MON FABULEUX SEJOUR EN TOSCANE

Mon hommage à Giacomo Puccini, à deux pas de sa maison natale à Lucca.
LUCCA, sa cité médiévale et son Teatro del Giglio !

La cité médiévale de Lucca – située à moins d’une heure de route de Florence - possède un charme indescriptible qui n’est pas sans rappeler la ville de Vérone avec ses ruelles tortueuses et sombres propices aux amours cachés, comme aurait probablement écrit Shakespeare !
Lucca est la ville natale de Giacomo Puccini. Sa maison fait l’angle d’une petite place à deux pas du Duomo. Comment ne pas se recueillir devant la « casa » qui abrita les premiers jours et l’enfance de l’un des plus grands maîtres de la musique de tous les temps !
J’adore l’atmosphère de Lucca, une petite ville d’où les voitures sont bannies. De ce fait, comme à Venise, le silence est tangible et envoûtant ! Seuls les pas des passants et des nombreux touristes raisonnent sur de larges pavés comme, jadis, au temps des seigneurs !
De belles, nombreuses et luxueuses boutiques nous rappellent, cependant, que cette ville est très active sur un plan touristique, commercial et artistique ! Les palais anciens, les belles demeures, côtoient de belles bâtissent privées qui ont une âme. Comment ne pas tomber amoureux d’une telle cité propices aux rêves et aux fantasmes ! Enfin, les remparts qui entourent l’ensemble de la cité permettent de faire de belles promenades romantiques au soleil couchant.
Par ailleurs, Lucca possède un tout petit théâtre qui ferait, assurément, le bonheur de grandes métropoles françaises. Au programme de la saison artistique : « Don Giovanni » de Mozart, « Rigoletto » de Verdi mais aussi de nombreux concerts et pièces de théâtre.
Lors de mes deux soirées passées à Lucca, le Teatro del Giglio présentait « Le Convenienze ed inconvenienze teatrali » de Gaetano Donizetti avec des jeunes chanteurs – plus que prometteurs – de l’Opéra Studio dans une scénographie du meilleur effet et de ravissants et élégants costumes. Les jeunes chanteurs de cette production m’ont paru particulièrement motivés et enthousiastes !
J’ai remarqué la présence, dans la salle, de nombreux jeunes mais aussi des classes entières d’élèves des écoles, collèges et lycées de Lucca et de la région. Tous ces jeunes semblaient conquis et visiblement heureux !
Un exemple culturel et artistique que devraient suivre nos villes françaises qui – contrairement à ce qu’elles croient ou veulent encore nous laisser croire - sont terriblement en retard par rapport à d’autres pays, notamment : l’Italie et la Grande-Bretagne pour n’en citer que deux parmi d’autres !
Sur la place, face au Théâtre de Lucca, l’hôtel Universo (un ancien palais) au charme incontestable, a accueilli, en autres, la grande diva du 19° siècle Maria Malibran (1808-1836), le fameux trompettiste de jazz Chet Baker (1929-1988), l’écrivain et critique d’art anglo-saxon John Ruskin (1819-1900), le peintre néoclassique Pompeo Girolamo Batoni (1708-1787) mais également Giacomo Puccini. Venait-il y cacher ses amours secrètes ou s’offrir quelques autres divertissements … Nul ne le sait !
J’adore l’hôtel Universo dont l’atmosphère est encore imprégnée des personnages illustres qui y ont séjourné. De nos jours, l’accueil y est toujours convivial, les personnels sont charmants, souriants et efficaces. Un lieu où il fait bon vivre et une adresse incontournable lors d’un séjour à Lucca.
Laissez-moi vous donner envie : à Lucca, j’ai passé une merveilleuse soirée chez mon ami le Docteur Antonio Scanavacca et son épouse. Ses deux jeunes enfants sont déjà des musiciens accomplis. La dégustation des pâtes maison fut un moment de pur régal !
Retrouver Florence procure toujours une joie, une émotion et un plaisir sans cesse renouvelés !
Comment ne pas être ému par la Piazza della Signoria , le célèbre Duomo et son campanile qui semble toucher le ciel, la Piazzale degli Uffizi, le Palazzo Vecchio, les églises de Santa Croce, le fameux Ponte Vecchio qui enjambe l’Arno et ses eaux dont la couleur verte n’est pas sans rappeler celle que l’on peut également apercevoir sur la façade du Duomo entre les marbres étincelants d’une blancheur immaculée. Il faut en effet savoir que les fameuses carrières de Carrare sont toutes proches !
Firenze offre aux centaines de milliers de visiteurs qui envahissent la ville – y compris en cette période hivernale – des richesses artistiques inouïes qui apportent du baume à nos cœurs, qui stimulent nos esprits et qui exaltent nos âmes !
Pour les amateurs d’opéras, l’Hôtel de la Rose (Via Solferino) offre à ses hôtes un emplacement privilégié situé à 50 mètres de l’entrée des artistes du fameux Teatro Communale et à quelques mètres de l’Arno, ce fleuve calme et apaisant qui traverse la ville.
L’hôtel de la Rose propose, par ailleurs, un accueil et un service de tout premier ordre et des chambres très confortables. Une adresse unique pour un agréable séjour à Firenze. Cet établissement est située à 10 minutes à pied du Ponte Vecchio et à 15 minutes du Dôme !
MANON LESCAUT au Teatro Communale di Firenze.

