Chercher blog.fr

Archives posts pour: Février, 2011
  • Mon fabuleux séjour en Toscane & "Manon Lescaut" de Puccini au Teatro Communale de Florence !

    MON FABULEUX SEJOUR EN TOSCANE
    IMG_5605
    Mon hommage à Giacomo Puccini, à deux pas de sa maison natale à Lucca.

    LUCCA, sa cité médiévale et son Teatro del Giglio !
    IMG_5583

    La cité médiévale de Lucca – située à moins d’une heure de route de Florence - possède un charme indescriptible qui n’est pas sans rappeler la ville de Vérone avec ses ruelles tortueuses et sombres propices aux amours cachés, comme aurait probablement écrit Shakespeare !

    Lucca est la ville natale de Giacomo Puccini. Sa maison fait l’angle d’une petite place à deux pas du Duomo. Comment ne pas se recueillir devant la « casa » qui abrita les premiers jours et l’enfance de l’un des plus grands maîtres de la musique de tous les temps !

    J’adore l’atmosphère de Lucca, une petite ville d’où les voitures sont bannies. De ce fait, comme à Venise, le silence est tangible et envoûtant ! Seuls les pas des passants et des nombreux touristes raisonnent sur de larges pavés comme, jadis, au temps des seigneurs !

    De belles, nombreuses et luxueuses boutiques nous rappellent, cependant, que cette ville est très active sur un plan touristique, commercial et artistique ! Les palais anciens, les belles demeures, côtoient de belles bâtissent privées qui ont une âme. Comment ne pas tomber amoureux d’une telle cité propices aux rêves et aux fantasmes ! Enfin, les remparts qui entourent l’ensemble de la cité permettent de faire de belles promenades romantiques au soleil couchant.

    Par ailleurs, Lucca possède un tout petit théâtre qui ferait, assurément, le bonheur de grandes métropoles françaises. Au programme de la saison artistique : « Don Giovanni » de Mozart, « Rigoletto » de Verdi mais aussi de nombreux concerts et pièces de théâtre.

    Lors de mes deux soirées passées à Lucca, le Teatro del Giglio présentait « Le Convenienze ed inconvenienze teatrali » de Gaetano Donizetti avec des jeunes chanteurs – plus que prometteurs – de l’Opéra Studio dans une scénographie du meilleur effet et de ravissants et élégants costumes. Les jeunes chanteurs de cette production m’ont paru particulièrement motivés et enthousiastes !

    J’ai remarqué la présence, dans la salle, de nombreux jeunes mais aussi des classes entières d’élèves des écoles, collèges et lycées de Lucca et de la région. Tous ces jeunes semblaient conquis et visiblement heureux !

    Un exemple culturel et artistique que devraient suivre nos villes françaises qui – contrairement à ce qu’elles croient ou veulent encore nous laisser croire - sont terriblement en retard par rapport à d’autres pays, notamment : l’Italie et la Grande-Bretagne pour n’en citer que deux parmi d’autres !

    Sur la place, face au Théâtre de Lucca, l’hôtel Universo (un ancien palais) au charme incontestable, a accueilli, en autres, la grande diva du 19° siècle Maria Malibran (1808-1836), le fameux trompettiste de jazz Chet Baker (1929-1988), l’écrivain et critique d’art anglo-saxon John Ruskin (1819-1900), le peintre néoclassique Pompeo Girolamo Batoni (1708-1787) mais également Giacomo Puccini. Venait-il y cacher ses amours secrètes ou s’offrir quelques autres divertissements … Nul ne le sait !

    J’adore l’hôtel Universo dont l’atmosphère est encore imprégnée des personnages illustres qui y ont séjourné. De nos jours, l’accueil y est toujours convivial, les personnels sont charmants, souriants et efficaces. Un lieu où il fait bon vivre et une adresse incontournable lors d’un séjour à Lucca.

    Laissez-moi vous donner envie : à Lucca, j’ai passé une merveilleuse soirée chez mon ami le Docteur Antonio Scanavacca et son épouse. Ses deux jeunes enfants sont déjà des musiciens accomplis. La dégustation des pâtes maison fut un moment de pur régal !

    FIRENZE, la Bellissima !
    IMG_5720

    Retrouver Florence procure toujours une joie, une émotion et un plaisir sans cesse renouvelés !

    Comment ne pas être ému par la Piazza della Signoria , le célèbre Duomo et son campanile qui semble toucher le ciel, la Piazzale degli Uffizi, le Palazzo Vecchio, les églises de Santa Croce, le fameux Ponte Vecchio qui enjambe l’Arno et ses eaux dont la couleur verte n’est pas sans rappeler celle que l’on peut également apercevoir sur la façade du Duomo entre les marbres étincelants d’une blancheur immaculée. Il faut en effet savoir que les fameuses carrières de Carrare sont toutes proches !

    Firenze offre aux centaines de milliers de visiteurs qui envahissent la ville – y compris en cette période hivernale – des richesses artistiques inouïes qui apportent du baume à nos cœurs, qui stimulent nos esprits et qui exaltent nos âmes !

    Pour les amateurs d’opéras, l’Hôtel de la Rose (Via Solferino) offre à ses hôtes un emplacement privilégié situé à 50 mètres de l’entrée des artistes du fameux Teatro Communale et à quelques mètres de l’Arno, ce fleuve calme et apaisant qui traverse la ville.

    L’hôtel de la Rose propose, par ailleurs, un accueil et un service de tout premier ordre et des chambres très confortables. Une adresse unique pour un agréable séjour à Firenze. Cet établissement est située à 10 minutes à pied du Ponte Vecchio et à 15 minutes du Dôme !

    MANON LESCAUT au Teatro Communale di Firenze.
    IMG_5828

    Le Théâtre Communal a la chance de posséder, dans ses murs, l’un des trois meilleurs orchestres et choeurs de la péninsule italienne : l’Orchestra e Coro del Maggio Fiorentino.

    Ce théâtre qui compte plus de 2000 places et qui emploie 450 personnes vit de nos jours – comme les autres grands théâtres italiens - une période particulièrement angoissante et douloureuse dans la mesure ou le gouvernement souhaite faire d’importantes « coupes sombres » dans les budgets attribués à la culture et aux arts.

    Les Arts, la Culture, la Science, font toujours les frais des restrictions en période de disette : la difficulté en quelque domaine que ce soit ramène toujours l’homme à sa condition primitive, si vous me permettez un peu de philosophie élémentaire.

    Avant la représentation de « Manon Lescaut » de Puccini, tous les personnels du théâtre sont venus sur la scène pour exprimer, publiquement, le danger éminent qui menace la culture dans toute l’Italie. Le public a applaudi chaleureusement cette intervention d’autant que l’Opéra est considéré, en Italie, comme un art prisé par toutes les couches sociales de la population, toutes générations confondues !

    Cette production de « Manon Lescaut » d’une facture très classique – de ravissants décors et costumes – a fait le bonheur d’un public visiblement conquis et heureux. Les actes 3 et 4 constituant les sommets de cette représentation !

    La distribution fut dominée par la Manon de la soprano roumaine Adina Nitescu, voix large aux aigus triomphants et le Lescaut bien en voix de Roberto de Candia. Le ténor Walter Fraccaro nous a offert un Des Grieux robuste et claironnant. Il est vrai que de nos jours, hormis Jonas Kaufmann et Marcelo Alvarez, les ténors capables d’affronter un tel rôle avec de voluptueux pianissimi et une palette de couleurs cuivrées ont hélas disparu de l’échiquier lyrique …

    La direction musicale était assurée par le maestro Bruno Bartoletti (85 ans) qui a reçu, à la fin de la représentation, une ovation amplement méritée. Sa direction de l’Intermezzo m’a ému aux larmes.

    Une très belle soirée dont aucun de nos théâtres lyriques – hormis notre Opéra National de Paris – serait capable de présenter dans le cadre traditionnel d’une saison. Une leçon que devrait méditer les responsables des scènes lyriques de nos grandes métropoles françaises, notamment, les villes de Lyon et Marseille pour n’en citer que deux parmi d’autres !

    Avant de conclure, je tiens à remercier tout spécialement Francesca Colombo, sovrintendente du Théâtre, Annalena Aranguren (assistante de la Signora Colombo) qui a été ma correspondante privilégiée dans la préparation de mon séjour florentin et de la visite du théâtre sans oublier Francesca Zardini qui fut ma fascinante et adorable guide dans les méandres des couloirs et coulisses de ce merveilleux et important théâtre lyrique européen !

    Lors de la représentation, j’étais placé aux côtés de l’épouse et du jeune enfant du Maestro Oleg Caetani qui avait dirigé, la veille au soir, un concert symphonique dans ce magnifique théâtre.

    J’ai pu constater que l’ensemble des personnels de ce haut lieu de l’art lyrique étaient aussi souriants, compétents que passionnés. Comme on aimerait qu’il en soit également ainsi dans les théâtres de notre belle France !

    J’ai constaté également que de nombreux adolescents assistaient à cette représentation. Ils étaient autant enthousiasmés – ce n’est pas peu dire - que ma fille Manon, âgée de 14 ans !

    Par ailleurs, à l’heure du déjeuner, sur la Piazza della Signoria, le cœur de la cité historique de Florence, je me suis retrouvé attablé aux côtés de Thomas Mercelot, altiste à l’Opéra National de Paris.

    Probablement un signe du Destin… mais ne provoque-t-on pas le destin ?

    chicmanonhdl11106 Photo / "Manon Lescaut", production : Lyric Opera Chicago & Teatro Communale di Firenze.

    Manon Lescaut / Adina Nitescu, Manon / Direction musicale John-Eliot Gardiner / Glyndebourne Opera Festival, 1997

    Manon Lescaut de Puccini / Marcelo Alvarez, Des Grieux / Ljubljana, 2005

    MAGDA OLIVERO, une "Manon Lescaut" légendaire !
    IMG_5912

    Manon Lescaut de Puccini / Magda Olivero, Manon / Caracas, 1972
    Magda Olivero fêtera ses 101 ans, le 25 mars prochain.
    J'ai eu la chance de l'entendre aux Arènes de Vérone, en 1970, aux côtés d'un jeune ténor débutant : Placido Domingo.
    Cette soirée a fait l'objet d'un enregistrement discographique désormais disponible, sur le marché, auprès de la firme "Opera d'Oro" !
    Autour de Magda Olivero et de Placido Domingo, cette "Manon Lescaut" historique réunissait Giulio Fioravanti, Alfredo Mariotti, Ermanno Lorenzi, Franco Ricciardi, Carlo del Bosco et la basse Gianfranco Casarini que j'ai invité et mis en scène, de nombreuses années plus tard, dans "Il Trovatore" de Verdi et "Lucia di Lammermoor" de Donizetti.
    La direction musicale de cette Manon véronaise était assurée par le Maestro Nello Santi !

