegard Behrens (1937-2009) pour un concert Wagner à la Maison de la Culture de Clermont-Ferrand. Cette immense artiste m’avait confié avoir énormément apprécié les belles sonorités de l’Orchestre National de Lyon mais elle avait été beaucoup plus réservée en ce qui concernait la direction d’Emmanuel Krivine.
Hildegard Behrens fut l’une des plus grandes chanteuses wagnériennes de sa génération !
J’ai invité le grand chef d’orchestre italien Giuseppe Sinopoli (1946-2001) au Festival de Montreux.
Tous les matins, j’avais la chance et le privilège de prendre mon petit déjeuner avec lui !
Nous parlions, bien entendu, de musique et d’opéra mais également des hommes politiques, de la nature et de l’environnement… il était très attaché aux problèmes écologiques !
Je pense pouvoir dire que c’est l’un des hommes les plus passionnants qu’il m’ait été donné de rencontrer ! Il était doté d’une intelligence supérieure et savait analyser, très rapidement, toutes les situations qui se présentaient à lui ! Guiseppe Sinopoli était aussi un homme élégant, distingué et courtois. Je l’ai toujours considéré comme une sorte de grand aristocrate de la musique !
Avant d’embrasser la carrière de chef d’orchestre, il avait effectué ses études de médecine et d’anthropologie, deux sujets qu’il se plaisait souvent à évoquer !
Le Crépuscule des Dieux de Richard Wagner / Hildegard Behrens, Brünnhilde / Munich, 1989
Le Crépuscule des Dieux de Richard Wagner / Hildegard Behrens, Brünnhilde / Metropolitan Opera, New-York, 1991
Le Vaisseau Fantome de Richard Wagner / Hildegard Behrens, Senta / Savolinna, 1989
Siegfried de Richard Wagner / Hildegard Behrens & René Kollo
Idomeneo de Mozart / Hildegard Behrens, Elettra
Don Juan de Richard Strauss / Direction Giuseppe Sinopoli / Wiener Philharmoniker, 1992
Aïda de Verdi / Direction Giuseppe Sinopoli
Tannhäuser de Richard Wagner / Direction Giuseppe Sinopoli / Festival de Bayreuth, 1989
POUR LE PLAISIR. AUJOURD’HUI : ANJA HARTEROS !
Dans la nouvelle génération des stars authentiques, on ne peut pas ignorer la soprano allemande Anja Harteros, l’une des plus belles voix actuelles que Paris semble pourtant ignorer…
Évidemment : elle n’est pas aussi médiatisée que certaines de ses collègues… ce que je considère comme aberrant à moins que cela témoigne, aussi, de la méconnaissance des voix de la part de ceux qui ont la charge de promouvoir les artistes lyriques…
Pour le plaisir, on va se laisser emporter sur de petits nuages roses en écoutant la divine Anja !
A noter : On retrouve dans le répertoire italien interprété par Miss Harteros une certaine similitude avec la manière de chanter de Maria Callas. C’est dire combien les interprétations de Anja Harteros sont dignes du plus grand intérêt.
La Wally de Catalani / Anja Harteros, soprano / Baden-Baden, 2010
La Forza del Destino de Verdi / Anja Harteros, soprano / Baden-Baden, 2010
Il Trovatore de Verdi / Anja Harteros, soprano / Baden-Baden, 2010
Tosca de Puccini / Anja Harteros, soprano / Baden-Baden, 2010
Im Abendrot de Gustav Mahler / Anja Harteros, soprano / Munich, 2009
Alcina de Händel / Anja Harteros, soprano / Staatsoper de Vienne, 2010
La Traviata de Verdi / Anja Harteros, soprano / Ses débuts lors du prestigieux concours de chant de Cardiff en 1999
LES COMMENTAIRES D'UNE VISITEUSE !
Message reçu, ce lundi 8 août 2011 Venant de lire vos commentaires au sujet de"Rigoletto", je ne peux que renchérir !