Le Théâtre Communal a la chance de posséder, dans ses murs, l’un des trois meilleurs orchestres et choeurs de la péninsule italienne : l’Orchestra e Coro del Maggio Fiorentino.
Ce théâtre qui compte plus de 2000 places et qui emploie 450 personnes vit de nos jours – comme les autres grands théâtres italiens - une période particulièrement angoissante et douloureuse dans la mesure ou le gouvernement souhaite faire d’importantes « coupes sombres » dans les budgets attribués à la culture et aux arts.
Les Arts, la Culture, la Science, font toujours les frais des restrictions en période de disette : la difficulté en quelque domaine que ce soit ramène toujours l’homme à sa condition primitive, si vous me permettez un peu de philosophie élémentaire.
Avant la représentation de « Manon Lescaut » de Puccini, tous les personnels du théâtre sont venus sur la scène pour exprimer, publiquement, le danger éminent qui menace la culture dans toute l’Italie. Le public a applaudi chaleureusement cette intervention d’autant que l’Opéra est considéré, en Italie, comme un art prisé par toutes les couches sociales de la population, toutes générations confondues !
Cette production de « Manon Lescaut » d’une facture très classique – de ravissants décors et costumes – a fait le bonheur d’un public visiblement conquis et heureux. Les actes 3 et 4 constituant les sommets de cette représentation !
La distribution fut dominée par la Manon de la soprano roumaine Adina Nitescu, voix large aux aigus triomphants et le Lescaut bien en voix de Roberto de Candia. Le ténor Walter Fraccaro nous a offert un Des Grieux robuste et claironnant. Il est vrai que de nos jours, hormis Jonas Kaufmann et Marcelo Alvarez, les ténors capables d’affronter un tel rôle avec de voluptueux pianissimi et une palette de couleurs cuivrées ont hélas disparu de l’échiquier lyrique …
La direction musicale était assurée par le maestro Bruno Bartoletti (85 ans) qui a reçu, à la fin de la représentation, une ovation amplement méritée. Sa direction de l’Intermezzo m’a ému aux larmes.
Une très belle soirée dont aucun de nos théâtres lyriques – hormis notre Opéra National de Paris – serait capable de présenter dans le cadre traditionnel d’une saison. Une leçon que devrait méditer les responsables des scènes lyriques de nos grandes métropoles françaises, notamment, les villes de Lyon et Marseille pour n’en citer que deux parmi d’autres !
Avant de conclure, je tiens à remercier tout spécialement Francesca Colombo, sovrintendente du Théâtre, Annalena Aranguren (assistante de la Signora Colombo) qui a été ma correspondante privilégiée dans la préparation de mon séjour florentin et de la visite du théâtre sans oublier Francesca Zardini qui fut ma fascinante et adorable guide dans les méandres des couloirs et coulisses de ce merveilleux et important théâtre lyrique européen !
Lors de la représentation, j’étais placé aux côtés de l’épouse et du jeune enfant du Maestro Oleg Caetani qui avait dirigé, la veille au soir, un concert symphonique dans ce magnifique théâtre.
J’ai pu constater que l’ensemble des personnels de ce haut lieu de l’art lyrique étaient aussi souriants, compétents que passionnés. Comme on aimerait qu’il en soit également ainsi dans les théâtres de notre belle France !
J’ai constaté également que de nombreux adolescents assistaient à cette représentation. Ils étaient autant enthousiasmés – ce n’est pas peu dire - que ma fille Manon, âgée de 14 ans !
Par ailleurs, à l’heure du déjeuner, sur la Piazza della Signoria, le cœur de la cité historique de Florence, je me suis retrouvé attablé aux côtés de Thomas Mercelot, altiste à l’Opéra National de Paris.
Probablement un signe du Destin… mais ne provoque-t-on pas le destin ?
Photo / "Manon Lescaut", production : Lyric Opera Chicago & Teatro Communale di Firenze.
Manon Lescaut / Adina Nitescu, Manon / Direction musicale John-Eliot Gardiner / Glyndebourne Opera Festival, 1997
Manon Lescaut de Puccini / Marcelo Alvarez, Des Grieux / Ljubljana, 2005
MAGDA OLIVERO, une "Manon Lescaut" légendaire !
Manon Lescaut de Puccini / Magda Olivero, Manon / Caracas, 1972
Magda Olivero fêtera ses 101 ans, le 25 mars prochain.
J'ai eu la chance de l'entendre aux Arènes de Vérone, en 1970, aux côtés d'un jeune ténor débutant : Placido Domingo.
Cette soirée a fait l'objet d'un enregistrement discographique désormais disponible, sur le marché, auprès de la firme "Opera d'Oro" !
Autour de Magda Olivero et de Placido Domingo, cette "Manon Lescaut" historique réunissait Giulio Fioravanti, Alfredo Mariotti, Ermanno Lorenzi, Franco Ricciardi, Carlo del Bosco et la basse Gianfranco Casarini que j'ai invité et mis en scène, de nombreuses années plus tard, dans "Il Trovatore" de Verdi et "Lucia di Lammermoor" de Donizetti.
La direction musicale de cette Manon véronaise était assurée par le Maestro Nello Santi !
UNE ADRESSE INCONTOURNABLE A LUCCA !
HOTEL UNIVERSO / Piazza del Giglio, 1 / Lucca / TEL 0039 (0) 583 493 678
www.universolucca.com
Situé dans la cité médiévale, cet ancien palais ouvre ses fenêtres sur une place calme (zone piétonne) face à un ravissant petit Théâtre à l'italienne et d'une magnifique salle de cinéma qui nous rappelle les années 50 du cinéma italien !
A l'Hôtel Universo, on peut dire que l’accueil est vraiment hors du commun. Les sourires et l’amabilité de la directrice et de l’ensemble des personnels vous donnent du baume au cœur. De surcroît vous bénéficiez du charme incontestable d’un hôtel qui a un véritable passé historique mais aussi une âme.Le grand trompettiste de jazz Chet Baker (1929-1988) a souvent séjourné dans cet établissement. La chambre n° 15 était sa préférée
UNE ADRESSE INCONTOURNABLE A FIRENZE
HOTEL DE ROSE PALACE / Via Solferino, 5 / Firenze / TEL 055-239 6818 www.florencehotelderose.com
Ce prestigieux établissement hôtelier est situé à 50 mètres du "Teatro Communale di Firenze".
Il offre, à ses hôtes, un confort exceptionnel et une situation privilégiée ! Il est situé à 10 minutes à pied du fameux Ponte Vecchio, de la célèbre Piazza della Signoria et du tout aussi celèbre Duomo.
Une adresse incontournable, pour un séjour de rêve, dans l’une des plus belles, fascinantes et attrayantes villes du monde !
PHOTO / ALBUM SOUVENIR / FEVRIER 2011
Photos Chrisian Chorier
Lucca (Toscane)