    UNE ADRESSE INCONTOURNABLE A LUCCA !

    HOTEL UNIVERSO / Piazza del Giglio, 1 / Lucca / TEL 0039 (0) 583 493 678
    www.universolucca.com
    Situé dans la cité médiévale, cet ancien palais ouvre ses fenêtres sur une place calme (zone piétonne) face à un ravissant petit Théâtre à l'italienne et d'une magnifique salle de cinéma qui nous rappelle les années 50 du cinéma italien !
    A l'Hôtel Universo, on peut dire que l’accueil est vraiment hors du commun. Les sourires et l’amabilité de la directrice et de l’ensemble des personnels vous donnent du baume au cœur. De surcroît vous bénéficiez du charme incontestable d’un hôtel qui a un véritable passé historique mais aussi une âme.

    IMG_5641

    Le grand trompettiste de jazz Chet Baker (1929-1988) a souvent séjourné dans cet établissement. La chambre n° 15 était sa préférée

    UNE ADRESSE INCONTOURNABLE A FIRENZE

    HOTEL DE ROSE PALACE / Via Solferino, 5 / Firenze / TEL 055-239 6818 www.florencehotelderose.com
    Ce prestigieux établissement hôtelier est situé à 50 mètres du "Teatro Communale di Firenze".
    Il offre, à ses hôtes, un confort exceptionnel et une situation privilégiée ! Il est situé à 10 minutes à pied du fameux Ponte Vecchio, de la célèbre Piazza della Signoria et du tout aussi celèbre Duomo.
    Une adresse incontournable, pour un séjour de rêve, dans l’une des plus belles, fascinantes et attrayantes villes du monde !

    IMG_5867IMG_5860

    PHOTO / ALBUM SOUVENIR / FEVRIER 2011
    Photos Chrisian Chorier

    Portofino (Ligure)
    IMG_5498IMG_5500IMG_5519

    Sori (Genova)
    IMG_5897IMG_5882IMG_5886

    Lucca (Toscane)
    IMG_5624IMG_5627
    IMG_5598
    IMG_5540IMG_5618
    IMG_5600
    IMG_5666IMG_5681
    IMG_5684
    IMG_5615
    1 & 2 - Piazza Anfiteatro
    3 & 4 - Eglise San Michele
    5 - Eglise San Frediano
    6 - Maison natale de Puccini
    7 - Café Di Simo (la brasserie où Puccini aller boire, chaque matin, son café)
    8 - Teatro Communale de Lucca
    9 - Cinéma, piazza del Giglio (l'atmosphère des années 50)
    10 - Pamela Larese, chante dans les rues des chants traditionnels florentins

    Firenze (Toscane)
    IMG_5721
    IMG_5724

    IMG_5708
    IMG_5711
    IMG_5797
    IMG_5794IMG_5790
    IMG_5783
    IMG_5788
    IMG_5773
    IMG_5769
    IMG_5740
    1 & 2 - Palazzo Vecchio et Piazza della Signoria
    3 - Pont sur l'Arno
    4, 5 & 6 - Ponte Vecchio
    7- Ponte Vecchio et Palais sur les bords de l'Arno
    8 & 9 - Palais sur les bords de l'Arno
    10 & 11 - Duomo de Florence
    12 - Duomo (façade principale)

    Firenze (Toscane), Teatro Communale
    IMG_5853IMG_5808IMG_5829IMG_5803
    IMG_5847
    IMG_5804
    IMG_5833IMG_5838
    IMG_5845IMG_5820
    1 - Devant le Teatro Communale. De très jeunes gens vont assister à la représentation de "Manon Lescaut"
    2 et 3 - La grande salle (2000 places) du Teatro Communale de Florence
    4 - Salle de Maquillage
    5 - Roberto de Candia ( rôle de Lescaut) dans sa loge avant la représentation
    6 - Salle de maquillage
    7, 8 & 9 - Artistes des Choeurs
    10 - Francesca Zardini, responsable des médias mais aussi ma charmante guide lors de ma visite privée dans les coulisses, les loges et sur l'immense scène du Teatro Communale.

    Sori (Genova), coucher de soleil sur la mer !
    IMG_5892
    Au coeur de village de Sori, à deux pas de la petite plage, je vous recommande, tout spécialement, le Restaurant SCANDELIN (style guinguette).
    Vous pourrez y déguster la spécialité de la maison, une "Focaccia al formaggio con rucola". Un véritable délice, que dis-je : un enchantement !

    4500328_8b2566e3a2_s
    LES COMMENTAIRES DE MES VISITEURS !

    Que de beautés. Merci de nous faire rêver et de nous rappeler tant de merveilleux souvenirs.
    François Deprez (Bordeaux)

    Ce reportage fait chaud au cœur.
    Merci pour ces si belles photos.
    Paysages merveilleux, portraits pris pour la postérité jusque dans la loge des artistes, conseils de grande valeur.

    Dr Roger Yaeche(Rouen)

  • Artistes de ma vie professionnelle. Aujourd'hui : Anna Caterina Antonacci, Anne Sophie von Otter & Souvenir, souvenir : Ludovic Tézier !

    ARTISTES DE MA VIE PROFESSIONNELLE

    AUJOURD’HUI : ANNA CATERINA ANTONACCI & ANNE SOFIE VON OTTER

    Nina de Paisielleo / Anna Caterina Antonacci, Nina / Direction musicale Riccardo Muti / Scala de Milan, 1999

    Carmen de Georges Bizet / Anna Caterina Antonacci, mezzo-soprano / Direction Sir John-Eliot Gardiner / Teatro Fenice di Venezia, 2010

    J’ai eu le plaisir d’accueillir Anna Caterina à Clermont-Ferrand, à Poissy et à Montreux. Je considère que c’est l’une des plus grandes tragédiennes lyriques de sa génération. Avec Anna Caterina, j'ai présenté des Airs Baroques Italiens sous la direction de Giovanni Antonini ; Ariodante de Händel sous la direction de William Christie ; Il Combattimento di Tancredi e Clorinda de Monteverdi sous la direction d'Ivor Bolton.... Anna Caterina me fascine. Je l'adore... Chut, ne pas l'ébruiter !

    Marietta’s song de Korngold (orchestration d'Arnold Schönberg) / Anne Sophie von Otter, mezzo-soprano / Théâtre du Châtelet Paris, 2000

    « Nouvel An » / Anne-Sophie von Otter / Stockholm, 2008

    Je dois à Anne Sofie des souvenirs inoubliables lors de ses concerts à Poissy. Je pense plus spécialement à cette soirée consacrée aux airs traditionnels suédois, son pays natal et celui où elle vit avec sa famille. Je pense aussi à ce concert unique, magique, fantastique et inoubliable d’Ariodante de Händel au cours duquel Anne Sophie avait fait pleurer la salle entière. L’un des moments les plus émouvants de toute ma carrière artistique. A la fin de concert, les yeux embués de larmes, je me suis précipité dans sa loge pour lui exprimer ma bien vive reconnaissance et lui dire aussi ma joie, mon émotion, mon bonheur et toute mon affection pour son interprétation légendaire !
    Inutile de préciser que le public était en délire et que d’innombrables et interminables ovations ont ponctué ce concert historique !

    SOUVENIR, SOUVENIR…

    UN MERVEILLEUX ARTISTE AU GRAND CŒUR : LUDOVIC TEZIER !

    J’ai rencontré, pour la première fois, l’ami Ludovic Tézier lorsqu’il était venu assister aux répétitions du « Devin du Village » de Rousseau, un ouvrage lyrique peu connu et joué que j’avais programmé - en hommage à la reine Marie-Antoinette - au Théâtre de Poissy !
    C’est à ce moment-là que j’ai découvert un homme généreux, affable et humble qui possédait, de surcroît, des qualités humaines hors du commun ! Un vrai ami et un artiste fort talentueux...
    Ludovic nous rappelle - par son chant éclatant, son beau legato, son timbre envoûtant et le mordant de sa voix – la grandiose époque des Robert Massard, Ernest Blanc, Gabriel Bacquier…

    Carmen de Bizet / Ludovic Tezier, Escamillo / Théâtre Antique d’Orange, 2004

    La Dame de Pique de Tchaïkovski / Ludovic Tézier, Prince Yeletsky / Opéra National de Paris, 2005

    LE COMMENTAIRE D'UNE FIDELE VISITEUSE !

    Bonjour Cher Christian, me voici à nouveau en visite sur votre blog, et j'y découvre encore des pépites, entre autres "Marietta'song" de Korngold.
    Merci aussi pour l'extrait de "Barry Lyndon", à mes yeux n°1 des grands films de Kubrick.

    Lysiane Malnati (Sélestat)

  • Les Victoires de la Musique 2011, le sont-elles vraiment ?

    LES VICTOIRES DE LA MUSIQUE CLASSIQUE, LE SONT-ELLES VRAIMENT ?

    Les Victoires de la Musique 2011 sauvées par la Troupe des Enfants du CREA d'Aulnay-sous-Bois !

    Plus les années passent et plus les "Victoires de la Musique Classique" – Une sorte de distribution des prix digne du Collège d’Oxford - nous font sombrer, à quelques rares exceptions près, dans une sorte de malaise et d'ennui profond propices à chasser les téléspectateurs en direction d'autres chaînes !

    Hélas, le contenu comme la forme laissent également à désirer :

    Mon amie Patricia Petibon aurait mérité d'être accompagnée par un orchestre baroque ayant plus de fougue et de tonus que celui que l’on nous a asséné ! Les "tempi" adoptés par le chef était d'une inimaginable lenteur. Ils auront probablement endormi - dès le début de cette manifestation - une grande partie des spectateurs présents dans la salle nantaise mais aussi de nombreux téléspectateurs !

    Brigitte Engerer nous aura fait penser - une fois de plus - à la castafiore du créateur des "Aventures de Tintin", l'inoubliable et talentueux Hergé (1907-1983). Les rares jeunes qui devaient être devant le petit écran ont dû s'esclaffer ! Il est vrai que « le ridicule ne tue pas » comme dit le proverbe !