Nous étions à Orange, ce mardi 2 août, et avons passé une soirée exceptionnelle ! Les chanteurs ont été extraordinaires et l'ambiance du spectacle unique !
En effet, nous avons beaucoup applaudi et pu entendre 3 fois ce merveilleux duo de la vengeance ! A la fin du spectacle, personne n'avait envie de quitter les lieux, que ce soit les artistes ou le public.
Beaucoup de chaleur, une certaine complicité et le bonheur partagé d'avoir vécu un spectacle éblouissant.
Un seul regret : ne pas avoir bissé Vittorio Grigolo qui l'aurait bien mérité !
Vos prises de position et diverses critiques aident à se faire une opinion sur ce monde merveilleux de la musique que vous connaissez si bien.
Bonne continuation dans vos merveilleuses et passionnantes activités. Micheline Cottin (Saint-Laurent en Royans)
Ma réponse à Micheline
Vous avez raison, on aurait tous aimé entendre deux fois "la donna e mobile" !
Vittorio a magnifiquement chanté cet aria avec des "pianissimi" presque impalpables, un style parfait et une musicalité sans faille". Un exemple pour les autres ténors !
Effectivement, ce "Rigoletto" est probablement la meilleure production des Chorégies d'Orange depuis ces 10 dernières années. Une réussite totale !
MON BILLET DU JOUR :
"LA TROUPE DE FRANCE"
QUELLE SERA SA ROUTE ? QUEL SERA SON AVENIR ?
Francis Huster semble avoir eu l’accord de notre Ministre de la Culture pour créer "La Troupe de France" qui sillonne, actuellement, la route des festivals pour des touristes qui croiront détenir, ainsi, une sorte de légitimité culturelle !
Par ailleurs : Dès leur retour de vacances, ces mêmes touristes essayeront d’épater leurs amis et connaissances sans même se rendre compte, que ce faisant, ils sombreront dans le « ridicule » d’autant que le "Théâtre" au sens noble du terme ne se trouve pas tout à fait sur les mêmes itinéraires !
Face à cette nomination "surprenante", j’ai cru, tout d'abord, qu’il s’agissait d’une plaisanterie ou d’une galéjade comme diraient nos amis marseillais !
On ne pourra pas s’empêcher de penser qu’il s’agit d’une « erreur de casting » ou, tout simplement, d’un cadeau empoisonné…
Qui vivra, verra !
Personnellement : je ne donnerais pas plus de deux ou trois saisons de vie à cette nouvelle compagnie sauf si l’état prenait l’incroyable et généreuse décision - on peut tout supposer – d’offrir à celle-ci son soutien financier sans exiger la moindre contrepartie artistique !
Cette nouvelle troupe ne serait-elle pas également une sorte de « pied de nez » fait à la Comédie Française et à certains CDN ?
Voilà de quoi réanimer le douloureux et désastreux débat entre le Théâtre Public et le Théâtre Privé…
Etait-ce bien utile ? Etait-ce bien le moment ?
A noter : Lorsque le beau Francis (dixit la gent féminine) était venu jouer "Le Cid" à la Maison de la Culture de Clermont-Ferrand, sa prestation artistique n'avait pas fait l'unanimité, loin s'en faut ! Une grande partie du public n'avait pas du tout apprécié un jeu forcé, un phrasé hors de propos et un cabotinage tout à fait déplacé !
Je dois avouer qu'il m'avait également beaucoup déçu...
De ce fait, je ne l'ai plus jamais réinvité !
Par contre, J’ai continué à inviter Cristiana Réali, merveilleuse, sensible et douce comédienne qui avait sauvé, à elle seule, les représentations du « Cid » à Clermont-Ferrand.
Pour effacer ce douloureux épisode de ma vie professionnelle, j'ai ensuite remis à l’affiche cette célèbre pièce de Corneille avec Samuel Labarthe dans le rôle Rodrigue. Mise en scène imaginative et percutante de Gérard Desarthe.