1 & 2 - Piazza Anfiteatro
3 & 4 - Eglise San Michele
5 - Eglise San Frediano
6 - Maison natale de Puccini
7 - Café Di Simo (la brasserie où Puccini aller boire, chaque matin, son café)
8 - Teatro Communale de Lucca
9 - Cinéma, piazza del Giglio (l'atmosphère des années 50)
10 - Pamela Larese, chante dans les rues des chants traditionnels florentins
Firenze (Toscane)












1 & 2 - Palazzo Vecchio et Piazza della Signoria
3 - Pont sur l'Arno
4, 5 & 6 - Ponte Vecchio
7- Ponte Vecchio et Palais sur les bords de l'Arno
8 & 9 - Palais sur les bords de l'Arno
10 & 11 - Duomo de Florence
12 - Duomo (façade principale)
Firenze (Toscane), Teatro Communale










1 - Devant le Teatro Communale. De très jeunes gens vont assister à la représentation de "Manon Lescaut"
2 et 3 - La grande salle (2000 places) du Teatro Communale de Florence
4 - Salle de Maquillage
5 - Roberto de Candia ( rôle de Lescaut) dans sa loge avant la représentation
6 - Salle de maquillage
7, 8 & 9 - Artistes des Choeurs
10 - Francesca Zardini, responsable des médias mais aussi ma charmante guide lors de ma visite privée dans les coulisses, les loges et sur l'immense scène du Teatro Communale.
Sori (Genova), coucher de soleil sur la mer !

Au coeur de village de Sori, à deux pas de la petite plage, je vous recommande, tout spécialement, le Restaurant SCANDELIN (style guinguette).
Vous pourrez y déguster la spécialité de la maison, une "Focaccia al formaggio con rucola". Un véritable délice, que dis-je : un enchantement !
LES COMMENTAIRES DE MES VISITEURS !
Que de beautés. Merci de nous faire rêver et de nous rappeler tant de merveilleux souvenirs.
François Deprez (Bordeaux)Ce reportage fait chaud au cœur.
Merci pour ces si belles photos.
Paysages merveilleux, portraits pris pour la postérité jusque dans la loge des artistes, conseils de grande valeur.
Dr Roger Yaeche(Rouen)


























