    Une mention spéciale à Bertrand Chamayou qui nous a réconciliés avec le piano après la prestation quelque peu caricaturale de Madame Engerer !

    Le Trio n°2 en mi bémol majeur, Op.100 de Schubert utilisé par Stanley Kubrick pour son film "Barry Lyndon" (1975) était d'une belle facture avec Olivier Charlier au violon et Henri Demarquette au cello. Je n'inciterai pas sur la pianiste occasionnelle (l’inévitable Brigitte Engerer) de ce trio pour éviter que l'on m'accuse d'un certain parti-pris mais j'aurais préféré qu'il en soit autrement...

    Franck Braley, magnifique pianiste et artiste accompli a souffert également d'un accompagnement orchestral quelque peu désordonné et un peu trop envahissant !

    Vanessa Wagner sensible pianiste au jeu délicat et musicienne accomplie n'avait pas, à ses côtés, un partenaire vraiment idéal... Pourtant les brillants jeunes violonistes ne manquent pas...
    Des idées plus novatrices et plus séduisantes ne devraient pourtant pas manquer à ceux qui organisent de telles manifestations...

    Pierre-Laurent Aimard, l'un de mes pianistes préférés, habitué à jouer avec les meilleurs orchestres du monde a probablement dû un peu souffrir à cause d'un accompagnement orchestral peu digne de son talent ! Apparemment, Pierre Laurent était surtout venu pour recevoir - en main propre - sa "Victoire 2011" (amplement méritée) mais aussi pour rendre un hommage appuyé au merveilleux Orchestre de Cleveland et
    à son complice et ami Pierre Boulez !

    Véronique Gens que j'ai souvent eu le plaisir d'inviter à Poissy et à Montreux demeure une magnifique artiste. On regrette de ne l'entendre que trop peu sur nos scènes lyriques françaises ! Elle conduit sa carrière internationale avec une intelligence hors norme et cette élégance vocale et stylistique qui sont l'apanage des plus grandes. Véronique fut incontestablement la reine de cette soirée avec ses accents dramatiques émouvants, sa ligne de chant pure et soutenue, sa palette de belles couleurs et son timbre si séduisant !

    Karine Deshayes que j'aime bien et que j'ai souvent accueillie à Poissy dans des répertoires baroques - qui lui vont comme un gant - n' a pas encore l'abattage vocal suffisant pas égaler les grandes rossiennes actuelles... sans même vouloir évoquer la divine Joyce DiDonato !

    Sophie Koch, très belle jeune mezzo-soprano, n'a pas pu bénéficier - elle aussi - d'un tissu orchestral digne de ses grandes qualités artistiques ! On se rattrapera en allant l'écouter, lors de ses prochaines apparitions, sur la scène de l'Opéra National de Paris.

    Emmanuel Cencic, solide contre-ténor applaudi sur la scène pisciacaise m'a semblé moins gêné que Patricia Petibon par l'orchestre baroque nantais visiblement un peu plus réveillé et un peu mieux concerné qu'au tout début de cette soirée !

    La canadienne Marie-Nicole Lemieux - dont on connaît l'humour et la fantaisie - nous a gratifié d'une "Dalila" peu enthousiasmante. Fatigue passagère ou manque de préparation avec les musiciens de l'OPPL ? Marie-Nicole m'a beaucoup inquiété, notamment, à cause d'un vibrato particulièrement encombrant et d'une ligne de chant qui laissait, lors de cette soirée, beaucoup à désirer !

    En conclusion : les grands triomphateurs de cette soirée furent les Enfants du CREA d'Aulnay-sous-Bois ! Ils nous ont offerts un pur moment de bonheur et cette note d'espoir en des jours meilleurs pour la musique !

    Les prochaines Victoires 2012 ne devraient plus être une distribution des prix qui n'intéresse personne sauf ceux qui sont directement concernés ! Elle devraient être un concert festif digne de ce nom faisant la part belle à de jeunes talents mais aussi à des artistes confirmés et expérimentés avec un ou plusieurs orchestres de tout premier ordre et des chefs d'orchestre tels que Gustavo Dudamel, Daniel Harding, Andris Nelsons, Philippe Jordan, Louis Langrée, Alain Altinoglu, Vladimir Jurowski, Giovanni Antonini... pour n’en citer que quelques-uns !

    On aime bien la bonhomie de Frédéric Lodéon et le beau sourire de Marie Drucker mais il faut bien avouer que leurs interventions étaient aussi insignifiantes que soporifiques !

    Tous ces longs remerciements et ces congratulations intempestives ne sont pas sans rappeler une certaine émission de nos dimanches après-midis, pluvieux, tristes et froids de l’hiver : "L'Ecole des Fans", animée par Jacques Martin.

    Espérons que les "Victoires de la Musique Classique " 2012 auront un autre visage mais, dans ce cas, ne faudrait-il pas changer aussi les têtes et tous ceux qui en ont la responsabilité ?

    A noter : Au niveau de la création Thierry Eschaich a remporté pour la troisième fois consécutive la Victoire attribuée aux compositeurs ce qui tendrait à démontrer que les excellents compositeurs sont de moins en moins nombreux et de moins en moins féconds.... On ne peut que s'en inquiéter !

    Quelques chiffres éloquents !

    1508000 téléspectateurs soit 6,7 % de part d'audience.
    Une perte de presque 350000 téléspectateurs par rapport à l'édition 2010.

    Qui oserait encore nous faire croire qu'il s'agit d'un succès !
    Les responsables devraient plutôt nous parler d'un cuisant échec mais ils s'en garderont bien...

    Aria pour soprano, piano et orchestre, K 505 de Mozart / Véronique Gens, soprano / Lars Vogt, piano / Direction musicale Ivor Bolton / Royal Albert Hall de Londres

    « Faust » de Charles Gounod / Sophie Koch, Siebel / Direction musicale Antonio Pappano / Royal Opera House, Londres 2004

    "Werther " de Jules Massenet / Sophie Koch, Charlotte / Direction musicale Michel Plasson / Opéra National de Paris, 2010

    "Mitridate" de Mozart / Patricia Petibon, soprano / Direction musicale Daniel Harding / Festival de Salzburg, 2006

    Semiramide de Rossini / Max Emmanuel Cencic, contre-ténor / Direction James Gaffigan

    Concerto pour la main gauche de Maurice Ravel / Pierre Laurent Aimard, piano / Direction musicale Pierre Boulez

    Impromptu, D 899 de Franz Schubert / Frank Braley, piano / Tokyo, 2008

    Variations sur un thème de Corelli de Serge Rachmaninov / Vanessa Wagner, piano

    Un vrai moment de pur bonheur avec La Troupe des Enfants du CREA d’Aulnay-sous-Bois

    Le "CREA", un Centre unique en France ou le mot MUSIQUE retrouve sa vraie valeur artistique ainsi que sa forme éducative et sociologique la plus aboutie

    J’ai souvent eu le plaisir d’accueillir Véronique Gens, Patricia Petibon, Lars Vogt, James Gaffigan, Max Emmanuel Cencic, Michel Plasson et Ivor Bolton, Pierre Laurent Aimard, Frank Braley à Poissy ou à Montreux ! Ivor Bolton est l’un de mes meilleurs amis. J’apprécie particulièrement sa musicalité, sa gentillesse, sa délicatesse et sa grande simplicité !
    J'ai organisé quelques concerts à l'étranger pour Vanessa Wagner.
    J'ai invité Antonio Pappano, au début de sa carrière internationale, lorsque je dirigeais le Festival de Musique et d'Art Lyrique de Vichy.

    "BARRY LYNDON" (1975), film de Stanley Kubrick

    4500328_8b2566e3a2_s
    LES COMMENTAIRES D'UN VISITEUR MUSICIEN !

    Et si la musique classique arrêtait de s'auto-flageller ? A-t-elle tellement honte d’elle, qu’elle se croit obligée de singer les "tics" et horreurs des émissions de variétés ? Ce que les organisateurs de cette « Cérémonie » ont fait, hier soir, est indigne des grands artistes et compositeurs de génie, qu’ils auraient dû mettre en valeur !
    Les lumières agressives, les mouvements de caméras, les deux présentateurs très occupés par leurs bisous et leurs jeux de mains pour rendre hommage à la Saint-Valentin, ceux qui n’avaient rien à faire sur scène, l’absence de conducteur logique pour conduire à la musique, le remplissage de mauvais goût pour tenir près de trois heures…
    Je n’ai tenu qu’une petite heure. Par charité, je ne dirai rien sur l’ignoble trio de "Don Juan" de Mozart et le copier-mal collé de Michel Lebb et sur ceux dont je me suis empressé d’oublier…
    Ah oui, c’est vrai ! J’ai bien aimé Patricia Petibon

    Hervé Gallien (Aix-les-Bains)
    Ancien trompettiste à l'Opéra de Lyon.
    Ex. chef d'orchestre et directeur du Conservatoire de Musique d'Aix-les-Bains

  • Annecy, mon album photos & Les Artistes de ma vie professionnelle !

    IMG_5459IMG_5461IMG_5472IMG_5476IMG_5479IMG_5483
    1 & 2 - Les Canaux et le Pont des Amours !
    3 - L'Île aux Cygnes.
    4 & 5 - La Flottille déjà opérationnelle pour de belles promenades sur le lac.
    6 - Bonlieu Scène Nationale qui dirige, avec brio, mon ami Salvador Garcia.
    Photos Christian Chorier / 14.02.2011

    LES ARTISTES DE MA VIE PROFESSIONNELLE !
    AUJOURD'HUI : MIAH PERSSON, ANTONIO PAPPANO, ANDREW DAVIS, BRUCE FORD & GERALD FINLEY

    Le Nozze di Figaro de Mozart / Miah Persson, Susanna / Direction Antonio Pappano / Royal Opera House, Londres 2006

    Ermione de Rossini / Bruce Ford / Direction musicale Andrew Davis / Glyndebourne Festival Opera, 1995

    Le Nozze di Figaro de Mozart / Gérald Finley, Comte Almaviva / Direction musicale Antonio Pappano / Royal Opera House, Londres 2006

    J'ai eu le plaisir d'inviter à Vichy, Poissy et à Montreux Miah Persson, Antonio Pappano, Bruce Ford, Andrew Davis et Gérald Finley.
    Bruce a enregistré "Il Sogno di Scipione" de Mozart au Théâtre de Poissy.