Un très grand comédien et un génial metteur en scène pour un « Cid » enfin réhabilité et ovationné par un public visiblement heureux !
Portrait de Samuel Labarthe en répétition à Nice
« Une partie de Campagne » (2011), film de Jean-Daniel Verhaeghe d’après l’œuvre de Guy de Maupassant / Cristiana Reali, Pétronille Dufour
ROBIN RENUCCI A LA TÊTE DES "TRETEAUX DE FRANCE" !
On applaudira, avec joie et frénésie, la nomination de Robin Renucci à la tête des "Tréteaux de France".
Cette dynamique et ancienne institution théâtrale continuera à bénéficier ainsi - après l'admirable travail accompli, pendant des années, par Marcel Maréchal - d'un véritable homme de théâtre au sens le plus authentique du terme.
L'on ne peut que s'en réjouir et s'en féliciter !
J'ai eu le plaisir d'accueillir Robin Renucci à Clermont-Ferrand ("Le Soulier de Satin" de Paul Claudel. Mise en scène d'Antoine Vitez) mais également, à plusieurs reprises, au Théâtre de Poissy.
Robin Renucci lit Proust
LES ARTISTES DE MA VIE PROFESSIONNELLE ! AUJOURD’HUI : KATIA & MARIELLE LABEQUE, PIANOS
Beriot Polka / Katia et Marielle Labèque, pianos / Festival Prom’s de Londres
Boléro de Maurice Ravel / Katia & Marielle Labèque
Katia et Marielle Labèque jouent Erik Satie
Fantaisie de Franz Schubert / Katia & Marielle Labèque
Katia & Marielle Labèque jouent Leonard Bernstein
J’ai souvent eu le plaisir d’accueillir Katia et Marielle à Valence, Clermont-Ferrand et à Poissy. Que de la joie, du plaisir et du bonheur !
A ne pas manquer : Mes amies Katia et Marielle seront en concert à Annecy, le 25 août au Musée Château !
POUR LE PLAISIR : KATIA LABEQUE, PIANO & JOHN McLAUGHLIN, GUITARE
JULIEN, MON FILS CADET PREPARE SON DEPART POUR LA CAPITALE DE LA GIRONDE !
Après ses concours, il avait le choix entre la citée phocéenne (Marseille) ou la capitale de la Gironde !
Il a fait le choix de poursuivre ses études à Bordeaux, une ville qui possède un riche patrimoine architectural, une importante et captivante vie culturelle et artistique mais aussi une métropole qui sait accueillir, généreusement, ses 35000 étudiants annuels.
Son grand frère Nicolas, sa petit soeur Manon mais aussi ses parents sont fiers et heureux de son succès !
On lui souhaite "bon vent" dans cette très belle ville et cette très séduisante région qu'il va découvrir et probablement beaucoup aimer... Comment pourrait-il en être autrement ?
LES COMMENTAIRES DE MES VISITEURS !
Tout d'abord, mes félicitations à votre Julien qui a très bien fait de choisir Bordeaux pour faire ses études. J'ai de la famille dans cette belle ville. Je m'y rends souvent et comme disent les jeunes "Y'a pas photo" !
Je lis vos infos avec beaucoup d'intérêt et j'aimerais savoir si - en parfait mélomane - vous avez eu des échos sur le festival de Bayreuth et en particulier sur les opéras "Parsifal" et "Tristan und Isolde" que je vois les 21 et 22 août prochain.
Peut-être pourrez-vous m'indiquer un site ou je pourrais trouver la critique de ces opéras puisqu'ils sont déjà donnés. odette.herbaut@wanadoo.fr
Ma réponse à Odette Merci pour votre sympathique message !
Faire le pèlerinage à Bayreuth demeure toujours un moment excitant et fascinant !
Cependant, ce Festival n'est plus ce qu'il était d'autan que la plupart des très grands chanteurs wagnériens désertent, de plus en plus, la colline sacrée pour se produire ailleurs, notamment à Munich ou à New-York. Jonas Kaufmann semble avoir pris la décision de ne plus se produire à Bayreuth...
Il est vrai que le plupart des mises en scène frôlent le scandale...
Ce ne sont pas les deux demi-soeurs Wagner, nouvelles directrices de ce festival - qui vont redonner son lustre à Bayreuth.
L'une croit être un metteuse en scène de génie et l'autre croit bien connaître les voix.
Avec un tel tandem, ce prestigieux festival risque de connaître le même sort que celui du "Vaisseau Fantôme" composé par Richard Wagner.
De nos jours, il faut se rendre à Bayreuth pour écouter un orchestre et des choeurs qui demeurent flamboyants mais, dans la plupart des cas, il est préférable de fermer les yeux...
Je comprends que vous soyez fier de ce grand jeune homme qui a l'air fort sympathique !
Par ailleurs : Entièrement d' accord sur ce que vous dites au sujet du festival de BAYREUTH même si cela me fait un peu de peine car BAYREUTH, par son passé historique lié au roi Louis II de Bavière, demeure l'une des capitales du monde de l'Opéra !
A part cela, je vais passer à BORDEAUX à mon retour D'Oléron ! C'est une grande et belle ville : je vais y retrouver ma grande amie Micheline BANZET qui fut, jadis, une animatrice hors pair sur les ondes de France Musique. J'en profiterai pour aller, si possible, à l'Opéra !
Je pense qu'à tout point de vue cela vaut mieux que MARSEILLE même si cette ville est fabuleuse car le meilleur peut y côtoyer, hélas, très souvent, le pire ! Jean-François Deluol (Paris)
JONAS KAUFMANN CHANTE WAGNER !
Parsifal de Richard Wagner / Jonas Kaufmann, ténor
Lohengrin de Richard Wagner / Jonas Kaufmann, ténor
J'offre cette simple petite fleur à la grande et divine Marilyn Monroe.
Photo prise à Podensac (33720) devant le restaurant "Chez la Mère Catherine").
MARILYN MONROE : ELLE A FAIT LE CHOIX DE NOUS DIRE "ADIEU" EN 1962, ELLE AVAIT SEULEMENT 36 ANS !
Son souvenir reste toujours aussi vivace dans nos esprits et dans nos coeurs.
Elle fut le symbole artistique de toute une génération !
MON CARNET DE ROUTE ET MES SYMPATHIQUES DECOUVERTES !
Après le département du Var et la côte méditerranéenne, je me suis rendu dans le département de la Gironde et la côte atlantique !
De Sanary-sur-Mer (Var) à Lacanau-Océan en passant par Bordeaux (Gironde), j'ai fait le choix de m'éloigner des grands axes autoroutiers, afin de mieux apprécier les petites routes pittoresques, hélas trop peu fréquentées, de nos belles régions françaises !
J'ai fait également une fort agréable étape à Castelnaudary (avec une pensée particulière pour mon ami Jacques qui adore déguster un bon cassoulet), une charmante petite ville paisible et tranquille traversée par le Canal du Midi avec ses bateaux et péniches amarrés le long de berges verdoyantes et peuplées d' arbres majestueux dont les feuilles et les branches viennent se refléter dans les eaux du canal.
J'ai fait aussi une halte à Lacanau Océan, petite station balnéaire dotée de plages magnifiques, aussi immenses que majestueuses dont le sable doux, chaud et doré procure un véritable plaisir ! J'ai adoré aussi l'odeur des pins maritimes qui sont également l'un des charmes incontestables et pittoresques de cette belle région !
Au retour, j'ai fait une halte dans la petite bourgade de Tulle (capitale du département de la Corrèze) qui possède, en ses murs, quelques restaurants réputés !
Je suis de retour, depuis hier soir, en Haute-Savoie avec un météo qui annonce un temps pluvieux pour la fin de cette semaine.