    "LA BELLE EPOQUE" A L'HEURE DE LA MODERNITE !

    IMG_5451

    Située face à la magnifique Esplanade du Pâquier et à côté de "Bonlieu Scène Nationale", la Brasserie-Salon de Thé "La Belle Epoque" a mis de nouveaux et beaux habits de printemps.

    Dotée d'une belle terrasse, c'est à l'intérieur que la métamorphose est spectaculaire. Les couleurs rouges et grises jouent joliment avec l'atmosphère agréable et conviviale de ce sympathique établissement !

    Le propriétaire, son épouse et leurs employés vous reçoivent avec de larges sourires. La carte s'est diversifiée et enrichie.

    A noter : un service efficace et rapide pour tous ceux qui travaillent aux alentours. Pour ceux qui aiment flâner, la terrasse ensoleillée s'impose en priorité !

    La Belle Epoque / 2, rue Jean-Jaurès / Annecy / TEL 04 50 52 82 90
    IMG_5450

  • Joyeux anniversaire, Madame Renée Doria !

    IMG_5424

    Manon de Massenet / Renée Doria, Manon & Alain Vanzo, Des Grieux

    C'est ce dimanche 13 février 2011 que la grande cantatrice française Renée Doria soufflera ses 90 bougies !

    J'ai déjà raconté que lorsque je devais avoir une dizaine d'années, j'avais recu un cadeau fabuleux : un petit électrophone de la marque "Teppaz" avec son tissu écossais et sa platine qui permettait d'écouter des disques noirs de 17 et 25 cm.

    Avec cet électrophone, ma chère Maman avait joint le disque "Manon" de Massenet avec Renée Doria, Alain Vanzo et Adrien Legros.

    Pendant des jours et des jours - pour ne pas dire des mois et des mois - j'ai écouté ce seul et unique disque en ma possession. Inutile de vous préciser que j'en connaissais toutes les paroles, pour ne pas dire toutes les syllabes !

    Je chantais à tue-tête les duos entre Manon et le chevalier Des Grieux... mais aussi la cavatine du Chevalier Des Grieux : "en fermant les yeux" ! Un air que je me plaisais à chanter, lors des réunions familiales mais aussi lors des fêtes organisées sur les places de Valence (Drôme). A cette très lointaine époque, on devait chanter sans micro... Une excellente école mais il était nécessaire que la voix soit bien placée...

    Renée Doria a débuté sa carrière à l'Opéra de Marseille en 1942. Deux ans plus tard, elle était présente sur la scène de l'Opéra-Comique dans le rôle titre de "Lakmé" de Léo Delibes puis en 1947, elle apparaissait sur celle de l'Opéra de Paris dans la Reine de la Nuit ("La Flûte Enchantée" de Mozart).

    Epouse de Guy Dumazert, l'un des plus grands directeurs artistiques de tous les temps, elle a réalisé de nombreux enregistrements dont cette "Manon" qui reste chère à mon coeur !

    On peut se procurer ses enregistrement, via Internet, chez "Malibran Music" (www.malibran.com).

    Renée Doria et Andréa Guiot, la grande époque d'un chant français hélas révolu !

    Manon de Massenet / Renée Doria, Manon & Alain Vanzo, Des Grieux

    EN HOMMAGE A MA CHERE MAMAN, CET EXTRAIT DE "MANON LESCAUT" D'AUBER

    Ma chère Maman (1906-1992) me chantait souvent cet air extrait de la "Manon Lescaut" d'Auber.
    Les trois héroïnes de Massenet, Auber et Puccini sont à l'origine du prénom que j'ai donné à ma fille !

    "Manon" d'Auber / Rénée Doria, Manon

    LES COMMENTAIRE DES VISITEURS !

    je suis très heureux qu'elle soit en pleine forme. J'ai eu le plaisir de travailler, tous le jours, avec elle...
    Elle collabore, actuellement, à la sortie d'un nouveau CD. C'est, de surcroît, une dame adorable !
    Encore merci !
    Malibran Music (Paris)

    J'ai eu le bonheur de travailler, parfois, au Théatre du Capitole à Toulouse. ,Je suis habilleuse et j'adore l'Opéra. Pour "La Bohême" dés que les choristes étaient en scène, ,je grimpais, à toute vitesse, dans les cintres pour les écouter !
    j'ai vu Mimi ("La Bohème" de Puccini) mourir six fois et j'avais les larmes aux yeux à chaque représentation !
    Je souhaite un bon anniversaire à Madame Renée Doria, cette charmante dame qui nous a donné tant de bonheur et tant de grandes émotions !
    Nina (Toulouse)

    Très grande dame du chant français. D'une gentillesse et d'une simplicité exceptionnelles. J'ai eu l'occassion de correspondre, avec elle, il y a 30 ans au sujet de Tony Poncet dont elle fut, avec son cher époux, à l'origine de sa carrière discographique chez "Philips" ! Bon anniversaire Madame ! Que le dieu de la musique vous garde longtemps encore parmis nous.
    daniel.bardaji@voila.fr

    Ma réponse à Daniel !
    Dans vos commentaires, vous évoquez souvent le nom du ténor Tony Poncet (1918-1979) que j'ai eu la chance d'entendre - lorsque j'étais jeune - à Lyon ("Guillaume Tell" de Rossini), au Théâtre Antique de Vienne ("Paillasse" de Leoncavallo) et lors de plusieurs concerts lyriques.
    Tony Poncet possédait une voix robuste aux couleurs cuivrées ! Sa voix, reconnaissable entre toutes, était couronnée d'un aigu facile, insolent et stupéfiant !
    Certains critiques de l'époque n'hésitaient pas à écrire que Tony Poncet était parfois un peu fâché avec la mesure. Par contre, il chantait toujours à pleine voix avec cette énergie, cette aisance, cette générosité et cet aplomb qui ne pouvaient que forcer l'admiration des lyricophiles et de ses fans.
    Tony Poncet était un artiste éminemment populaire, aimé, apprécié et adulé par les français d'autant qu'il n'hésitait pas à chanter dans toutes les provinces, et parfois dans les petites salles de nos campagnes. Il allait volontiers à la rencontre des publics- y compris ceux qui ne fréquentaient pas spécialement le monde de l'opéra - A ce titre on peut dire qu'il était - avec la soprano colorature Mado Robin - un exemple et une sorte de précurseur de la décentralisation lyrique !
    De nos jours, avec un excellent chef de chant à ses côtés et des répétiteurs exigeants, il aurait fait trembler les murs et les lustres de nos théâtres et mis les publics en ébullition !
    Il m'arrive, assez souvent, d'écouter ses enregistrements (disques noirs 30 cm) qui datent de ma jeunesse. Je dois avouer que le charme opère encore et que je suis toujours enthousiasmé par cette voix insolite !
    Pourtant, avec le temps - comme aurait Léo Ferré - je suis devenu très exigeant au niveau de la musicalité, de la palette des couleurs et des nuances ! D'impalpables "pianissimi" me font autant vibrer que les éclats de notes aiguës !
    Christian Chorier

    Guillaume Tell de Rossini / Jean Borthayre, Guillaume Tell & Tony Poncet, Arnold (version audio)

    Lakmé de Léo Delibes / Mado Robin, Lakmé / Enregistrement audio, 1956
    Mado Robin (1918-1960) : son historique, phénoménale et étourdissante Lakmé !

    Avec le temps / Léo Férré / 1972

  • La revue "Opéra" rend hommage à Andrea Guiot, la plus authentique "Mireille" du 20° siècle !

    IMG_0997 Andréa Guiot dans le jardin fleuri de son mas provençal et Christian Chorier / 2010.

    Depuis plusieurs mois, je me demandais quand une revue musicale allait enfin rendre hommage à la grande soprano que fut Andréa Guiot. Elle a fêté ses 83 printemps, le 11 janvier dernier !

    Heureuse surprise en ce début du mois de février : La revue 'Opéra" consacre deux pages à Andréa Guiot, l'une de nos plus illustres cantatrices françaises dont la diction et la beauté du timbre sont restées sans égales !

    Tous ceux qui lisent mon blog, savent combien je voue à Andréa une très grande affection et une indéfectible admiration !

    Si j'ai fait le choix de faire ce beau métier artistique, c'est grâce à Andréa Guiot !

    C'est grâce à sa délicieuse Juliette ("Roméo et ,juliette" de Gounod), à son incomparable micaela ("Carmen" de Bizet), à son enthousiasmante Marguerite ("Faust" de Gounod), à son élégiaque Mathilde ("Guillaume Tell" de Rossini) et, par dessus tout, à son authentique et déjà légendaire "Mireille" !

    Qui n'a pas jamais entendu, dans cet opéra-comique, son "Air de la Crau" est perdu pour jamais ! Avec le personnage de "Mireille", Andréa avait atteint une dimension vocale, émotionnelle et spirituelle dont elle seule détenait le secret.

    De nos jours, je suis heureux de pouvoir lui rendre visite, de temps en temps, dans son mas - entouré de belles vignes - aux portes de Nîmes. Son grand salon est digne de l'une des salles du musée d'Orsay. Elle vit au milieu de toutes les toiles qu'elle peint sur le thème de cette Provence si chère à son coeur !

    Je pense pouvoir dire qu'Andréa fut, non seulement, la "Mireille" des scènes lyriques de l'après-guerre mais aussi, dès sa plus tendre enfance, la "Mireille" de sa belle région ensoleillée lorsqu'elle chantonnait sur les chemins caillouteux qui la conduisait à son école ou aux Saintes-Marie-de-la-Mer... tandis que les cigales et les oiseaux s'émerveillaient de sa voix si pure et naturelle !

    Merci, Chère Andréa, pour les moments de bonheur, de plaisir et d'émotion que tu as su nous procurer ! Merci pour ta simplicité, ta générosité et ta joie de vivre !

    Doux souvenirs : La première fois que je t'ai vu et entendu au Théâtre Antique d'Orange, j'étais encore un tout jeune adolescent ! A la fin de la représentation lorsque je m'étais rendu - timidement - en direction de ta loge pour faire dédicacer mon programme, j'avais été saisi par ton bel accent méridional et ton sourire éclatant ! Tu m'avais fait une bise sur le front... j'avais failli m'évanouir !

    Je garde aussi un souvenir ému des moments délicieux que nous avons passés ensemble, notamment, au coeur de ce pittoresque village de Cordon en Haute-Savoie avec Charles, ton époux qui nous a hélas quittés...