La "Fête du Lac" d'Annecy, de ce samedi, risque de tomber à l'eau... si j'ose dire !
A noter : Pendant mes séjours à la mer et à l'océan, j'ai eu la chance de ne subir qu'une seule petite matinée pluvieuse !
MES BONNES ADRESSES !
Hôtel du Canal 2 ter, avenue Arnaut Vidal
11400 Castelnaudary
Un petit hôtel ** étoiles qui mériterait largement un étoile supplémentaire !
La famille Devolle-Geli dirige remarquablement ce bel établissement depuis 1929. Cet hôtel possède une âme !
La salle des petits déjeuners est située en bordure du canal et le long d'un petit sentier pédestre au charme exquis !
Le personnel de cet hôtel est stylé et fort sympathique. Une adresse incontournable que je me permets de recommander vivement à tous mes amis mais également aux autres !
Chez la Mère Catherine 2o, Place Gambetta
33720 Podensac
TEL 05 56 27 07 24
Un sympathique restaurant bien située sur la route qui conduit à Bordeaux.
Cuisine délicieuse préparée avec soin et passion par son chef que l'on peut voir préparer - la cuisine étant grande ouverte sur la salle à manger - d'excellents et succulents petits plats !
Face à l'immense et majestueuse plage de Lacanau, une adresse incontournable.
Les moules préparés par le chef de cuisine sont les meilleures que j'ai eu la plaisir de déguster...
Ce restaurant-traiteur offre une cuisine très raffinée qui fera le bonheur des gourmets mais aussi de tous les autres !
Une adresse incontournable au coeur de ce beau département de la Corrèze.
Accueil fort sympathique et aimable des propriétaires et des personnels.
Une halte - pour un déjeuner ou un dîner - s'impose absolument !
Photos Christian Chorier
MON ALBUM PHOTOS : CASTELNAUDARY & LACANAU OCEAN
1 à 5 - Castelnaudary et son canal du midi.
6 à 10 - La magnifique et somptueuse plage de Lacanau sur l'océan atlantique.
11 - Un vieux loup de mer (c'est bien moi...) tenant dans ses bras Maxou l'adorable et mignon petit Cochon d'Inde de sa fille Manon !
Photos Christian Chorier
POUR LE PLAISIR : "RIGOLETTO" DE VERDI AU THEATRE ANTIQUE D'ORANGE !
Rigoletto de Verdi / Patrizia Ciofi, Gilda, Leo Nucci, Rigoletto, Vittorio Grigolo, Duca di Mantova
Cette représentation de "Rigoletto" est l’une des plus grandes réussites des Chorégies d’Orange !
Vittorio Grigolo, le nouveau ténor qui enflamme les foules
Anecdote : A la fin de la répétition générale du 27 juillet à Orange, Vittorio Grigolo a fait deux bises sur les joues de ma fille Manon (15 ans). Vous pouvez imaginer combien a été grande sa joie et son bonheur… Depuis, ce soir là, Manon écoute tous les jours les enregistrements discographiques de Vittorio !
Rigoletto de Verdi / Patrizia Ciofi, Gila / Répétition générale du 27 juillet 2011 / Théâtre Antique d’Orange (vidéo, non-professionnelle, réalisée par un spectateur mais un document unique qui permet de se faire une idée de l’interprétation sublime de Patrizia Ciofi)
A noter : cette répétition générale était la dernière séance de travail, pour tous les artisans de cette production, avant la première représentation !
VITTORIO GRIGOLO, TENOR !
Portrait de Vittorio Grigolo, le nouveau ténor italien qui fait - à juste titre - se pâmer les foules !
Enfin, un ténor intelligent - comme Jonas Kaufmann - qui sait chanter avec goût, sans aucune faute de style et une musicalité jamais prise en défaut. A cela, il faut ajouter un timbre somptueux et des aigus aussi éclatants que raffinés ! Vittorio Grigolo est, actuellement, le ténor lyrique le plus sollicité - ou le plus courtisé - des grandes scènes du monde entier.
Ave Maria de Schubert / Vittorio Grigolo, ténor
Instant de bonheur, de sérénité et d'apaisement de nos âmes !
J'ai eu l'immense bonheur d'accueillir Joyce DiDonato, à plusieurs reprises, au Théâtre de Poissy.
Que d'inoubliables et merveilleux souvenirs...
Le 27 juillet dernier, j'ai eu le privilège d'assister à la répétition générale de "Rigoletto" de Verdi avec Vittorio Grigolo dans le rôle du Duc de Mantoue. Absolument enthousiasmant et fascinant !
LES COMMENTAIRES DE MES VISITEURS !
Je me présente, je me nomme Nicolas Delaporte. Je continue d'étudier en classe de direction d'orchestre et je tiens à vous féliciter pour la qualité de votre blog qui est fort intéressant. Je suis un ami et ancien élève du grand Maître Paul Ethuin, ancien directeur du Théâtre des Arts de Rouen.
Je viens de lire que vous avez eu la chance d'assister à la répétition générale de "Rigoletto" qui a remporté un triomphe magistral à Orange sans oublier cette fin sublime du deuxième acte.
Malheureusement, je n'ai pu que l'écouter, à la radio, sur France Musique !
Vous parlez, en particulier, du grand baryton verdien qu'est Monsieur Léo Nucci. Je ne sais pas si vous le savez mais ce brillant artiste est venu au Théâtre des Arts de Rouen en 1975 dans "La Bohème" (rôle de Marcello). Il avait obtenu également un grand triomphe !
Le chef orchestre était Maître Ethuin, je souhaitais vous en faire part. Nicolas Delaporte
Ma réponse à Nicolas Très touché par votre sympathique message !
Lorsque j'étais jeune, j'ai eu la chance de voir diriger Paul Ethuin, notamment dans le répertoire wagnérien dont il était un digne représentant. L'un des meilleurs chefs français de sa génération. C'était aussi la grande époque du Théâtre des Arts qui ne semble être, à présent, plus que l'ombre de lui-même !
Par ailleurs, je vous souhaite longue vie dans la carrière de chef d'orchestre !
L'excellent Léo Nucci aurait pu chanter aussi dans la "gigantesque opération télévisuelle" consacrée à "Rigoletto", l'hiver passé.
C'était "SA" place !
Merci pour cet excellent blog ! Françoise Crameri
Ma réponse à Françoise Effectivement Leo Nucci aurait eu sa place dans la production filmée de "Rigoletto" mais Placido Domingo, le plus intelligent et lucide ténor de sa génération, a su adapter ses moyens vocaux actuels à ce rôle sans avoir - il n'hésite pas à le dire lui-même - la couleur d'un vrai baryton verdien !
Nous avons eu le privilège d'assister à la représentation de "Rigoletto", le 02 août à Orange.
Tout ce que vous aviez écrit et annoncé s'est vérifié ... Et même plus : j'oserais dire pour cette représentation était vraiment exceptionnelle.
L'émotion a été forte dès le début et n'a fait que s'amplifier... La bravoure de tous, orchestre compris, la générosité de Léo Nucci et Patrizia Cioffi qui ont trissé le duo de la vengeance ont fait que tout le théâtre était en communion parfaite et que les ovations ont pris à juste titre un air de triomphe.... Trois heures de magie et un bonheur immense pour éclairer un été bien maussade.
Merci pour votre passionnant blog. Marlot-Mancini Simone (74540 Alby/Chéran)
Comme beaucoup d'autres personnes, j'ai écouté ce mardi soir sur les ondes de "France Musique", la retransmission de l'opéra "Rigoletto" de Verdi.
Ce soir-là, j'étais à Tulle, capitale de la Corrèze !