    Je me souviens de nos joyeux et délicieux petits déjeuners au cours desquels Charles avait toujours des histoires drôles à raconter à Manon. Des moments heureux, des moments de vrai bonheur, des moments inoubliables !

    Je t'embrasse affectueusement ainsi que ma petite Manon qui t'aime également beaucoup !

    IMG_5226
    Mireille de Charles Gounod / Andréa Guiot, Mireille & Alain Vanzo, Vincent / Enregistrement audio

    PHOTOS DE CE JOUR !
    Mercredi 9 février 2011
    Lac d'Annecy et le Pont des Amours !
    IMG_5219IMG_5220IMG_5217IMG_5212

  • Mes souvenirs, mes passions, mes amours... (Chapitre 21 - Première partie)

    POURQUOI AI-JE CREE UN BLOG ?

    Au début du mois d’août 2009, j’ai découvert – via Internet - une annonce m’indiquant que l’on pouvait créer gratuitement un blog.

    A cette époque, je n’avais qu’une idée assez confuse de ce que pouvait représenter un tel lien entre des visiteurs et celui qui en était l’auteur.

    Je m' étais seulement hasardé à lire - si j’ose dire - les blogs de quelques personnalités du monde politique mais j’avais trouvé que leurs contenus n’étaient, en quelque sorte, qu’une forme de propagande ou d’auto-satisfaction de la part de leurs auteurs.

    J’ai pensé agir différemment, sans cette maudite « langue de bois », et me servir d’un blog comme étant, tout simplement, un élément de communication. C’est la raison pour laquelle, pendant une saison entière, je n’ai pratiquement évoqué que les spectacles programmés au Théâtre de Poissy dont j’assumais la direction artistique !

    Ce Théâtre disposait de 1050 places et d’une acoustique parfaite à faire pâlir de jalousie toute les autres scènes parisiennes. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons effectué des centaines d’enregistrements discographiques dans ce haut lieu de la musique !

    A la fin de mon mandat en juin dernier (* 1) après 18 années passées à la direction de ce théâtre mais avec, entre-temps, une longue escapade de six ans au Festival de Montreux (je dirigeais conjointement les deux structures) mais aussi, pendant deux saisons estivales, la direction du Festival de Musique et d’Art Lyrique de Vichy, je me suis retrouvé face à un énorme temps libre d’autant que j’étais habitué à travailler à « 300% » comme disaient mes chers et fidèles collaborateurs !

    C’est à partir de ce moment-là que j’ai trouvé dans l’écriture une sorte de « refuge » doublé d’un véritable et réel plaisir !

    Depuis cette période, j’essaie d’écrire chaque jour - ou tous les deux jours - en ayant mis un point d’honneur à « personnaliser » mon blog. En effet, il me paraissait inutile - voire sans aucun intérêt - de parler d’artistes, de chefs d’orchestres, de musiciens, de comédiens, de danseurs, de poètes et d’écrivains ainsi que d’autres artisans du spectacle si je n’avais pas eu des rapports directs ou indirects avec eux !

    Un seul exemple : tout a été dit ou presque – et souvent en des termes particulièrement judicieux – sur Marilyn Horne, Dame Joan Sutherland, Franco Corelli, Régine Crespin, Thomas Hampson, Samuel Ramey, June Anderson, Anne Sophie von Otter, Cecilia Bartoli, Joyce DiDonato, Magdalena Kozena, Anna Caterina Antonacci... Pierre-Laurent Aimard, Yehudi Menuhin, Katia et Marielle Labèque, Renaud et Gautier Capuçon, Lars Vogt, Maria Joao Pires, Viktoria Mullova, Joshua Bell... Antonio Pappano, Nikolaus Harnoncourt, Sir Colin Davis, Valery Gergiev, Giuseppe Sinopoli, Claudio Abbado, Riccardo Chailly, Sir Roger Norrington, Sir John-Eliot Gardiner... Antoine Vitez, Patrice Chéreau, Jorge Lavelli, Jean-Pierre Vincent, Gérard Desarthe, Jean-Claude Drouot, Robert Hossein... pour n’en citer que quelques-uns par rapport aux milliers d’autres personnalités que j’ai eu le bonheur et l’immense plaisir de côtoyer tout au long de ma vie !

    Si je n’avais pas eu la chance de rencontrer, de collaborer, de vivre des moments privilégiés avec tous ces artistes, je n’aurais probablement pas créer ce blog.

    Si je n'avais pas eu la chance de bénéficier de solides bases musicales (* 2) et si je n'avais pas passé ma vie dans le monde du Spectacle Vivant, je me serais bien gardé d'émettre la moindre des opinions ou de faire le moindre des commentaires !

    Pourquoi parler de Domingo si je n’avais pas eu la chance de l’entendre à ses débuts à l’Arena de Verona ? Pourquoi parler de Régine Crespin, si je ne l’avais pas accompagnée à l’Opéra de Varsovie ? Pourquoi parler de June Anderson si je n’avais pas été l’accueillir à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle et effectuer ensuite, avec elle, le voyage en train entre Paris et Clermont-Ferrand lors d’un concert que j’avais organisé pour elle ? Pourquoi évoquer mille autres choses si je n’avais pas été impliqué directement dans les histoires que j’essaie, modestement, de vous raconter !

    Selon mon concept et mon éthique, un blog doit avoir sa propre « identité » et ne pas se résumer à collecter et à reprendre des informations ou d'autres analyses que l’on retrouve, par centaines, sur d’autres sites Internet.

    Mon blog est aussi – j’ose l’avouer publiquement - une sorte de « Testament artistique » que j’aimerais léguer à mes enfants.

    J’ai perdu mon père à l’âge de 10 ans et je n’ai, hélas, que peu de souvenirs de cette période de mon enfance comme si celle-ci avait disparu, prématurément, de mon esprit ou comme si j’avais effacé - malgré moi - les mots et les chiffres que je m’évertuais à écrire sur les minuscules ardoises scolaires de mon enfance !

    C’est encore, de nos jours, une chose dont je souffre beaucoup !

    En écrivant un pan important de « ma vie » sur ce blog, j’espère ainsi laisser quelques souvenirs, ou du moins quelques traces, à mes trois chers enfants : Nicolas, Julien et Manon.

    Sur mon blog, j’ose me livrer – sans fausse pudeur - avec cette sincérité, cette objectivité et cette honnêteté qui font partie de mes principes fondamentaux !

    Je couche sur le papier des actions et des faits que j’ai vécus, qu’ils soient jouissifs, toniques, positifs, enthousiasmants, enrichissants, émouvants, injustes, hypocrites ou décevants...

    Je vais continuer à écrire – tant que mon esprit et ma plume resteront lisibles et compréhensibles – pour mon plaisir mais aussi, du moins j’ose le croire, pour le vôtre.

    (* 1) Lors de ma dernière soirée pisciacaise - grâce à la complicité de mes amis musiciens de l'OAE - j'ai pu présenter le "Cosi Fan Tutte" de Mozart dans la production : solistes, chef et orchestre du prestigieux Glyndebourne Opera Festival. C'est la soprano anglo-saxonne Sally Matthews qui interprétait le rôle de Fiordiligi sous la direction musicale du jeune chef James Gaffigan. Inutile de vous préciser que la soirée fut TRIOMPHALE !

    (* 2) J'ai eu la chance d'apprendre et de pratiquer le violon pendant une vingtaine d'années. Parallèlement à cet instrument, j'ai également appris à jouer du violoncelle. J'ai tâté un peu de la contrebasse pour suivre les traces de mon grand-père paternel dont on disait qu'il était un remarquable musicien. J'ai appris à jouer de la Flûte dans la perspective de séduire - hélas, sans succès - une jeune fille de mon âge, flûtiste au conservatoire sans oublier quelques belles années de chant et d'art lyrique mais aussi plus de 37 années passées sur les scènes et dans les coulisses des théâtres...

    Cosi Fan Tutte de Mozart / Sally Matthews, Fiordiligi / Opéra d'Amsterdam, 2006

    Scène de Berenice de Haydn / Joyce DiDonato, mezzo-soprano / Direction musicale Sir Roger Norrington / OAE / Londres, 2009

    My Fair Lady de Frederick Loewe / Joyce DiDonato, mezzo-soprano / Direction musicale James Gaffigan / Festival de Baden-Baden, 2009

    Semiramide de Rossini / June Anderson & Marilyn Horne / Metropolitan Opera de New-York, 1989

    J'ai eu l'immense honneur et le très vif plaisir de collaborer, notamment, avec Marilyn Horne, June Anderson, Samuel Ramey, Joyce DiDonato, Sally Matthews, James Gaffigan, Sir Roger Norrington et l'OAE (L'orchestre avec lequel j'ai réalisé le plus grand nombre de concerts).

    A noter : Dans quelques jours, la suite du Chapitre 21 (deuxième partie).

    4500328_8b2566e3a2_s
    LES COMMENTAIRES DES VISITEURS !

    Juste un mot pour vous dire à quel point j'apprécie votre blog, et tout particulièrement le récit que vous venez de faire au sujet de sa naissance ; quant aux superbes photos de montagnes enneigées que vous venez de poster, j'ai tout de suite chantonné en les regardant le somptueux air extrait de La "Damnation de Faust" de Berlioz, " : Merci doux crépuscule, ô sois le bienvenu, éclaire enfin ces lieux, sanctuaire inconnu, où je sens à mon front glisser comme un beau rêve, comme le frais baiser d'un matin qui se lève... Oh comme on sent ici s'envoler le souci, que j'aime ce silence et comme je respire un air pur...
    Très bonne soirée à vous.

    Lysiane Malnati ( Sélestat)

    Ma réponse à Lysiane !
    "La Damnation de Faust" d'Hector Berlioz / Jonas kaufmann, Faust / Bruxelles, 2002

    Je me permet de vous écrire pour vous féliciter de la qualité de votre site internet et de toute la documentation que l'on y trouve !
    Thierry Prempain (Grenoble)

    Merci pour tous vos articles si intéressants ! J’espère que vous continuerez à nous faire partager vos passions et souvenirs ! j’attends d’en connaître plus sur le chapitre 21 !
    Jocelyne Frenel (Nantes)

    Merci pour les magnifiques photos que vous publiez.
    Merci pour vos reportages si intéressants...
    Regardant le gala donné en l'honneur de PLACIDO DOMINGO, à Madrid, pour ses 70 ans, je l'ai vu chanté l'hymne national espagnol. Je croyais qu'il n'y avait plus de paroles sur cet hymne puisque celles proposée l'an passé ont été refusées.
    Est-ce que l'un de vos visiteurs pourrait me renseigner ?

    Micheline Couillard (Paris)

  • Effervescence au Grand Bornand en Haute-Savoie

    En moins de 30 minutes d'Annecy-le-Vieux, je suis au pied des pistes du Grand Bornand, si je vire à gauche ou de celles de la Clusaz, si je vire à droite lorsque j'arrive au coeur du village de Saint-Jean de Sixt !

    J'ai une affection particulière pour ces deux stations dont la simplicité, le respect de la nature égale la convivialité et la bonne humeur !

    Au niveau de l'esprit comme de la forme, on est à l'opposé des stations sophistiquées, tels que celles de Megève, de Chamonix et quelques autres qui semblent s'être fourvoyées dans une sorte de snobisme excentrique et superficiel !

    Ce mardi, c'est le Grand Bornand qui a retenu mon choix, si j'ose dire !

    Cette petite station qui accueille chaque année, pendant la dernière semaine du mois d'août, le fantastique festival "Au Bonheur des Mômes" se prépare - depuis quelques jours - à recevoir, ce jeudi, les membres du CIO.

    Ce matin, tout le village semblait être en effervescence pour recevoir les nombreuses personnalités et autres médias qui vont envahir ce paisible et ravissant petit bourg !

    Par ailleurs : j'estime avoir ce grand privilège de pouvoir marcher - en dehors de la foule des vacances scolaires - sur une neige presque immaculée, sous un soleil de plomb et dans un calme quasi-virginal !

    Ce mardi, j'ai pu me balader tranquillement - avec un simple tee-shirt sur les épaules tant le soleil me réchauffait - sur des chemins recouverts d'une neige aussi douce que brillante. J'ai fait ensuite une petite pause sur l'une des nombreuses terrasses ensoleillées que compte ce village. Le bonheur absolu !

    Air pur, ciel bleu, soleil intense... tel pourrait être le slogan de cette si attachante station des Alpes !

    IMG_5168IMG_5147IMG_5193IMG_5195IMG_5196IMG_5201IMG_5206IMG_5204IMG_5177IMG_5178

    Ce matin au Grand Bornand... soleil, ciel bleu et évasion dans les airs !
    IMG_5134IMG_5159IMG_5162
    Photos Christian Chorier

    MA DIVA ET MON OPERA DE CE JOUR !

    Tosca de Puccini / Raina Kabaivanska, Floria Tosca / Roma, 1976

    Tosca de Puccini / Raina Kabaivanska, Floria Tosca & Placido Domingo, Mario Cavaradossi

    J'ai eu l'immense privilège d'entendre Raina Kabaivanska, en 1970, à l'Arena de Verona aux côtés du jeune Placido Domingo.
    Beaucoup plus tard, j'ai invité Raina lors d'un magistral concert présenté à la Maison de la Culture de Chelles (Seine-et-Marne) dont j'ai été le directeur pendant deux saisons.
    Un concert inoubliable avec l'une des plus grandes cantatrices de tous les temps !

    4500328_8b2566e3a2_s
    LES COMMENTAIRES DE FIDELES VISITEURS !

    Je suis en admiration devant la qualité de vos photos !
    La région que vous habitez est magnifique, et la proximité de ces 2 stations font que je vous envie.
    Ici, à Rouen, s'il fait très beau depuis 2 jours, nous avons pluie et brouillard habituellement.
    La proximité des stations balnéaires de la Manche ne remplace pas la beauté de ce que vous nous montrez.
    Merci, continuez !

    Dr. Roger Yaeche (Rouen)

    J'ai fait l'éloge des photos et du photographe, éloge mérité je le répète, mais suprème sacrilège : je n'ai pas parlé de l'interprétation de "Tosca" par Raina Kabaivanska.
    Que Dieu me pardonne mais je ne l'avais pas encore écoutée hier.
    C'est tout bonnement remarquable et d'une haute tenue artistique, et il faut bien noter la précision de ses "diminués" et de ses "pianissimo" qui ne perdent pas une seule miette de timbre, les sons toujours placés "en avant" pour pouvoir obtenir ce résultat avec un soutien remarquable, une anticipation parfaite des notes aigües, cela se remarque à la préparation du si bémol, éclatant de brillant, suivi d'un la bémol et d'un sol émis "pianos", le tout d'une rare perfection. C'est comme cela qu'il faut chanter, donc avoir appris à chanter !
    Merci cher Christian, quel bonheur de vous connaître !
    Dr Roger Yaeche (Rouen)

    En effet ces photos sont superbes. J'ai remarqué que l'auteur ne s'est pas limité à photographier les paysages, il a aussi immortalisé une ravissante dame dont le charmant sourire a du probablement attirer son attention !
    Je partage vos goûts concernant les stations, je préfère celles, rares hélas, qui ont su rester simples et ne sont pas envahies de touristes. Mes plus mauvais souvenirs sont ceux de Chamonix où les grimpeurs du monde entier se croient obligés de venir. Ayant effectué un stage d'un mois à l' Ecole Militaire de Haute Montagne en Septembre 1978, mon séjour a été gâché par les hordes Japonaises ou Américaines qui n'hésitaient pas à nous doubler dans les passages dangereux des Grandes Jorasses, ou autres, pour le plaisir d'être les premiers et polluer la montagne avec leurs déjections. Le pire étant l'autoroute (il n'y a pas d'autre mot) du Mont Blanc.
    Par la suite, j'ai toujours fait de l'escalade dans des lieux retirés et inconnus.

    François Deprez (Bordeaux)

  • "Le Discours d'un Roi", l'un des plus beaux films du 7ème Art & "God Save The Queen" ou 59 années de règne !

    LE DISCOURS D'UN ROI"
    de Tom Hooper !

    Il y a longtemps que le cinéma international ne nous avait pas offert une fresque aussi prodigieuse et une épopée aussi fascinante mais également un film aussi attachant et envoûtant malgré un fait divers qui aurait pu être presque banal si le principal personnage de cette histoire n'avait pas été le roi Georges VI (1895-1952).

    Ce roi qui accéda au trône, un peu par accident - son frère aîné ayant préféré renoncer à la couronne pour mieux vivre ses folles et scandaleuses amours - deviendra un monarque adulé par tous les anglais mais aussi un homme respecté dans le monde entier !

    Affublé d'une étrange bégaiement, Georges VI va devoir faire des efforts considérables et louables pour ne pas laisser cet handicap le priver de crédibilité lors des nombreux discours qu'il aura à prononcer d'autant que son règne commencera à l'aube de la seconde guerre mondiale.

    Après avoir consulté de nombreux médecins et autres guérisseurs, son épouse (la Reine mère, décédée en 1952) trouvera en Lionel, un thérapeute original - c'est le moins que l'on puisse dire - dont le comportement était aussi insolite que surprenant !

    Ce Lionel était-il un "charlatan" ?- Il fut, jadis, un comédien de série "B" - ou avait-il un véritable don capable de soulever les montagnes mais aussi de fasciner - pour ne dire d'envoûter - tous ceux qui osaient franchir la porte de son très vétuste cabinet ?

    Ces deux personnages qui ne quittent pratiquement jamais l'écran nous offrent à voir des scènes qui allient la drôlerie à l'émotion, les moments de déprime à ceux de l'espoir !

    Le grand discours - véritable morceau d'anthologie - qui ponctue ce film, nous arrache les larmes. On est à la fois bouleversé par les prémices d'une guerre que nos parents ou grands-parents ont vécue et, paradoxalement, on est heureux de constater que le handicap de roi est partiellement vaincu. Un véritable message d'espoir pour tous ceux qui souffrent de cette douloureuse infirmité !

    Les acteurs sont tout simplement prodigieux : magistral Colin Firth dans le rôle du Duc d'York et, ensuite du Roi d'Angleterre et Geoffrey Rush qui réalise une composition saisissante que le hisse au niveau de l'immense et irremplaçable Sir Laurence Olivier, l'un des plus grands comédiens de tous les temps !

    "Vous m'avez compris "comme aurait dit le grand Charles (Général de Gaulle), il faut que vous vous précipitiez, sans plus tarder, dans les salles où ce film - déjà légendaire - est projeté !

    Attention : les salles affiches "complet" à chacune des séances. Prenez vos précautions !

    En ce qui me concerne, j'ai prévu de revoir ce "Discours d'un Roi" avec ma fille âgée de 14 ans. Mes fils iront le voir dès cette semaine. Je suis convaincu qu'ils vont adorer !

    Le Discours d'un Roi (2010), film de Tom Hooper avec Colin Firth et Geoffrey Rush

    King Georges VI (images d'archives)

    GOD SAVE THE QUEEN
    ou 59 années de règne !

    La Reine Elizabeth II (fille de Georges VI) fête, aujourd'hui, ces 59 années de règne. Une longévité hors du commun...

    God Save The Queen / London Prom’s Festival, 2009 / Direction musicale David Robertson

    Rule Britannia (1740) de Thomas Arne / Renée Fleming, soprano / Direction Jiri Belohlavek / Prom’s Festival, London 2010 / Concert enregistré dans la grande salle du "Royal Albert Hall" et retransmis, en direct, sur des écrans géants à "Hyde Park"

    J’ai eu l’immense plaisir d’accueillir Jiri Belohlavek au Festival de Montreux. Un homme d’une simplicité extrême mais aussi l’un des plus grands et passionnants chefs d'orchestre de sa génération.

    4500328_8b2566e3a2_s
    LES COMMENTAIRES DE MES VISITEURS !

    Le discours d'un Roi !
    Âgé de 14 ans, j'ai trouvé ce film assez bon ! Ca m'a appris que la Reine Elizabeth était la fille du Roi Georges VI.
    Ce film est très émouvant ! Il m'a fais comprendre aussi que les handicaps - tels que le "bégaiement" - ne sont pas drôles mais que cette "maladie" pouvait-être guérissable...
    Bref : Ce film est a voir ! Je le conseille vivement à toutes les autres personnes qui liront ce message !

    Florent Kniamen (Annecy)

    Ma réponse à Florent !
    Je constate, avec plaisir, que vous n'hésitez pas à franchir les portes des cinémas classés "Art et Essai" ! Je tiens à vous en féliciter. Merci pour votre commentaire en espérant que vos camarades suivront vos précieux conseils.