Par rapport à la répétition générale du 27 juillet dernier, j'ai constaté - avec plaisir et un réel bonheur - que l'émotion était restée intacte avec, en prime, ces frissons qui parcourent notre échine et qui ne trompent pas sur la valeur artistique d'une représentation lyrique.
Patrizia Ciofi fut - selon son habitude - une Gilda absolument sublime... ou de rêve !
Je ne comprends toujours pas pourquoi les grandes firmes discographiques ne lui offrent pas les enregistrements qu'elle mérite.
A coté d'une telle artiste, notre soprano nationale fait bien pâle figure...
Leo Nucci est le dernier grand Rigoletto de la scène lyrique dans la grande tradition de l'âge d'or du chant italien ! Quelle brillante démonstration de longévité vocale. Admirable et fascinant !
Vittorio Grigolo est, actuellement, le plus éblouissant Duca di Mantova et l'un des meilleurs ténors du monde.
Les autres ténors qui lui succéderont, sur la scène du Théâtre Antique d'Orange, ne pourront absolument pas rivaliser avec lui...
Il faut le savoir et en être conscient !
Rarement on aura entendu - en cette période de disette vocale - un ténor capable d'émettre d'aussi impalpables "pianissimi" ! Rarement on aura entendu un ténor aussi stylé et aussi musical. Rarement on aura entendu un ténor qui chante sans la moindre faute de goût !
Rarement on aura entendu un ténor possédant un timbre aussi séduisant... Vittorio Grigolo est un véritable artiste dont la voix est bénie des dieux !
Pour notre joie et plaisir, mon ami Raymond Duffaut, l'a engagé pour le rôle de Rodolfo dans "La Bohème" de Puccini.
Nul doute qu'il sera l'incontestable "ténor vedette" des Chorégies 2012.
Par ailleurs lors de cette retransmission radiophonique du 2 août, Leo Nucci et Patrizia Ciofi ont dû trisser le fameux duos dit de la vengeance. Un fait absolument unique dans l'histoire des Chorégies !
En cet été 2011, le ville d'Orange est devenue - grâce à ce "Rigoletto" hors norme - la capitale française de l'Art Lyrique !
Anecdote : la présentatrice de "France Musique" nous a annoncé la fin d'un acte alors que le ténor devait encore chanter sa célèbre cabalette... Manifestement, cette charmante présentatrice ne connaissait pas très bien cette oeuvre de Verdi !
Une véritable honte pour une radio publique comme "France Musique" !
De ce fait, on est en droit de se poser la question :
Quand les responsables de cette radio auront enfin la volonté et le flair d'engager de véritables spécialistes qui seront capables, comme certains chroniqueurs des grandes manifestations sportives, de nous faire partager leur enthousiasme et leur passion ?
La plupart des intervenants de "France Musique", hormis les excellents Marc Dumont et François Hudry, se prennent vraiment trop au sérieux... Ce n'est vraiment pas cela que les auditeurs attendent d'eux et ce n'est pas cela que les auditeurs attendent de "France Musique" !
A bon entendeur...
LES COMMENTAIRES D'UN FIDELE VISITEUR !
Combien je partage votre opinion : tout simplement divin... l'émotion est passée - quelques imperfections (mais la perfection absolue existe-t'elle ?) mais ces mots sont "petits" vu la grandeur et le talent de ces artistes qui ont servi cette musique magnifique qui vous prend "aux tripes".
J'ai toujours et j'aurai toujours ce "faible "pour Patrizia Ciofi mais cela ne s'explique pas (essayer d'expliquer l'inexpliquable); magnifique orchestre; la prise de son de FRANCE MUSIQUE était hier soir plus qu'honorable, ce qui m'a permis d'entendre des parties intermédiaires riches (le cor anglais qui double l'air de rigoletto au second acte sur des arpèges de violoncelles,... le trombone basse sur le dernier accord s'en donne à coeur joie).
Viva VERDI quand il est interprété ainsi ! Jean-claude carrère (Morcenx)