    Je sors de voir " Le Discours d'un Roi ". Un très grand film, très bien réalisé avec des acteurs superbes.
    Je ne suis pas critique de cinéma aussi je n'ai pas les termes pour définir ce merveilleux film, mais il faut le voir. Depuis " Des hommes et des Dieux ", je n'avais pas été autant ému par un film.
    François Deprez (Bordeaux)

    Hier, j'ai vu le film "Le Discours d'un Roi". D'un bout à l'autre j'ai été émue, retenant même des larmes qui voulaient déborder. L'interprétation des 2 rôles principaux est exceptionnelle et très juste ! Ce film m'aura fait prendre conscience de l'éducation stricte princière où l'on ne doit pas montrer ses sentiments qui pouvait être destructrice et que ça ne ressemble pas aux pages glacées des revues du "gotha" qui nous font rêver !
    J'espère que ce film sera très primé. A voir absolument !

    Jocelyne Frenel (Nantes)

  • "Angèle et Tony" d'Alix Delaporte, "Le Discours d'un Roi" de Tom Hooper & Les Artistes de ma vie professionnelle !

    IMG_4974 Cinéma d'Art et d'Essai / Les" 4 Nemours" au coeur de la vieille ville d'Annecy. Quatre petites salles qui offrent des programmations originales, ambitieuses et variées.

    "ANGELE ET TONY" D'ALIX DELAPORTE

    Tous ceux qui me connaissent - ou qui lisent assidûment mes articles - savent que je voue une prédilection particulière aux femmes réalisatrices. A chacun ses faiblesse, n'est-ce pas...
    Je trouve que la gent féminine possède cette sensibilité naturelle et cette hauteur de vue dont, nous les hommes, nous sommes parfois quelque peu dépourvus !
    Le premier long métrage d'Alix Delaporte n'échappe à ces règles et l'on ne peut que s'en féliciter !
    "Angèle et Tony" est un film remarquable qui fait penser, à certains moments, aux scènes les plus dramatiques de "Il y a longtemps que je t'aime" (2008) de Philippe Claudel ou de "Marius et Jeannette" (1997) de Robert Guédiguian.
    Ceci étant dit, le film d'Alix Delaporte est beaucoup moins sombre et torturé que celui de P. Claudel d'autant qu'il nous offre, lors des dernières images, un véritable bol d'air frais et pur !
    Comment ne pas succomber à Angèle, cette jeune femme mince et élancée, dont les regards sont aussi brûlants que son corps, ce n'est pas peu dire ! Clothilde Hesme est absolument fascinante et l'on partage - avec elle - ses tristesses, ses interrogations comme ses joies. Voilà une fille qui a un sacré tonus et du chien, comme diraient mes deux fils !
    A ses côtés, Grégory Gadebois crève littéralement l'écran. Dans le rôle de Tony il laisse libre cours à sa bonhomie naturelle, à son irrésistible faconde, à sa truculence proverbiale mais aussi à sa grande tendresse et à sa bouleversante sensibilité. Il se hisse ainsi au niveau des Jean Gabin, Lino Ventura ou Michel Simon des meilleures heures du cinéma français !
    Après une démarrage qui m'a paru un peu lent, on est ensuite complètement happé par l'histoire de ces deux personnages aussi dissemblables qu'invraisemblables que rien ne pouvait rapprocher... Pourtant la suite de cette émouvante histoire nous démontrera le contraire !
    Les scènes où le jeune enfant refuse de parler à sa mère - ancienne détenue de prison - sont à la fois émouvantes et déstabilisantes ! On aimerait que cet enfant puisse se jeter, immédiatement, dans les bras de sa maman mais trop d'années ont passé et la douleur persiste...
    Une mention spéciale à Evelyne Didi dans le rôle étrange et complaisant de la mère de Tony.
    On quitte la salle avec une larme à l'oeil mais aussi du baume au coeur !
    "Angèle et Tony", un film à ne pas manquer !

    LES ARTISTES DE MA VIE PROFESSIONNELLE
    AUJOURD'HUI : LARS VOGT & VIKTORIA MULLOVA

    Concerto pour piano n°1 de Brahms / Lars Vogt, piano / Direction musicale Sir Simon Rattle / Berlin, 2008

    Nocturne de Frédéric Chopin / Lars Vogt, piano / Berlin, 2008

    Concerto pour violon n°2 de Serge Prokoviev / Viktoria Mullova, violon / Direction musicale Jeffrey Tate / 2008

    Sarabande de la « Partita n°2 », BWV 1004 de Bach / Viktoria Mullova, violon / 2008

    J’ai souvent eu le plaisir d’accueillir le jeune et talentueux Lars Vogt et la « bellisima » Viktoria Mullova à Poissy et au Festival de Montreux. Je dois avouer que Viktoria est l'une de mes violoniste préférées. Combien de fois, dans mes rêves ai-je crié « Viktoria, Viktoria… ». Je me souviens, notamment, de sa sublime et miraculeuse interprétation du « Concerto pour violon, en ré majeur » de Beethoven sous la direction de Sir John-Eliot Gardiner. Un moment d’anthologie !

    MA PHOTO DU JOUR

    Vendredi 4 février. Coucher de soleil sur les hauteurs d'Annecy-le-Vieux
    IMG_4950
    Photo Christian Chorier

  • Le groupe "GUSH" aux Victoires de la Musique !

    Mes neveux Xavier et Vincent et leurs deux autres camarades Mathieu et Yan, sont sélectionnés pour les "Victoires de la Musique" 2011, en direct du Zénith de Lille, ce mercredi 9 février sur FRANCE 4 et sur FRANCE INTER !

    Je ne peux que les féliciter, les encourager et leur adresser, au nom de toute la famille, nos plus affectueuses pensées !


    Quatre jeune musiciens qui ont déjà, à leur actif, des concerts au "Printemps de Bourges", au "Bataclan", au "Café de la Danse" et à "l'Alhambra" à Paris, au "Transbordeur" à Lyon, au "Paléo Festival" de Nyon en Suisse, au "Musilac" d'Aix-les-Bains, au festival "Rock en Seine"...

    "GUSH", Le groupe rock français qui monte, qui monte...

    4500328_8b2566e3a2_s
    LES COMMENTAIRES D'UN CHEF D'ORCHESTRE

    Bonne chance à eux !
    Nicolas Chalvin (Lausanne)
    Chef d'Orchestre et directeur musical de l'OPS

  • Gabriel Fauré aux Charmilles à Annecy-le-Vieux & Les Artistes de ma vie professionnelle !

    GABRIEL FAURE AUX « CHARMILLES » A ANNECY-LE-VIEUX

    IMG_4936

    Gabriel Fauré (1845-1924) séjourna très souvent, à la fin de sa vie, dans cette belle demeure des « Charmilles » située face à l’église Saint-Laurent et quelques minutes de mon domicile personnel ancilevien.

    C’est dans ce lieu bucolique des « Charmilles » qu’il composa plusieurs de ces œuvres et notamment le "Trio en ré mineur pour piano, violon et cello", le "Quatuor à cordes, opus 121" et le cycle des mélodies « Mirages ».

    L’histoire nous raconte qu’il aimait à contempler les montagnes et, au lointain, le lac qui miroitait sous les rayons du soleil couchant !

    Gabriel Fauré a quitté Annecy-le-Vieux pour la dernière fois, le 18 octobre 1924.

    Il s’éteindra deux semaines plus tard, le 4 novembre 1924 à son domicile parisien.

    Il nous lègue l’un des plus beaux et émouvants « Requiem » de toute l’histoire de la musique mais aussi de tendres et douces mélodies qui font le bonheur de nos chers divas et divos !

    Requiem de Gabriel Fauré / Sandrine Piau, soprano / Stéphane Degout, baryton / Direction musicale Laurence Equilbey / Chœur de Chambre Accentus
    J’ai souvent invité Laurence Equibey et le Chœur de Chambre Accentus à Poissy et au Festival d’Octobre en Normandie. J’ai eu le plaisir de collaborer, à plusieurs reprises, avec Sandrine Piau à Montreux et à Poissy.

    "Mandoline" de Gabriel Fauré, Poème de Paul Verlaine / Philippe Jaroussky, contre-ténor / Jérôme Ducros, piano
    J'ai souvent invité l'ami Philippe. Je peux affirmer qu'il a remporté d'innombrables triomphes sur la scène piciacaise !

    "LES CHARMILLES" A ANNECY-LE-VIEUX !

    IMG_4928IMG_4942IMG_4943IMG_4929IMG_4930IMG_4934IMG_4947
    1 - Buste de Gabriel Fauré (Parc de la villa des Charmilles)
    2 - Entrée des Charmilles et le vieux Clocher à Annecy-le-Vieux (Haute-Savoie).
    3 à 7 - Villa des Charmilles et son parc
    8 - Ruelle et vieux Clocher à Annecy-le-Vieux
    Photos Christian Chorier

    (Mes remerciements au Service "Communication" de la Ville d'Annecy-le-Vieux et à Stéphanie pour son sympathique accueil)

    LES BONNES ADRESSES A ANNECY-LE-VIEUX !
    IMG_4925IMG_4924
    1 - Café " Brunet". Une institution culinaire qui date de 1875.
    2 - Restaurant du "Clocher" (ex. Restaurant Chevallier), 1850.
    Photos Christian Chorier

    CAFE BRUNET / 18 place G.Fauré / TEL 04 50 27 65 65
    RESTAURANT DU CLOCHER / 20 place G. Fauré / TEL 04 50 23 09 90

    Ces deux sympathiques restaurants d'Annecy-le-Vieux confèrent à la place Gabriel Fauré, une atmosphère particulièrement romantique et apaisante. Par ailleurs, ces deux excellentes tables proposent une cuisine subtile et raffinée. Dès les beaux jours on peut déjeûner ou dîner sur de très belles terrasses !
    Deux établissements qui méritent le détour comme diraient nos meilleurs guides touristiques.
    Un conseil d'ami : il est prudent de réserver !

    LES ARTISTES DE MA VIE PROFESSIONNELLE
    AUJOURD'HUI : QUATUOR DEBUSSY, JAMES EHNES & PIERRE-LAURENT AIMARD

    Adagio de Samuel Barber par le Debussy Quartet (Lyon)
    Christophe Collette, premier violon de ce "Quatuor" a débuté sa carrière au sein de l'Orchestre Lyrique de Valence. Un ensemble instrumental avec lequel j'ai réalisé mes premières mises en scène ("Orphée" de Gluck, "Lucia di Lammermoor" de Donizetti... Direction musicale Pierre Bégou(1925-2006).
    A noter : Le Quatuor Debussy est l'un des meilleurs ensembles européens !

    James Ehnes. J'ose avouer que je suis très fier d'avoir fait débuter en Europe, au Festival de Montreux, ce prodigieux violoniste canadien (!l avait seulement 22 ans). James est l'un des plus fascinants violonistes de sa génération ! Il vient de fêter ses 35 ans, ce 27 janvier 2011

    Concerto pour deux pianos, K 365 de Mozart / Pierre-Laurent Aimard & Tamara Stefanovich / Camareta de Salzburg, 2009

    Dans cette vidéo on remarque - tout spécialement - la complicité rare que j'oserais presque de qualifier "d'amoureuse", entre les deux pianistes solistes. Les regards échangés, la délicatesse des jeux pianistiques, la légèreté des doigtés sont une véritable fête pour les yeux et pour les oreilles !
    Pourquoi vous cacherais-je que Pierre-Laurent Aimard est l'un de mes pianistes préférés. Avec son doigté si délicat, avec sa musicalité souveraine, avec ses sonorités élégiaques et la pureté de chacune de ses interprétations, il me bouleverse !
    J'ai souvent eu l'immense plaisir d'inviter Pierre-Laurent à Poissy. De grands moments de bonheur et de musique à l'état pur !

    Petit commentaire personnel : Comment ne pas tomber amoureux de la belle et séduisante Tamara... Rien que pour elle, après avoir étudié le violon, le cello, la flûte et le chant, je vais immédiatement prendre des cours de piano...

    Concerto pour la main gauche de Maurice Ravel / Pierre-Laurent Aimard, piano / Direction musicale Pierre Boulez / Berlin, 2009

  • "L'Amour sur un plateau" avec Isabelle Mergault au Théâtre de la Porte Saint-Martin & "Giulio Cesare" ou "Cleopatra" de Händel à l'Opéra Garnier ?

    Croque Monsieur de Marcel Mithois / Isabelle Mergault / De dos : Julien Cafaro / Mise en scène Alain Sachs isabelle_mergault_reference

    Depuis quelques années, le Théâtre de Boulevard a retrouvé sa nouvelle Jacques Maillan (1923-1992) en la personne d' Isabelle Mergault, un cas "sociologique" dans l'histoire du Théâtre, si j'ose dire !

    Isabelle est non seulement une excellente comédienne mais elle est aussi une femme écrivain de talent et une géniale réalisatrice de cinéma !

    A son actif trois films qui ont fait le bonheur des spectateurs et des cinéphiles : "Je vous trouve très beau" (2005) avec Michel Blanc, "Enfin Veuve" (2008) avec Mireille Laroque et Jacques Gamblin et "Donnant, donnant"' (2010) avec Daniel Auteuil.

    Au théâtre elle a été vraiment géniale dans la reprise de "Croque Monsieur" de Marcel Mithois. Mise en scène d'Alain Sachs.

    C'est grâce à cette pièce et sa reprise au Théâtre de Poissy que j'ai eu le plaisir de la côtoyer et de déjeûner - à plusieurs reprises - avec elle !

    Lors des répétitions et des pauses, j'ai découvert une femme excessivement intelligente, talentueuse et réservée mais aussi une femme douce, aimable, courtoise, sincère, honnête, affectueuse et perfectionniste !

    Dès les premiers instants de notre rencontre, nous nous sommes entendus comme de véritables "larrons en foire" !

    Je dois avouer qu'Isabelle m'a beaucoup fait rire mais aussi, parfois, elle a su m'émouvoir.

    Isabelle est un personnage hors du commun que l'on ne peut qu'adorer et qu' aimer.

    Il faut courir, à présent, au Théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris pour l'applaudir dans sa nouvelle pièce L'AMOUR SUR UN PLATEAU qu'elle joue aux côtés du lunaire - du moins sur les scènes des théâtres - Pierre Palmade et de la truculente Laurence Badie.

    La mise en scène est signée d'Agnès Boury pour laquelle j'ai également une très grande estime !

    Agnès est la discrétion absolue... Pourtant elle a toujours réussi les spectacles signés de sa main. Elle y apporte, non seulement, son talent et sa finesse d'esprit mais également une vraie sensibilité doublée d'une parfaite honnêteté artistique. Merci chère Agnès !

    L'AMOUR SUR UN PLATEAU, une pièce qui va donner du baume au coeur à tous ceux qui se précipiteront dans la magnifique salle du Théâtre de la Porte Saint-Martin. Rires et émotions assurés !

    Anecdote : Isabelle possède un perroquet qu'elle a baptisé "Jean Moulin" car il ne parle pas !
    Une jolie petite histoire, n'est-ce pas !

    Je vous trouve très beau (2005) film d'Isabelle Mergault avec Michel Blanc et Medeea Marinescu

    Enfin Veuve (2008) film d'Isabelle Mergault avec Mireille Laroque et Jacques Gamblin

    Donnant, donnant (2010) film d'Isabelle Mergault avec Daniel Auteuil

    ACTUALITE : A L'OPERA GARNIER "GIULIO CESARE" OU "CLEOPATRA" DE HÄNDEL ?

    Giulio Cesare (Se pietà di me non senti) de Händel / Magdalena Kozena, Cleopatra / Direction musicale Marc Minkowksi / Concert au Théâtre de Poissy, le 12 novembre 2002

    A l'heure où l'Opéra Garnier présente - jusqu'au 17 février prochain - "Giulio Cesare" de Händel, à l'heure où certains médias n'évoquent que le nom de Nathalie Dessay (Cleopatra), il semblerait que l'on ait quelque peu oublié que la plus captivante et la plus chantante des interprètes de ce rôle est toujours la belle et sensuelle Magdalena Kozena.

    J'ai eu la chance de présenter deux productions de "Giulio Cesare" à Poissy.

    De toute évidence, Magdalena a remporté, de très loin et de très haut, la palme suprême. Sa Cleopatra surclasse, avec une aisance confondante, tous les sopranos légers qui abordent - ou qui ont abordé - ce rôle !

    Avec un timbre plus charnu et plus fruité, avec une élocution exemplaire, avec un phrasé superbe, avec une musicalité sans faille et une sensualité à fleur de peau, elle est tout simplement l'une des plus divines et électrisantes "CLEOPATRA" actuelles.

    Qu'on se le dise !

    Magdalena Kozena sera en concert le 7 février au TCE à Paris. A ne pas manquer !

  • Nos blogs seraient-il menacés ?

    NOS BLOGS SERAIENT-ILS MENACES ?

    "Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage"
    Périclès (495 av. J.C - 429 av. J.C)

    La Vérité (1968), paroles et musique de Guy Béart

    A LIRE : Très bientôt, sur ce blog, dans la rubrique :

    "MES SOUVENIRS, MES PASSIONS, MES AMOURS" (chapitre 21)

    le Récit épique - en deux épisodes - de mon incroyable et insolite histoire... avec les "Flâneries Musicales" de Reims !

    Rien à voir, cependant, avec la merveilleuse épopée d'Ulysse de ce cher Homère !

    Il Ritorno d'Ulisse in Patria de Claudio Monteverdi / Kresimir Spicer Ulisse, Marijana Mijanovic Pénélope, Cyril Auvity Télémaque / Direction musicale William Christie / Festival d'Aix-en-Provence, 2002
    J'ai souvent eu le plaisir d'accueillir Marijana et Cyril au Théâtre de Poissy. J'ai souvent invité mon ami Bill (W. Christie) à Poissy et à Montreux. De grands et inoubliables moments musicaux !
    Cette version - disponible en DVD - est un modèle d'intelligence, de style, d'élégance et de musicalité. Que du bonheur !

  • Daniel Harding de la Scala de Milan à Tokyo en passant par Londres, Vienne et New-York...

    Un calendrier chargé pour mon ami Daniel Harding, l’un des plus brillants chefs d’orchestre de sa génération !

    J’ai souvent eu le plaisir d’accueillir Daniel et son fabuleux Mahler Chamber Orchestra à Poissy et au Festival de Montreux.

    Daniel dirige actuellement « Cavalleria Rusticana » de Mascagni et « Pagliacci » de Leoncavallo à la Scala de Milan (1er, 3 et 5 février)

    Il va entreprendre ensuite un véritable tour du monde :

    10 février à Londres avec le LSO et le concours en soliste d’Hélène Grimaud, piano
    17 février à Londres avec le LSO et le concours en soliste de Janine Jansen, violon

    3, 4 & 5 mars à New-York avec le NYPO et le concours en soliste de Lisa Milne, soprano

    11,12, 17 & 19 mars à Tokyo avec le New Japan Orchestra

    14 & 14 mai à Vienne avec le Wiener Philharmoniker

    Du 21 mai au 8 juin, il retrouvera son « Mahler Chamber Orchestra » lors d’une tournée qui comprend les étapes suivantes : Essen, Dortmund, Leipzig, Hambourg, Scala de Milan, Tokyo er Osaka

    17 & 18 juin à Tokyo avec, à nouveau, le New Japan Orchestra.

    Bravo mon Cher Daniel, bon voyage et bonne musique !

    Cavalleria Rusticana de Mascagni / Lucia d’Intino, Santuzza, Elena Zilio, Mamma Lucia . Direction musicale Daniel Harding / Scala de Milan, Répétition « pré-générale »,18 janvier 2011
    Lucia d’Intino a fait ses débuts en France lors d’un concert que j’avais organisé à l’Opéra de Clermont-Ferrand. Elle était toute jeune – moi aussi – Depuis elle a réalisé une importante carrière internationale tout en restant discrète et humble ! Une grande artiste et une femme de cœur !

    Symphonie n° 6 « Pastorale » de Beethoven / Direction musicale Daniel Harding / Mahler Chamber Orchestra / Japon, 2003

    Symphonie n 5 de Beethoven / Direction musicale Daniel Harding / Mahler Chamber Orchestra / Japon, 2003

Auteur
Christian Chorier
Souscription Email

Vous pouvez recevoir les posts de ce blog par email.

RSS Feed
Traduction de la page

Footer:

Le contenu de ce site wed appartient à une personne privée, blog.fr n'est pas responsable du contenu de ce site.